François Hubert
François Hubert (, Laval[1] - , Laval), médecin et homme politique français. Il est pendant un très court moment maire de Laval de 1790 à 1791.
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Biographie
modifierAvertissement
modifierLa similitude des patronymes a conduit à des erreurs dans plusieurs dictionnaires biographiques, où les rédacteurs ont confondu le François Hubert avec Urbain Hubert[2] (1741-) dit La Gelée, notaire à Laval, fédéraliste. Cette confusion a induit en erreur plusieurs historiens s’étant intéressés à la Révolution française.
Origine
modifierFrançois Hubert est le fils de Joseph-André Hubert, chirurgien du roi (décédé à l'âge de 82 ans en 1783[3]), et d'Anne-Renée Guittet.
- Joseph-André Hubert, chirurgien du roi, époux d'Anne-Renée Guittet
- François Hubert, époux d'Anne-Rose Lelièvre
- François, apothicaire, né à Laval vers 1760[4]. Il est officier municipal à Laval en décembre 1792[5], puis le , juge suppléant au tribunal de district.
- Pierre, médecin, époux de Jeanne Lemesle-Maisonneuve, né à Laval vers 1761[6], il étudie d'abord à Paris, en 1788, 1789, 1790 et 1791; il était officier de santé à Laval en l'an XII[7]. Il est nommé substitut du procureur de la Commune par Jean-François Boursault-Malherbe, en . En 1801, il était chirurgien de l'Hôpital Saint-Louis de Laval et membre du Conseil de santé des hôpitaux de Laval.
- François Hubert, époux d'Anne-Rose Lelièvre
Chirurgien
modifierIl est maître ès-arts de l'Université d'Angers en 1752[5]. Il épouse en 1761, Anne-Rose Lelièvre. Il est reçu maître-chirurgien[5], et succède à son père comme chirurgien du roi[8] demeurant paroisse de la Trinité à Laval,en 1776. Il va aux frais de la ville de Laval, suivre au Mans les cours d'obstétrique de Mme du Coudray en 1778, puis ouvre lui-même un cours sur la même matière à Laval, en 1780[9]. Il forme en 1781 quatre élèves pour lesquelles il reçoit des éloges[9]. Il tenait le dépôt « de l'onguent de feu sieur Canet, officier de la reine, connu pour la guérison de toutes sortes de plaies[3]. Il est initié le à la franc-maçonnerie dans la loge maçonnique L'Union à l'Orient de Laval. Premier surveillant, puis Vénérable de la loge maçonnique L'Union en 1786[5].
Révolution française
modifierLes élections municipales du 10- proclament René-François Plaichard Choltièree et Choquet, tous deux médecins, officiers municipaux, le chirurgien Lebourdais-Durocher, notable, le chirurgien François Hubert, maire de Laval. Le , François Hubert est élu maire de Laval.
Le , il harangue, au nom de la municipalité les lecteurs du département réunis dans l'église des Cordeliers de Laval[5]. Le , il félicite l'évêque Noël-Gabriel-Luce Villar lors de son entrée à Laval[3]. Ces deux discours à cette occasion ont été imprimés[3]. En octobre 1790, il signe l'émission des billets de confiance de sa ville[5].
Le , il devient chirurgien des prisons[9]. En , il est relevé de ses fonctions de maire[5]. Il est successivement nommé greffier du tribunal correctionnel de Laval (), membre du comité de surveillance (). Pendant la Terreur, en 1793, il est le chirurgien attaché à la prison du Monastère des Bénédictines de Laval, où étaient internées les notables[5]. Après la Chute de Robespierre, il est ensuite juge de police correctionnelle (), juré adjoint du jury d'examen des candidats au professorat à l'École Centrale de Laval.
Il était chargé de la comptabilité pour la fabrication du salpêtre dans le district de Laval, en 1794[9].
Notes et références
modifier- ↑ Baptisé à la paroisse de la Trinité.
- ↑ Emile Queruau-Lamerie, Les Conventionnels du département de la Mayenne. Laval, Imprimerie L. Moreau, 1885. p. 151-152.
- 1 2 3 4 « François Hubert », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. II.
- ↑ Il est initié le à la franc-maçonnerie dans la loge maçonnique L'Union à l'Orient de Laval. Il devient Second expert en 1786.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Marius Lepage, Histoire de la Franc-maçonnerie dans la Mayenne (1756-1951). Le Mans, Imprimerie Monnoyer, 1951. (avec la collaboration d'André Bouton), p. 80.
- ↑ Il est initié le à la franc-maçonnerie dans la loge maçonnique L'Union à l'Orient de Laval.
- ↑ Certificat du préfet, du 15 prairial an XI.
- ↑ Des lettres de Louis-Stanislas-Xavier, frère du roi, duc d'Anjou et du Maine, le nomment chirurgien du roi. Archives départementales de la Mayenne, B 867.
- 1 2 3 4 « François Hubert », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. IV.