Francisco Caamaño

personnalité politique espagnole

Francisco Manuel Caamaño Domínguez, né le à Cee, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Francisco Caamaño
Illustration.
Francisco Caamaño en 2009.
Fonctions
Ministre de la Justice d'Espagne
Grand notaire du Royaume
–
(2 ans, 9 mois et 28 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Gouvernement Zapatero II
Prédécesseur Mariano Fernández Bermejo
Successeur Alberto Ruiz-Gallardón
Secrétaire d'État aux Affaires constitutionnelles et parlementaires[a]
–
(4 ans, 10 mois et 7 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Ministre María Teresa Fernández de la Vega
Prédécesseur Jorge Fernández Díaz
Successeur José Luis de Francisco
Biographie
Nom de naissance Francisco Manuel Caamaño Domínguez
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Cee (Espagne)
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Saint-Jacques-de-Compostelle
Profession Professeur des universités de droit constitutionnel

Image illustrative de l’article Francisco Caamaño
Ministres de la Justice d'Espagne

Il est nommé en 2004 secrétaire d'État aux Relations avec les Cortes Generales sous la direction de María Teresa Fernández de la Vega et participe notamment aux négociations de réforme des différents statuts d'autonomies, en particulier celui de Catalogne. Reconduit en 2008, il est choisi un an plus tard pour devenir ministre de la Justice en remplacement de Mariano Fernández Bermejo. À ce poste, il a notamment fait adopter une importante réforme du Code pénal.

Éléments personnels

modifier

Formation et vie professionnelle

modifier

Après avoir obtenu une licence de droit à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, il y poursuit ses études supérieures et décroche un doctorat en droit. Il est alors recruté comme professeur assistant, puis professeur titulaire de droit constitutionnel par son université. En 1993, il devient avocat (letrado) du Tribunal constitutionnel et le reste jusqu'en 2002.

Nommé directeur de la fondation Démocratie et Gouvernement local en 2001, il obtient en 2002 un poste de professeur des universités à l'université de Valence. Il dispense dans le même temps des enseignements de droit communautaire et de droit régional. Il a également été codirecteur des Cahiers de droit local.

Vie familiale

modifier

Il est marié, et père de deux filles. Il a par ailleurs fait savoir qu'il ne dormait qu'entre trois heures et demie et quatre heures par jour.

Activité politique

modifier

Secrétaire d'État

modifier

En 2004, il est nommé secrétaire d'État aux Relations avec les Cortes Generales au sein du ministère de la Présidence, dirigé par María Teresa Fernández de la Vega. À ce poste, il fut notamment chargé de négocier la réforme des statuts d'autonomie et du système de vote aux élections locales, pour permettre le vote des expatriés.

Ministre de la Justice

modifier

Reconduit en 2008 avec le titre de secrétaire d'État aux Affaires constitutionnelles et parlementaires, Francisco Caamaño est nommé ministre de la Justice le , à la suite de la démission de Mariano Fernández Bermejo. Il prête serment dès le lendemain.

Il intègre l'appareil du PSOE le suivant, du fait de son élection au poste de président de la commission exécutive du Parti socialiste de Galice dans la province de La Corogne[1]. Le , il fait adopter par le Congrès des députés, grâce au soutien des députés catalans et l'abstention des conservateurs, un nouveau Code pénal, qui renforce la lutte contre la corruption et rend imprescriptible les crimes et délits de pédophilie[2]. À la fin du mois de , à moins d'un an des élections générales, il propose une grande réforme de la loi de procédure pénale (Ley de Enjuciamento Criminal), datant du XIXe siècle, prévoyant de confier l'instruction aux procureurs (Fiscales), dont l'indépendance serait alors garantie, de créer un juge des garanties (juez de garantías), et d'unifier dans une seule loi organique tous les droits fondamentaux relatifs à la procédure pénale (Ley Orgánica de Desarrollo de los Derechos Fundamentales Vinculados al Proceso Penal)[3]. Le scrutin étant avancé au , la durée des procédures législatives rend impossible l'adoption de ce texte.

