François Tanguy

metteur en scène et directeur de théâtre français

François Tanguy, né à Vanves le et mort le au Mans est un metteur en scène et scénographe français, directeur du Théâtre du Radeau.

François Tanguy
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Biographie
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François Alain TanguyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Théâtre du radeau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Biographie

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François Alain Tanguy naît à Vanves le [1]. Son père, surveillant général dans un collège technique à Vitry-sur-Seine, animait déjà un atelier théâtre avec les élèves. Il fait partie, avec Mady Tanguy, sa tante, d’un groupe de théâtre amateur dirigé par Jacques Lassalle[1]. Ils fonderont avec d'autres, en 1966 le Studio Théâtre de Vitry.

En 1982, François Tanguy devient le metteur en scène et le scénographe du théâtre du Radeau, fondé par Laurence Chable en 1977. En 1984, le théâtre du Radeau s’installe dans un ancien garage automobile au Mans, qui devient La Fonderie en 1994[2],[3],[1].

Dans les années 1980, François Tanguy et le Théâtre du Radeau mettent en scène quelques pièces classiques ou inspirées de textes dramatiques connus : Dom Juan de Molière en 1982, Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare en 1985, Jeu de Faust en 1987, Fragments forains. Woyzeck-Büchner en 1989, tout en alternant avec des créations ex nihilo à caractère clownesque et grotesque : L'Éden et les cendres en 1983, Le Retable de Séraphin en 1984, Mystère Bouffe en 1986. À partir des années 1990, toutes les spectacles mis en scène sont des créations, pour le texte comme pour la musique[4],[2]. Brigitte Salino écrit dans Le Monde que « tout était fractionné, dans le théâtre de François Tanguy : des bribes de textes, des sons de cloches, des éclats d'orages et de musiques. Cette multitude fragmentée donnait naissance à un théâtre du leitmotiv, en écho au vieux chant de l’humanité. En déplaçant notre regard et notre écoute, François Tanguy s’est inscrit dans la lignée de Klaus Michael Grüber, Tadeusz Kantor ou Didier-Georges Gabily »[1].

Il s'est engagé à de nombreuses reprises, au côté des sans-papiers, de la Bosnie pour laquelle il a mené en 1995 une grève de la faim avec Ariane Mnouchkine et Olivier Py, puis de la Tchétchénie, de l'Ukraine et des sans-logis[1].

François Tanguy meurt dans la nuit du au au Mans[5],[6],[7],[8],[9], des suites d'une septicémie foudroyante[10],[11].

Hommages et distinctions

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En 2009, François Tanguy et le Théâtre du Radeau reçoivent le Prix Europe Réalités Théâtrales, à Wrocław[12],[13].

Il reçoit le prix Théâtre de la SACD 2018[14].

La Maison Jean-Vilar à Avignon organise en 2025 avec la Bibliothèque nationale de France une exposition qui lui est consacrée[15].

