Forêt de Dalaba
La forêt de Dalaba, aussi appelée pinède de Dalaba, est un espace forestier constitué en grande partie de plantations de pins, situé dans la préfecture de Dalaba, dans la région de Mamou, en Guinée. Elle fait partie des espaces forestiers aménagés du Fouta-Djalon.
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Historique
modifierLes premiers essais d'acclimatation de pins à Dalaba remontent à la période coloniale, lorsque le botaniste français Auguste Chevalier crée en 1906 un jardin botanique destiné à l'étude de plantes provenant de différentes régions du monde[1]. Des graines de Pinus khasya, aujourd'hui rattaché à Pinus kesiya var. kesiya, sont semées en 1906[2] et Chevalier décrit en 1931 un bosquet d'une cinquantaine de pins atteignant jusqu'à 20 à 22 mètres de hauteur[1]. Dans les années 1980, les plantations appartiennent à l'État et leur occupation progressive par les populations riveraines conduit à une opération d'aménagement en 1988 associant les habitants à l'exploitation du bois[3]. Entre 2004 et 2007, un programme de gestion communautaire comprend un inventaire des plantations, et la FAO mentionne en 2010 les pins de Dalaba parmi les formations forestières guinéennes disposant d'un plan d'aménagement[4].
Situation géographique
modifierLa pinède se trouve dans la préfecture de Dalaba, en Moyenne-Guinée, dans le massif du Fouta-Djalon. Un document du ministère guinéen de l'Agriculture lui attribue une superficie de 418 ha[5], tandis que le rapport national transmis à la FAO en 2010 retient 438 ha[4].
Caractéristiques
modifierLa forêt est principalement constituée de plantations de conifères, dont des pins asiatiques tels que Pinus kesiya, introduits pour tester leur adaptation aux conditions d'altitude de Dalaba[1]. Sa gestion associe la production de bois, l'aménagement forestier et la participation des populations riveraines[3],[4].
Notes et références
modifier- 1 2 3 Auguste Chevalier, « Les acclimatations du Jardin de Dalaba », La Terre et la Vie, vol. 1, no 8, , p. 451-463 (DOI 10.3406/revec.1931.2566, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Auguste Chevalier, « Essai d'acclimatation de conifères en Afrique tropicale », Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, no 117, , p. 310-314 (lire en ligne [sur persee]).
- 1 2 Mamadou Oury Bah et Bernard Jean, Forêts, politique forestière et gestion des ressources naturelles en Guinée, Institut de recherche des Nations unies pour le développement social, coll. « Discussion Paper » (no 71), (lire en ligne), p. 21.
- 1 2 3 Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, Évaluation des ressources forestières mondiales 2010 : rapport national, Guinée, Rome, FAO, (lire en ligne), p. 13, 24-25.
- ↑ République de Guinée, Ministère de l'Agriculture, Projet de mobilité et de connectivité rurales : cadre de gestion environnementale et sociale, (lire en ligne), p. 19.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Mamadou Oury Bah et Bernard Jean, Forêts, politique forestière et gestion des ressources naturelles en Guinée, Institut de recherche des Nations unies pour le développement social, coll. « Discussion Paper » (no 71), (lire en ligne), p. 21
- Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, Évaluation des ressources forestières mondiales 2010 : rapport national, Guinée, Rome, FAO, (lire en ligne), p. 13, 24-25
- République de Guinée, Ministère de l'Agriculture, Projet de mobilité et de connectivité rurales : cadre de gestion environnementale et sociale, (lire en ligne), p. 19