Frank Abagnale, Jr.

faussaire américain, consultant en sécurité
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Francois William Abagnale /a.ba.ɲal/ ou /a.ba.ɲa.le/, Jr., né le à Bronxville, est un ancien imposteur franco-italo-américain reconverti en tant que consultant en sécurité.

Francis Abagnale, Jr.
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Fonction
Fondateur
Abagnale & Associés (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
VeracruzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Frank William Abagnale, Jr.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
John Cena JrVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Frank Adams, Robert Black, John Calcagne, Robert F. Conrad, James Franklin, Robert Leeman, Robert Monjo, Peter Morelli, Franck Rogers, Frank Williams, Barry Allen, Frank ConnorsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Domicile
Formation
Université Harvard (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Society of Former Special Agents of the Federal Bureau of Investigation (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Condamné pour
Site web
Distinction
FBI Honorary Medals (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Il prétend qu'en 1964, dès l’âge de 16 ans, il utilise des chèques falsifiés afin de voyager aux frais de la Pan American World Airways. Il voyage ainsi à travers 26 pays avant d'avoir atteint ses 19 ans. En seulement cinq années, il travaille sous huit identités différentes — bien qu'il ait également utilisé d'autres méthodes pour collecter les chèques — et utilise de faux chèques pour une valeur totale de 5 millions de dollars dans 26 pays. Cette histoire est depuis remise en question par plusieurs enquêtes journalistiques.

Il travaille ensuite comme consultant en matière de lutte contre la fraude au sein de sa compagnie, la Abagnale and Associates.

Son histoire inspire le film Arrête-moi si tu peux, ainsi qu'une comédie musicale du même nom (en).

Biographie

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Enfance

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Abagnale passe les seize premières années de sa vie à New York, dans le quartier du Bronx. Il fréquente l'Iona Preparatory School, une école secondaire catholique pour garçons, gérée par l'Irish Christian Brothers[1].

Né d'une mère pied-noir, Paulette, et d'un père italo-américain, William Frank Abagnale Sr., il est le troisième de quatre enfants : la fratrie comprend également des jumeaux plus âgés et une sœur cadette[2].

Ses parents se séparent lorsqu'il est âgé de 12 ans et divorcent trois ans plus tard[3]. Il emménage alors avec son père et sa nouvelle belle-mère à Mount Vernon (New York).

Première escroquerie

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L'un de ses premiers actes de fraudeur correspond au moment où, après l'achat d'une voiture, il persuada son père de lui prêter sa carte de crédit. Avec cette carte, il simula l'achat d'une grande quantité de pièces d'automobile : des pneus, des batteries, des moteurs, du carburant, etc. Ces achats n'ont en fait existé que sur le papier. Il avait en effet conclu un accord avec un employé de la station-service. L'escroquerie fonctionnait de la façon suivante : le complice mettait les pièces d'automobile au compte du père, retirait l'argent et le partageait avec le jeune Abagnale[4].

Le montant de la fraude s'élevait déjà à 3 400 dollars[5] lorsqu'un agent de recouvrement contacta son père en personne – au moment de l'appel, Frank Jr. était en train de jeter les factures qui venaient de lui parvenir par courrier. Le coup de téléphone interrompit évidemment l'affaire. Il n'a pas été poursuivi pour ce délit.

Impostures

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Pilote de ligne

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La compagnie aérienne Pan American World Airways (Pan Am) estime qu'entre 16 et 18 ans, Frank Abagnale a volé sur une distance d'environ 1 000 000 kilomètres, sur près de 250 vols et à travers 26 pays, illégalement, en utilisant le deadheading: Abagnale prétendait simplement être un pilote qui devait effectuer un prochain vol à partir de la destination vers laquelle allait l'avion. Il était ainsi logé gratuitement dans les hôtels : tout était mis sur le compte de la compagnie[6].

