François Guinand
François Guinand (1814-1900), plus connu sous le nom de l'abbé Guinand, est un professeur français de théologie et de philosophie.
Biographie
modifierFrançois Guinand, né le à Mornant (Rhône), fait ses études théologiques aux Chartreux de Lyon de 1836 à 1840, est ordonné prêtre le et, après son doctorat en théologie, nommé professeur de philosophie à l'Institution de Saint-Alban[1]. En 1856, il occupe la chaire d'hébreu à la Faculté de théologie de Lyon dont il devient doyen[1]. En 1881, il est élu délégué des Facultés de théologie catholiques au Conseil supérieur de l'instruction publique que le ministre Jules Ferry a créé en 1880[2].
En complément à son enseignement, il collabore avec un professeur de géologie à la Faculté des sciences de Lyon pour procéder à l'examen critique des textes bibliques dans leur concordance avec la science. Il se comporte comme un botaniste en créant un herbier qui finira au Muséum d'histoire naturelle de Saint-Étienne[2].
Ses études sur la langue des Hébreux, sur l'Origine de l'alphabet[3], sa Monographie du temple de Salomon[4] et son discours de réception à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon sur l'Intelligence humaine[5] sont publiés dans ses mémoires en 1878.
Notes et références
modifier- 1 2 3 Dict. Académiciens de Lyon.
- 1 2 Paul Rougier, « La vie et les travaux de M. l'Abbé Guinand », Revue du Lyonnais, vol. XXXI, , p. 262 (lire en ligne)
- ↑ Origine de l'alphabet (lire en ligne)
- ↑ François Guinand, Monographie du Temple de Salomon par le R. P. Pailloux [compte rendu], Lyon, Vitte et Perrussel, , 39 p. (lire en ligne)
- ↑ François Guinand, De l'intelligence humaine : discours de réception à l'Académie de Lyon, Association typographique, (lire en ligne)
- ↑ Archives municipales de Lyon, 2e arrondissement, année 1900, acte de décès no 2312, vue 33/208, cote 2E1852
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Michel Le Guern et Dominique Saint-Pierre (dir.), « Guinand, Francois (1814-1900) », dans Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon : 1700-2016, éd. ASBLA de Lyon, , 1369 p. (ISBN 978-2-9559-4330-4, présentation en ligne), p. 660-661.
