François-Xavier de Wautier

ancien général de l’armée belge

Le baron François-Xavier de Wautier, né à Laeken (Bruxelles) le et mort à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le , est un homme politique et militaire belge. Général d'infanterie dans l'armée belge, il a participé du côté autrichien aux guerres de la révolution française, du côté français aux guerres napoléoniennes et du côté belge lors de la guerre belgo-néerlandaise qui suit l'indépendance de la Belgique en 1830.

François-Xavier de Wautier
François-Xavier de Wautier
Portrait du général François-Xavier de Wautier

Naissance
Laeken
Décès (à 94 ans)
Saint-Josse-ten-Noode
Origine Belge
Allégeance Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche, Drapeau de la France France,Drapeau des Pays-Bas Royaume uni des Pays-Bas et Drapeau de la Belgique Belgique
Arme Infanterie
Grade Général
Années de service (régiment des Dragons de Latour) – (Forces armées belges)
Commandement Armée des Flandres
Conflits Guerre belgo-néerlandaise
Faits d'armes Coup d'état orangiste de 1831 à Gand

Biographie

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François-Xavier de Wautier est né à Laeken le dans une ancienne famille noble du Hainaut à l'époque dans les Pays-Bas autrichiens[1]. Il était lui-même baron.

Á 17 ans, il entre comme cadet du régiment des dragons de Latour, composé exclusivement de Belges au service de l'Empire autrichien. Son régiment se distingue lors des guerres de la Révolution française, à la bataille d'Altenhoven, de Kaiserslautern, à Membach et au siège de Mayence. Á la bataille de Zurich, il est blessé d'un coup de sabre à la main droite le . Le , à la bataille du Mont-Cenis, il est porte-drapeau du régiment du prince de Ligne. Le , il est fait prisonnier par les Français à Clavier. S'ensuit une période de convalescence qui s'étendra jusqu'en 1808. En , il s'engage comme capitaine dans le 1er régiment d'infanterie westphalienne. En 1809, à la bataille de Dolendorf au cours de la campagne d'Allemagne et d'Autriche, il est blessé grièvement et laissé pour mort sur le champ de bataille. L'année suivante, ayant récupéré de ses blessures, il est chef de bataillon à l'état-major général. Lors de la campagne de Russie, il est de nouveau blessé grièvement d'un coup de lance le à la bataille de Minsk prélude à la bataille de Smolensk et doit rentrer en France pour se faire soigner. En 1813, avec le 2e régiment d'Anvers, il est chargé de protéger la retraite du général Molitor de Hollande. À Gorkum, il subit un bombardement intense de décembre 1813 à . L'abdication de Napoléon Ier et l'instauration de la Première Restauration en 1814, le fait passer du service de la France à celui du royaume uni des Pays-Bas dont la Belgique fait désormais partie. Il est promu lieutenant-colonel puis colonel au 5e régiment de Ligne en 1815. En , il est promu général-major[1].

À la suite de la Révolution belge en , il rend Tournai et sa citadelle au gouvernement provisoire de la Belgique. En 1831, il est nommé à la tête de la 1ère division militaire puis de l'armée des Flandres. Après sa dissolution, il commande la 2e division d'infanterie. En , il est nommé inspecteur général des troupes de Ligne. En , il est mis en disponibilité en raison de son âge et mis définitivement à la retraite en [1].

Il a également été bourgmestre d'Hofstade, Gijzegem et Herdersem[2].

Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 3 « Nécrologie », L'Echo du Parlement,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  2. ↑ Bibliographie nationale de Belgique (lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Mémoire justificatif remis au Roi le par le général de Wautier.
  • Louis Leconte, Les Mémoires du Lieutenant Général Baron François-Xavier de Wautier, t. 90, Bruxelles, Académie royale de Belgique, coll. « Bulletin de la Commission royale d'histoire. », (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Hippolyte Vigneron, La Belgique militaire, § Lieutenant-général de Wautier, pages 151 à 159 et une page annexée au tome 2 du livre apportant des modifications dues à deux lettres écrites à l'auteur y mentionnées, chez E. Renier,Imprimeur militaire, Bruxelles, Tome 1, 1855.

Articles connexes

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Liens externes

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