Médecin

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Pendant près d'un an, après avoir de peu failli être attrapé par la police, il endossa le rôle de pédiatre dans un hôpital de l'État américain de Géorgie, sous le pseudonyme de Frank Williams.

Sur sa demande de logement, il écrivit sous l'intitulé « Ancienne activité » qu'il avait été médecin. Il craignait en effet que le propriétaire ne vérifie la véracité de ses propos auprès de Pan Am s'il affirmait avoir été pilote. Après s'être lié d'amitié avec un vrai médecin qui vivait avec lui, il devint le surveillant des internes en attendant que l'hôpital trouve une autre personne pour tenir ce rôle. Il ne trouva pas ce travail très difficile : en effet il n'était chargé d'aucun travail médical à ce poste.

Abagnale pouvait s'affranchir de la plupart de ses obligations en laissant ses internes prendre en main certains cas. Cependant, Abagnale manqua d'être découvert lorsqu'il faillit laisser un bébé périr d'asphyxie : il ne comprit pas la gravité de la situation ni la signification du terme utilisé par une infirmière l'informant d'un cas de « blue baby » (syndrome du bébé bleu).

Lors d'un entretien, il déclara qu'il avait eu un décès dans sa famille et qu'il devait prendre l'avion vers l'Ouest ; finalement, l'hôpital trouva un remplaçant.

Frank Abagnale occupa ce poste pendant onze mois.

Abagnale falsifia un diplôme de l'université Harvard, passa l'examen du barreau et obtint un poste dans le cabinet du procureur général de l'État de Louisiane à l'âge de 19 ans. Il se faisait alors passer pour un copilote de Pan American World Airways.

Il dit à une hôtesse avec qui il fut brièvement marié qu'il avait étudié le droit à Harvard, et elle le présenta à un ami avocat. Ce dernier dit à Abagnale que le barreau manquait d'avocats et lui offrit la possibilité de faire sa demande. Après avoir fait un faux diplôme de l'université Harvard, il se prépara pour l'examen préalable. En dépit d'un double échec, il déclara avoir réussi l'examen du barreau légalement après huit semaines de révisions et au bout de la troisième tentative. Dans son autobiographie, il dit que son travail consistait d'abord à apporter du café et des livres à son employeur monsieur Drut.

Mais un véritable diplômé de Harvard l'accablait de questions à propos de sa titularisation. Naturellement, Abagnale ne pouvait répondre à des questions qui concernaient une université dans laquelle il n'était jamais allé. Il prit finalement la décision, au bout de huit mois, de préserver sa sécurité après avoir appris que l'homme soupçonneux se renseignait sur son passé.

Capture et emprisonnement

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Frank Abagnale fut capturé en France à Montpellier[7],[8] en 1969, après qu'un employé d'Air France reconnut son visage sur une affiche de recherche. Quand la police l'interpella, douze des pays où il avait commis des fraudes réclamèrent son extradition. Après un procès de deux jours, il entra en prison pour la première fois à la maison d'arrêt de Perpignan ; une condamnation à un an de prison fut réduite par le juge à six mois.

Abagnale est ensuite extradé vers la Suède pour des fraudes bancaires. Lors de son procès pour contrefaçon, son avocat réussit à faire retirer cet élément des chefs d'accusation en affirmant qu'il avait « créé » de faux chèques mais qu'il n'en avait pas « contrefait ». Les charges contre lui furent donc réduites à escroquerie et fraude[9]. Il fut incarcéré six mois à la prison de Malmö et apprit, au terme de sa peine, qu'il allait être ensuite jugé en Italie. Plus tard, un juge suédois demanda à un fonctionnaire du département d'État des États-Unis de lui retirer son passeport. Sans passeport suédois[réf. nécessaire] en règle, les autorités locales durent le renvoyer aux États-Unis.