PSOE de Galice

modifier

Au mois d'octobre suivant, il est investi tête de liste socialiste dans la circonscription de La Corogne, en vue des élections générales[4]. Élu député, il devient, le , secrétaire général du PSOE dans la province de La Corogne avec 58,8 % des voix lors du congrès provincial[5]. Il est désigné trois mois plus tard tête de liste dans la province de La Corogne pour les élections autonomiques du 21 octobre 2012, après avoir obtenu la majorité des voix dans l'ensemble des sections socialistes[6], mais la composition du reste de la candidature génère de fortes tensions avec le secrétaire général Pachi Vázquez, qui entend y intégrer José Manuel Lage (gl) et José Luis Méndez Romeu (es), contre l'opinion de Caamaño[7]. Un accord est finalement conclu juste avant la réunion du du comité national destinée à ratifier les listes de candidats, qui intègre Romeu et exclut Lage, mais cette entente est critiquée par les sections du PSOE provincial[8].

Il annonce en son intention de convoquer une élection primaire pour le secrétariat général, après la convention provinciale de désignation des délégués au congrès fédéral extraordinaire, au cours de laquelle des responsables locaux ont présenté une liste de candidats, qu'il qualifie de « contre-liste » puisqu'il avait lui-même élaboré une candidature qu'il présente comme « consensuelle », avec le soutien explicite de la direction autonomique. Cette liste d'opposants, la seule finalement déposée, est élue à la majorité avec plusieurs dizaines de votes blancs[9].

Retrait de la politique

modifier

Francisco Caamaño démissionne le du secrétariat général du PSOE de la province de La Corogne, sous pression du nouveau secrétaire général autonomique José Ramón Gómez Besteiro[10]. Il renonce à son mandat de député au Parlement de Galice le afin de reprendre son activité universitaire, reconnaissant ses différences de point de vue avec Besteiro et qu'elles sont à l'origine de son retrait de la vie politique[11].

Le , il reçoit le titre honorifique de citoyen d’honneur (Fillo Predilecto) de sa ville natale de Cee[12].

Il intègre en le conseil d'administration de l'entreprise Enagás sur proposition de la Société d'État des participations industrielles (SEPI), qui gère le portefeuille d'actions détenu par l'État[13]. Deux mois plus tard, les députés du Parti des socialistes de Catalogne (PSC) proposent au Parlement de Catalogne sa candidature à un poste de magistrat au Tribunal constitutionnel, dans le cadre du processus de renouvellement triennal que doit opérer le Sénat espagnol et qui prévoit un système de proposition par les parlements des communautés autonomes[14].

Références

modifier
  1. ↑ Secrétaire d'État aux Relations avec les Cortes Generales jusqu'au 14 avril 2008.

Références

modifier
  1. ↑ (es) « Vázquez apadrina el desembarco en el PSdeG del ministro Francisco Caamaño », El País, le .
  2. ↑ (es) « Aprobado el nuevo Código Penal, más duro para pederastas, terroristas y corruptos », 20 Minutos, le .
  3. ↑ (es) « El Gobierno impulsa leyes para cambiar tras más de un siglo el proceso penal », El País, le .
  4. ↑ (es) « Laura Seara encabezará la lista por Ourense y Carmela Silva por Pontevedra », El Progreso, le .
  5. ↑ (es) « Francisco Caamaño, elegido nuevo secretario xeral de los socialistas coruñeses », El Correo Gallego, le .
  6. ↑ (es) « Caamaño encabeza la lista del PSdeG en A Coruña », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ (es) Xosé Hermida, « El PSdeG ultima sus listas con una fuerte tensión entre Vázquez y Caamaño », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ (es) Pablo López et Xosé Hermida, « El PSdeG cierra sus listas tras un duro debate interno », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ (es) « Caamaño convoca primarias en el PSOE coruñés después del verano », Europa Press,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ (es) Domingos Sampedro, « Caamaño renuncia y convoca primarias en el PSOE coruñés », La Voz de Galicia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ (es) Xosé Hermida, « Caamaño deja el Parlamento tras admitir sus disensiones con Besteiro », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ (es) « Francisco Caamaño recibe hoy su título de Fillo Predilecto do Concello de Cee », La Voz de Galicia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ (es) Alberto Sanz, « El Gobierno pone al exministro Francisco Caamaño en el consejo de administración de Enagás », El Confidencial,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. ↑ (es) Gisela Boada, « El PSC propone al exministro Francisco Caamaño como magistrado del Tribunal Constitucional », El Periódico,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Publications

modifier
  • El mandato parlamentario (1992) ;
  • El control de constitucionalidad de disposiciones reglamentarias (1994) ;
  • Normas institucionais de Galicia (1995) ;
  • Jurisdicción y procesos constitucionales (1997) ;
  • El derecho de sufragio pasivo: prontuario de jurisprudencia constitucional 1981-1999 (2000).

Liens externes

modifier