Francisque Vial
Francisque Vial, né le à Optevoz (département de l'Isère)[1], mort le à Paris (5e arrondissement)[2], est un enseignant et un haut fonctionnaire français.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 70 ans) |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Enseignant, fonctionnaire, pédagogue |
| Enfant |
Jeanne Vial (d) |
| Distinction |
Prix Bordin () |
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Directeur de l'enseignement secondaire de 1924 à 1936, son œuvre est marquée par la réforme des programmes en 1925, la mise en application des lois instituant la gratuité (progressive) de l’enseignement secondaire (1927-28, puis 1930), la réglementation nouvelle de l'admission en sixième et l'élargissement des bourses[3].
Biographie
modifierEnvironnement familial et études
modifierFrancisque Jules Vial est issu d'une famille d'enseignants isérois.
Son père, Jules Jean Vial, né en 1845 à Pont-en-Royans (département de l'Isère)[4], mort en 1917 à Paris (16e arrondissement)[5], instituteur, devenu inspecteur de l'enseignement primaire de l'Ardèche puis du Rhône, est décoré de la Légion d'honneur en 1904[6]. De son union, en 1868 à Courtenay (département de l'Isère), avec Marie Eustache[7], naissent deux enfants :
- Francisque Jules Vial
- Jeanne Juliette Vial, née en 1875 à Rives (département de l'Isère)[8], morte en 1914 à Paris (16e arrondissement)[9], mère de l'homme politique et résistant Pierre Brossolette[10].
Carrière
modifierEn 1889, Francisque Vial s'engage par devancement d'appel et effectue son service militaire au sein du 121e régiment d'infanterie[11].
En 1890, Francisque Vial est reçu, le troisième, au sein de la promotion littéraire de l’École normale supérieure, et a pour condisciple Léon Blum, Célestin Bouglé et Gustave Michaut[12]. En 1893, il est reçu, le deuxième sur vingt-trois, à l'agrégation de lettres[13].
En 1893, Francisque Vial est professeur de rhétorique au Prytanée national militaire de La Flèche (département de la Sarthe). En 1895, il est nommé au lycée de Reims. En 1899, il est nommé au lycée Lakanal à Sceaux (département des Hauts-de-Seine)[14], où il est l'enseignant d'Alain-Fournier, de Jean Giraudoux ou encore de Jacques Rivière[15],[16].
Durant la Grande Guerre, Francisque Vial est mobilisé, à nouveau au sein du 121e régiment d'infanterie. Il est élevé au grade de lieutenant en 1917, décoré de la croix de guerre et cité à l'ordre du jour du régiment à plusieurs reprises. En 1917, il devient chef de cabinet au ministère de l'Instruction publique dirigé par Daniel Vincent. En 1918, il publie Territoriaux de France aux éditions Berger-Levrault.
En 1919, il est inspecteur général de l'instruction publique, directeur de l'enseignement secondaire au ministère de l'instruction publique à dater du . Il restera directeur de l'enseignement secondaire jusqu'au , date de sa retraite. Durant ces douze années, vingt et un ministres de l'instruction publique d'abord, puis à compter de 1934 de l'éducation nationale, se succéderont à la tête du ministère. Parmi eux Édouard Daladier, Édouard Herriot (dont Francisque Vial est l'ami), Camille Chautemps et enfin Jean Zay. Il est nommé conseiller d’État en service extraordinaire le . Après sa retraite, il est chargé en 1938 d'une mission d'inspection en Indochine, dont il ramènera Le Problème humain de l'Indochine, publié chez Delagrave en 1939. En 1939, le ministre de l'éducation nationale, Yvon Delbos, lui confie le soin d'organiser l'enseignement par correspondance et par radio à l'usage des étudiants évacués.
Il est démobilisé le . Il écrira la guerre terminée Territoriaux de France (Berger-Levrault 1918).
Distinctions
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Grand officier de la Légion d'honneur (), insigne remis à la Sorbonne par Sébastien Charléty, recteur de l'académie de Paris.
- Chevalier à titre militaire ().
Croix de guerre avec étoile en argent ().
Publications
modifier- Condorcet et l'éducation démocratique, Slatkine, 1970 reproduction de l'édition Paris Delagrave, 1906
- Le Problème humain de l'Indochine, Delagrave, 1939
- Trois siècles d'histoire de l'enseignement secondaire, Delagrave, 1936
- La Doctrine d'éducation de J.-J. Rousseau, Delagrave, 1920
- Territoriaux de France, Berger-Levrault, 1918
- Idées et doctrines littéraires du XVIIIe siècle : extraits de préfaces, traités et autres écrits théoriques, Delagrave, 1909
- L'Enseignement secondaire et la démocratie, A. Colin, 1902
- - Prix Bordin de l’Académie française en 1903
Bibliographie
modifier- Jean Cru, Témoins essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928, Nancy, Presses universitaires de Nancy, (ISBN 978-2-86480-659-2)
Notes et références
modifier- ↑ Archives départementales de l'Isère, « État civil d'Optevoz, registre des naissances, mariages et décès de 1863 à 1872, vue 40 / 168, 9NUM/5E283/9 »
, sur http://archivesenligne.archives-isere.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 5e arrondissement, registre des décès du 2 janvier au 17 février 1940, vue 22 / 31, 5D 267 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Guy Caplat, Dictionnaire biographique des inspecteurs généraux et des inspecteurs de l'Académie de Paris, 1914-1939, p. 497-501
- ↑ Archives départementales de l'Isère, « État civil de Pont-en-Royans, registre des naissances, mariages et décès de 1833 à 1872, vue 130 / 351, 9NUM/5E320/7 »
, sur http://archivesenligne.archives-isere.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 16e arrondissement, registre des décès du 4 mars au 9 avril 1917, vue 5 / 31, 16D 112 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Base Léonore, « VIAL Jules Jean, L2703026 »
, sur https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales de l'Isère, « État civil de Courtenay, registres des naissances, mariages et décès de 1863 à 1872, vue 144 / 293, 9NUM/5E136/9 »
, sur http://archivesenligne.archives-isere.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales de l'Isère, « État civil de Rives, registre des naissances de 1873 à 1896, vue 39 / 389, 9NUM/AC337/8 »
, sur http://archivesenligne.archives-isere.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil, registre des décès du 6 février au 14 mars 1914, vue 27 / 31, 16D 103 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Guillaume Piketty, Pierre Brossolette : un héros de la Résistance, Paris, O. Jacob, , 416 p. (ISBN 978-2-7381-0539-4, OCLC 417162876, lire en ligne), p. 16-19
- ↑ Archives départementales de Lyon, « Registres matricules militaires, bureau de Lyon central, classe 1889, matricules n°1492 à 1983, vue 195 / 424, 1RP908 »
, sur https://archives.rhone.fr (consulté le ) - ↑ Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1890. Lettres »
, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le ) - ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ Guy Caplat, « 122. VIAL (Francisque, Jules) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 13, no 1, , p. 497–501 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Alain-Fournier » [archive du ], sur agora.qc.ca (consulté le )
- ↑ Société internationale des études giralduciennes Colloque et André Job, La poétique du détail: autour de Jean Giraudoux, Presses Univ Blaise Pascal, (ISBN 978-2-84516-303-4, lire en ligne)
Liens externes
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