Évasions

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Abagnale affirme s'être évadé du Vickers VC-10 qui le ramenait aux États-Unis. Il aurait démonté les toilettes de l'avion pour atterrir sur le tarmac trois mètres plus bas. Caché par la nuit, il a escaladé une clôture, est monté dans un taxi et s'est rendu à la gare de Grand Central Terminal. Un bref passage dans le Bronx lui permit de changer de vêtements. Il récupéra également les clefs d'un coffre-fort d'une banque de Montréal, garni de 20 000 USD. Il prit ensuite un train pour l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal (anciennement appelé aéroport de Dorval) afin d'acheter un billet pour São Paulo, au Brésil — un pays avec lequel les États-Unis n'avaient pas passé d'accord d'extradition. Mais sur le chemin de Montréal, il se fit interpeller par un agent de la Gendarmerie royale du Canada. Il fut remis à la police douanière américaine.

Avant d'être condamné à 12 ans de réclusion à la prison fédérale de Petersburg en , Abagnale s'évade du centre de détention fédéral d'Atlanta. À cette époque, les prisons américaines sont attaquées en justice par des associations pour les droits civiques et font l'objet d'enquêtes spéciales par des commissions du Congrès[réf. nécessaire].

Le marshal chargé de son accompagnement oublia ses papiers et Abagnale réussit à faire croire qu'il était un inspecteur sous couverture en tournée par surprise. Des égards lui furent réservés – il eut droit à des repas bien meilleurs que ses codétenus.

Le centre de détention d'Atlanta avait déjà perdu deux employés à cause de rapports effectués par des agents fédéraux sous couverture, et Abagnale profita de cette vulnérabilité.

Il contacta une amie (nommée « Jean Sebring » dans le livre), avec qui il avait été fiancé et qui lui procura la carte de visite de l'inspecteur C.W. Dunlap du Federal Bureau of Prisons. Elle s'était aussi procuré la carte de visite de Sean O'Riley, l'agent du FBI chargé du cas d'Abagnale. Ce dernier dit aux gardiens qu'il était un inspecteur des prisons, leur montrant la carte de visite de Dunlap en guise de preuve. Il leur dit qu'il avait besoin de contacter un agent du FBI, Sean O'Riley, pour une affaire urgente. Le numéro de téléphone d'O'Riley fut composé et l'appel, reçu par Jean Sebring dans une cabine téléphonique d'un centre commercial d'Atlanta où elle se fit passer pour une standardiste du FBI.

Plus tard, il eut la possibilité de rencontrer O'Riley sans surveillance à l'extérieur du centre de détention. Ce fut Sebring qui récupéra Abagnale. Elle le conduisit jusqu'à une station de bus à Atlanta où il prit un bus des Greyhound Lines pour New York, puis un train pour Washington. Ayant été reconnu par un employé de motel, il parvint à se dégager d'un piège tendu par le FBI en se faisant passer, une fois de plus, pour l'un de ses agents.

Résolu à faire sa vie au Brésil, Frank Abagnale fut arrêté quelques semaines plus tard par deux détectives de la police de New York alors qu'il passait à pied à côté de leur voiture banalisée.

Travaux légaux

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En 1974, après seulement cinq ans de prison, le gouvernement fédéral des États-Unis le fait libérer à condition qu'il aide les autorités fédérales à combattre la fraude et qu'il montre signe de vie une fois par semaine. Il accepte la proposition de libération conditionnelle.

Après sa libération, Abagnale essaye plusieurs emplois, dont cuisinier et projectionniste. Il est renvoyé de la plupart de ceux-ci car, à chaque fois, sa carrière de fraudeur était découverte par les employeurs. Il prend alors la décision de postuler dans une banque. Il raconte son passé et propose d'expliquer aux équipes les différentes méthodes utilisées par les faux-monnayeurs pour tromper la vigilance des banques[10].

Abagnale propose le marché suivant : si ses « cours » n'aident pas la banque, elle ne lui donnerait rien. Dans le cas contraire, elle lui donnerait 500 dollars et parlerait de lui aux autres établissements. La banque est impressionnée par ses résultats ; Abagnale commence sa vie professionnelle légale comme consultant en sécurité.