Mises en scène

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  • 1983 : L’Eden et les cendres.
  • 1984 : Le Retable de Séraphin.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Brigitte Salino, « Le metteur en scène François Tanguy est mort », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 Christian Triau, « Tanguy François (1958-2022) », dans Encyclopædia Universalis (lire en ligne).
  3. ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « Les esprits frondeurs de la Fonderie », Libération,‎ (lire en ligne).
  4. ↑ Jean-Pierre Han 2008.
  5. ↑ « Mort du metteur en scène François Tanguy, installé au Mans », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  6. ↑ Joêlle gayot, « Mort de François Tanguy, metteur en scène qui ne se pliait à aucune mode », Télérama,‎ (lire en ligne).
  7. ↑ « Le metteur en scène François Tanguy, figure du Théâtre du Radeau au Mans, est mort à 64 ans », sur Franceinfo, (consulté le )
  8. ↑ Fabienne Arvers, « François Tanguy, le metteur en scène du Théâtre du Radeau, est mort », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  9. ↑ Marie-José Sirach, « Mort de François Tanguy, fondateur du Théâtre du Radeau », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  10. ↑ « François Tanguy, et l'autan l'emporta... », sur Le Journal d'Armelle Héliot, (consulté le ).
  11. ↑ « Mort du metteur en scène François Tanguy, installé au Mans », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  12. ↑ « Prix Europe pour le Théâtre - XIIIème Edition - XIIIe Edition Prix Europe pour le Théâtre », sur archivio.premioeuropa.org (consulté le )
  13. ↑ (it) « Palmares », sur Premio Europa per il Teatro (consulté le )
  14. ↑ « La SACD fête les auteurs », sur SACD, (consulté le )
  15. ↑ « Dessins de François Tanguy pour le Théâtre du Radeau. Exposition à la bibliothèque de la Maison Jean Vilar », sur Festival d'Avignon.
  16. ↑ « Le Théâtre du Radeau invité du Festival d'automne. François Tanguy, le menuisier des planches », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. ↑ « Théâtre. Choral, de François Tanguy, présenté à Rennes Les écritures précises d'un homme indécis », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. ↑ Fabienne Arvers, « François Tanguy – Les Cantates », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  19. ↑ Jérôme Lourdais, « Théâtre: la nouvelle création de François Tanguy jouée au Mans et à Rennes. Coda cadeau du Radeau met КО », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  20. ↑ Jean-Pierre Han, « Les fulgurances du Théâtre du Radeau », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  21. ↑ Fabienne Darge, « Avignon découvre le théâtre bouleversant de François Tanguy », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  22. ↑ Fabienne Darge, « S'abandonner à François Tanguy et à son Théâtre du Radeau », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  23. ↑ Hugues Le Tanneur, « Avignon: Sonata Hamlet et La Fille de, deux ambiances et deux bonnes surprises », les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  24. ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « Le bouquet de Passim, un bricolage composé par François Tanguy », Rue 89, blog sur le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  25. ↑ Rafaëlle Jolivet Pignon, « Soubresaut, du Théâtre du Radeau. Une poïétique à l’œuvre », Théâtre/Public, vol. 2, no 259,‎ , p. 93-99 (lire en ligne).
  26. ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « Le Théâtre du Radeau à l’heure du Soubresaut », blog sur Mediapart,‎ (lire en ligne).
  27. ↑ Callysta Croizer, « Avignon 2025 : Le Radeau dans l'eau vive de François Tanguy », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  28. ↑ Fabienne Darge, « Par autan, les fantômes du temps de François Tanguy. L’ultime création du metteur en scène, mort en décembre, est comme une quintessence de son art unique et poétique », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  29. ↑ « Par autan. François Tanguy. Théâtre du Radeau », sur Théâtre de Gennevilliers.
  30. ↑ Marie-José Sirach, « Par autan : une formidable aventure poétique au Théâtre du Radeau », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  31. ↑ Sonya Faure et Laurent Goumarre, « Au Festival d’Avignon, l’ombre de François Tanguy plane toujours sur les planches », Libération,‎ (lire en ligne).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Maxence Cambron, « Matières et mémoire, ou le théâtre concret de François Tanguy (Théâtre du Radeau) », Agôn, no 8,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  • Laurence Chable, La voix sur l'épaule : dans les passées de François Tanguy. Conversation avec Olivier Neveux, Montreuil, Éditions théâtrales, coll. « Méthodes - entretiens », , 151 p. (ISBN 978-2-84260-952-8).
  • Jean-Pierre Han, « Tanguy François », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957, lire en ligne), p. 1322-1323.
  • Jean-Paul Manganaro, François Tanguy et Le Radeau, Paris, P.O.L, , 122 p. (ISBN 978-2-84682-262-6).
  • Bruno Tackels, François Tanguy et le Théâtre du Radeau - Ecrivains de Plateau II, Besançon, Les Solitaires Intempestifs, coll. « Du désavantage du vent », , 122 p. (ISBN 2-84681-087-7).
  • Elise Van Haesebroeck, Identité(s) et territoire du théâtre politique contemporain : Claude Régy, le groupe Merci et le Théâtre du Radeau: un théâtre apolitiquement politique, L'Harmattan, coll. « Univers théâtral », , 623 p. (ISBN 978-2-296-54992-0).
  • « Variations Radeau », Théâtre/Public, no 214,‎ (lire en ligne).

Liens externes

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