Il fonde plus tard Abagnale & Associés, une entreprise légale de conseil et de détection des fraudes basée à Tulsa dans l'Oklahoma. Grâce à cette entreprise, il gagne assez d'argent pour rembourser tout ce qu'il avait resquillé pendant sa première carrière.

Aujourd'hui, Abagnale est millionnaire et continue à conseiller le FBI avec qui il est associé.

Il vit à Tulsa avec la femme qu'il a épousée un an après sa reconversion. Ils ont trois enfants.

Carrière professionnelle et prévention de la fraude

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Reconversion et activités de conseil

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À partir des années 1970, Frank Abagnale développe une activité professionnelle consacrée à la prévention de la fraude financière, à la falsification documentaire et à la sécurité des moyens de paiement. Il fonde en 1976 Abagnale & Associates, une société de conseil spécialisée dans ces domaines.

Son travail comprend la formation des professionnels, l'analyse des techniques de fraude, le conseil aux institutions financières et la participation à la conception de dispositifs destinés à sécuriser les documents et les transactions.

En 2009, la Bibliothèque du Congrès des États-Unis le présente comme le fondateur d'une société spécialisée dans la sécurité documentaire. L'institution organise cette année-là une conférence consacrée à la reconnaissance des documents falsifiés[11].

Au cours de sa carrière, Abagnale intervient auprès d'organismes publics, d'entreprises et d'établissements financiers. Selon les informations publiées par sa société, ses collaborations portent notamment sur les systèmes de paiement, la protection de l'identité, la sécurité des documents officiels et les technologies de prévention de la fraude[12].

Imperial Bank et création de SAFEChecks

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L'une de ses collaborations professionnelles les mieux documentées concerne Imperial Bank, un établissement bancaire californien confronté, au début des années 1990, à une augmentation des falsifications de chèques.

Gregory Litster, alors vice-président de la banque et responsable de plusieurs activités financières, rapporte avoir assisté en octobre 1992 à une conférence de Frank Abagnale consacrée aux méthodes de contrefaçon et d'altération des chèques.

Selon son témoignage, cette intervention conduit Imperial Bank à revoir ses procédures de contrôle. Les seuils de vérification manuelle des chèques sont notamment abaissés, tandis que les procédures de comparaison avec les chèques précédemment émis sont renforcées.

En 1993, Imperial Bank engage Abagnale pour organiser trente séminaires de prévention de la fraude destinés aux employés et aux clients de la banque, ainsi que pour participer à la conception d'un nouveau modèle de chèque sécurisé, appelé SAFECheck[13].

Litster affirme que les nouvelles procédures et les recommandations d'Abagnale ont permis à la banque d'empêcher le paiement de nombreux chèques falsifiés représentant plusieurs millions de dollars entre 1993 et 1996. Ces résultats sont rapportés par le responsable bancaire lui-même et ne constituent pas une évaluation indépendante[13].

Cette collaboration est à l'origine d'une activité durable dans le domaine des chèques de haute sécurité. SAFEChecks devient par la suite une entreprise spécialisée dans leur fabrication et leur commercialisation, dirigée par Gregory Litster.

Développement de dispositifs de sécurité documentaire

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Abagnale poursuit sa collaboration avec SAFEChecks sur plusieurs décennies, notamment dans la conception de modèles de chèques professionnels et personnels.

Les produits développés avec sa participation comprennent des dispositifs destinés à rendre plus difficiles la reproduction, la modification et la falsification des documents de paiement.

Parmi les caractéristiques de sécurité décrites dans les publications techniques figurent les filigranes, les micro-impressions, les encres réagissant à certaines substances chimiques, les éléments fluorescents et les procédures de commande sécurisées.

Les modèles présentés sous les noms Abagnale SuperCheck et Abagnale SuperBusinessCheck associent plusieurs de ces dispositifs[14].

En 2022, SAFEChecks annonce le développement d'un nouveau papier de sécurité appelé SIGNATURE Paper, conçu en collaboration avec Abagnale. Ce papier est destiné à la fabrication de chèques et d'autres documents sécurisés. Il intègre notamment des protections contre la reproduction et les modifications chimiques[14].

Les performances revendiquées pour ces produits, notamment les affirmations selon lesquelles certains modèles n'auraient jamais été contrefaits avec succès, proviennent de SAFEChecks et d'Abagnale & Associates[12].

Autres collaborations techniques et industrielles

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Au-delà de SAFEChecks, Abagnale & Associates fait état de collaborations avec plusieurs entreprises spécialisées dans les documents sécurisés, les services financiers et la protection de l'identité.

Selon sa présentation officielle, Abagnale a notamment travaillé avec Standard Register sur des caractéristiques de sécurité appliquées à différents documents, dont des titres automobiles, des actes de naissance et des ordonnances médicales.

La société mentionne également des travaux avec ADP sur des chèques de paie, avec First Data sur des instruments de paiement et avec Appleton Papers sur un papier intégrant des dispositifs de protection contre la falsification.

Dans le domaine numérique, elle indique avoir participé à des projets liés à la protection de l'identité et à la prévention de la fraude avec Novell, Affinion Group, 41st Parameter et Trusona.

Ces collaborations sont décrites sur le site d'Abagnale & Associates ; leur portée technique et leurs résultats ne sont pas tous documentés par des sources indépendantes[12].

Conférences et formation à la prévention de la fraude

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Une part importante de la carrière professionnelle d'Abagnale est consacrée aux conférences et aux formations destinées aux établissements financiers, aux entreprises et aux organismes chargés de la sécurité.

Ses interventions portent notamment sur la falsification des chèques, les détournements financiers, l'usurpation d'identité, les escroqueries visant les consommateurs et, plus récemment, les fraudes numériques.

Le 19 mars 2009, la Bibliothèque du Congrès organise une conférence intitulée The Art of the Steal (Recognizing Forgeries), présentée par Abagnale dans le cadre de son programme Topics in Preservation.

Cette intervention, d'une durée d'environ une heure, est consacrée à la reconnaissance des documents falsifiés et à la prévention des contrefaçons. L'enregistrement est mis à disposition par la Bibliothèque du Congrès[11].

Dans son témoignage devant le Sénat américain en 2017, Abagnale déclare avoir donné plus de 3 000 conférences au cours des quatre décennies précédentes. Il présente ces activités comme un moyen de transmettre aux professionnels et au public des connaissances sur la fraude financière et les méthodes de prévention[15].

Interventions auprès du FBI et des forces de l'ordre

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Frank Abagnale entretient également des relations professionnelles avec des organismes américains chargés de l'application de la loi, notamment le Federal Bureau of Investigation (FBI).

Il intervient comme conférencier et formateur auprès de publics issus des forces de l'ordre, notamment dans le cadre de formations portant sur la fraude financière et la sécurité documentaire.

La Bibliothèque du Congrès mentionne en 2009 une association professionnelle de longue durée entre Abagnale et le FBI[11].

Dans son audition sénatoriale de 2017, Abagnale indique avoir enseigné à l'académie du FBI et dans différents bureaux régionaux de l'agence. Cette déclaration concerne ses activités de formation et ne signifie pas qu'il ait été agent du FBI[15].

Selon une présentation publiée par Abagnale & Associates, il aurait également animé plus de deux cents séminaires destinés à des organismes américains et étrangers chargés de l'application de la loi. La société affirme qu'il n'aurait pas demandé de rémunération pour ces interventions[16].

Auditions devant le Sénat des États-Unis

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Frank Abagnale est invité à témoigner à deux reprises devant des commissions du Sénat des États-Unis dans le cadre d'auditions consacrées à la prévention des escroqueries financières.

Le 15 novembre 2012, il participe à une audition du Senate Special Committee on Aging intitulée America's Invisible Epidemic: Preventing Elder Financial Abuse.

L'audition porte sur l'exploitation financière des personnes âgées, les méthodes employées par les fraudeurs et les moyens de prévention. Abagnale figure dans la liste officielle des témoins en qualité d'auteur et de consultant d'Abagnale & Associates[17].

Le 21 mars 2017, il témoigne devant une sous-commission du Senate Committee on Commerce, Science, and Transportation lors de l'audition Staying A Step Ahead: Fighting Back Against Scams Used to Defraud Americans.

Cette audition examine les conséquences économiques des escroqueries visant les consommateurs américains, les mesures prises par les autorités et les programmes de sensibilisation destinés au public.

Abagnale intervient aux côtés de représentants de la Federal Trade Commission, d'un procureur général d'État et d'autres témoins[18].

Son témoignage aborde notamment le vol d'identité, les escroqueries financières, la prévention et la nécessité d'informer les consommateurs sur les techniques utilisées par les fraudeurs[15].

Collaboration avec l'AARP et protection des consommateurs

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En 2015, Frank Abagnale est nommé ambassadeur du Fraud Watch Network de l'AARP, une organisation américaine qui mène notamment des actions d'information et de protection des personnes âgées.

Dans ce cadre, il participe à des campagnes de sensibilisation consacrées aux escroqueries financières, au vol d'identité et aux risques associés aux communications numériques.

En septembre 2017, l'AARP annonce une campagne de prévention des escroqueries sur les réseaux sociaux à laquelle Abagnale participe. L'initiative comprend des vidéos et des conseils destinés à aider les consommateurs à reconnaître les tentatives de fraude[19].

En avril 2018, l'AARP lance le podcast The Perfect Scam, présenté initialement par Frank Abagnale et Will Johnson.

L'émission s'appuie sur des témoignages de victimes et des interventions de spécialistes pour expliquer les mécanismes des escroqueries et les moyens de s'en protéger[20].

À l'occasion du lancement, Jeffrey Eagle, vice-président d'AARP Studios, souligne la complémentarité entre l'expérience d'Abagnale et le travail journalistique de Will Johnson, dans le cadre des activités de sensibilisation de l'association[20].

Publications et diffusion d'informations sur la fraude

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Abagnale publie plusieurs ouvrages consacrés à la fraude et à la protection de l'identité.

The Art of the Steal (2001) traite des méthodes de fraude et des moyens de prévention.

Stealing Your Life (2007) est consacré plus particulièrement à l'usurpation d'identité.

En 2019, il publie Scam Me If You Can, un ouvrage destiné au grand public qui présente différentes escroqueries contemporaines et des conseils de prévention.

Il participe également à la diffusion de publications spécialisées sur les risques financiers et documentaires.

The Fraud Bulletin

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Frank Abagnale publie The Fraud Bulletin, une publication consacrée à l'évolution des fraudes et aux méthodes de prévention.

Gregory Litster, dirigeant de SAFEChecks, figure parmi les collaborateurs éditoriaux du bulletin. Dans son curriculum vitae professionnel, il se présente comme coéditeur de cette publication aux côtés d'Abagnale[13].

Les différents volumes abordent notamment la fraude aux chèques, les virements frauduleux, les détournements de fonds, le vol d'identité, les rançongiciels et les escroqueries numériques.

Le volume 17 présente notamment des analyses sur les paiements électroniques, les fraudes aux virements, les chèques sécurisés et les mécanismes de prévention des détournements financiers[14].

Le volume 18, présenté sur le site officiel d'Abagnale en 2026, traite également des menaces associées à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les escroqueries et les cyberattaques[21].

Distinctions et reconnaissances professionnelles

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WISER Hero Award (2016)
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En septembre 2016, Frank Abagnale reçoit un Hero Award décerné par l'organisation américaine WISER (Women's Institute for a Secure Retirement).

Cette distinction récompense son travail de sensibilisation à la fraude financière et sa contribution à la protection des personnes âgées.

Dans le texte officiel de la remise du prix, WISER souligne notamment ses activités de formation, de conseil et de prévention menées pendant plusieurs décennies.

L'organisme insiste sur l'importance de son parcours professionnel après ses condamnations de jeunesse et sur son engagement dans la lutte contre les escroqueries visant les consommateurs[22].

Lifetime Achievement Award d'InfraGard (2023)
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Le 18 janvier 2023, Frank Abagnale reçoit un Lifetime Achievement Award lors d'une cérémonie organisée à Charlotte, en Caroline du Nord.

Selon le compte rendu publié sur son site officiel, la distinction est remise par InfraGard, en lien avec le FBI, pour reconnaître ses activités auprès d'InfraGard, du FBI et du programme FBI CyberCamp.

La présentation publiée par Abagnale & Associates indique qu'il s'agit de la première distinction de ce type remise par InfraGard[23].

Membre honoraire d'une association d'anciens agents du FBI (2023)
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Selon son site officiel, Abagnale est nommé membre honoraire de la section d'Atlanta de la Society of Former Special Agents of the FBI le 12 juin 2023.

Cette reconnaissance lui est remise par des représentants de l'association, parmi lesquels figure Al Brown, présenté comme l'agent ayant procédé à son arrestation en 1970[12].

Témoignages de professionnels

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Plusieurs témoignages publiés par Abagnale & Associates décrivent l'appréciation de ses interventions professionnelles.

Gregory Litster, ancien responsable d'Imperial Bank, attribue à une conférence d'Abagnale en octobre 1992 une évolution des méthodes de contrôle bancaire et décrit la collaboration qui s'ensuit sur la prévention de la fraude aux chèques[13].

Dans un message daté de novembre 2023 et reproduit sur le site d'Abagnale & Associates, Richard Webb, présenté comme travaillant auprès du Sénat de Caroline du Sud, exprime sa satisfaction à la suite d'une conférence consacrée à la cybersécurité.

Il souligne notamment l'utilité professionnelle de cette intervention et l'engagement d'Abagnale dans la formation des personnels chargés de la sécurité[16].

Ces témoignages sont publiés par la société d'Abagnale et reflètent l'appréciation de leurs auteurs ; ils ne constituent pas des évaluations indépendantes de l'ensemble de sa carrière.

Véracité des revendications

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L'authenticité des exploits criminels d'Abagnale a été remise en question avant même la publication de Catch Me If You Can. En 1978, après un séminaire anti-criminalité auquel Abagnale avait été invité en tant que conférencier, un journaliste du San Francisco Chronicle a cherché à vérifier ses affirmations. Interrogés par téléphone, les banques, écoles, hôpitaux et autres établissements mentionnés par Abagnale n'ont pas confirmé sa présence sous les pseudonymes qu'il a utilisés. La réponse d'Abagnale était que « en raison de la gêne impliquée, je doute que quelqu'un puisse confirmer l'information ».

En 2002, au moment de la sortie du film Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, Abagnale a lui-même abordé la question de la véracité de son récit par un vague communiqué publié sur le site Web de son entreprise. Une partie du communiqué indique :

« Je n'ai été interviewé par le coscénariste que quatre fois seulement. Je crois qu'il a fait un excellent travail sur le récit, mais il a également dramatisé et exagéré une partie. C'était son style et ce que l'éditeur a voulu. Il m'a toujours rappelé qu'il racontait une histoire et ne faisait pas ma biographie. »

En 2021, l’écrivain et chercheur Alan C. Logan a publié une enquête approfondie[24] dans laquelle il démontre, à partir d’archives judiciaires, de documents d’époque et de témoignages, que la plupart des récits d’Abagnale relèvent de l’invention. Selon Logan, Abagnale n’aurait jamais mené les escroqueries spectaculaires décrites dans son autobiographie, mais aurait passé la majeure partie de la période concernée en prison pour de petites fraudes.

Apparitions médiatiques

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En 1978, Frank Abagnale participe au quiz de télévision To Tell the Truth, en compagnie de deux concurrents qui prétendent également être lui. De faux extraits de cette émission apparaissent dans le film Arrête-moi si tu peux, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle d'Abagnale.

Au début des années 1990, Abagnale est l'invité régulier de l'émission britannique Secret Cabaret. Le programme parle de magie et d'illusion avec une présentation plutôt sombre. Abagnale y apparait pour expliquer quelques méthodes d'abus de confiance.

En 2002, Abagnale apparaît dans le film inspiré de sa vie Arrête-moi si tu peux ; il joue le rôle d'un policier français.

En 2007, Abagnale fait une apparition comme présentateur dans la série télé The Real Hustle. Il y traite des différentes escroqueries employées par les fraudeurs.

Ouvrages

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Notes et références

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Source de la traduction

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  1. ↑ Abagnale, Frank William Jr..
  2. ↑ Skywayman: The Story of Frank W. Abagnale Jr..
  3. ↑ (en) Alan C. Logan et Vince Font, The Greatest Hoax on Earth: Catching Truth, While We Can, Glass Spider Publishing, (ISBN 978-1-7355572-2-9, lire en ligne)
  4. ↑ My report on Frank William Abagnale Jr..
  5. ↑ Frank Abagnale Net Worth.
  6. ↑ (en) « Frank Abagnale Criminal Minds », sur criminalminds.wikia.com.
  7. ↑ Studio Bababam, La Traque,EDI8, 2024
  8. ↑ Ana Bell, 5 Weirdest Scams Ever! True Stories So Bizarre, You Won’t Believe They Actually Worked, Thinking Beyond Imagination, 2026
  9. ↑ La justice examine la demande d'extradition de l'oligarque arrêté à Mouans-Sartoux.
  10. ↑ « Les Imposteurs : replays, vidéos et podcasts avec Jean-Alphonse Richard sur www.rtl.fr », sur www.rtl.fr (consulté le )
  11. 1 2 3 (en) « The Art of the Steal (Recognizing Forgeries) », sur Library of Congress,
  12. 1 2 3 4 (en) « Frank W. Abagnale Jr. », sur Site officiel de Frank Abagnale
  13. 1 2 3 4 (en) R. Gregory Litster, « Curriculum Vitae » [PDF], sur Experts.com, , p. 1 et 6
  14. 1 2 3 (en) « Frank W. Abagnale: The Fraud Bulletin, Volume 17 » [PDF], sur Abagnale & Associates, , p. 24-27
  15. 1 2 3 (en) « Staying A Step Ahead: Fighting Back Against Scams Used to Defraud Americans », sur U.S. Government Publishing Office,
  16. 1 2 (en) « Clients and References », sur Abagnale & Associates
  17. ↑ (en) « America's Invisible Epidemic: Preventing Elder Financial Abuse », sur United States Senate Special Committee on Aging,
  18. ↑ (en) « Staying A Step Ahead: Fighting Back Against Scams Used to Defraud Americans », sur United States Senate Committee on Commerce, Science, and Transportation,
  19. ↑ (en) « AARP Launches Campaign to Root Out Social Media Scams », sur AARP,
  20. 1 2 (en) « AARP Launches The Perfect Scam Podcast Series », sur AARP,
  21. ↑ (en) « Frank Abagnale Publications », sur Abagnale & Associates
  22. ↑ (en) « 2016 WISER Hero Awards Honoree: Frank Abagnale » [PDF], sur Women's Institute for a Secure Retirement,
  23. ↑ (en) « Frank W. Abagnale Received a Lifetime Achievement Award », sur Abagnale & Associates,
  24. ↑ (en) The Greatest Hoax on Earth: Catching Truth, While We Can (ISBN 978-1-736-19740-0)

Voir aussi

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