François Viault
François Gilbert Viault, né le à Saint-Aulaye (Dordogne) et mort le à Saint-Michel-Léparon (Dordogne) est un médecin physiologiste français.
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Biographie
modifierFrançois Viault fait ses études à Angoulême et Bordeaux, avant d’aller étudier la médecine et les sciences naturelles à Paris. Sa carrière le mène à Dijon, et Nancy, avant un retour à Bordeaux. Mais il reste attaché à ses origines, puisqu’il devient maire de Saint-Aulaye de 1879 à 1882[1].
Professeur d'anatomie générale et d'histologie à la faculté de médecine de Bordeaux, il est chargé en 1889 par le ministère de l'Instruction publique d'une mission au Pérou. Il part ainsi de Saint-Nazaire en août et arrive à La Guaira le 26 après s'être arrêté en Guadeloupe et en Martinique.
En train, il gagne Caracas puis le est à Panama d'où il joint Guayaquil () puis Callao (). Le , il visite Lima et, le , part dans la sierra pour y étudier les effets de l'altitude sur le corps humain et sur les animaux. Il remonte ainsi en train les gorges du Rimac jusqu'à Casapalca puis continue à cheval, la voie s'étant effondrée, pour atteindre la hacienda de Morococha à 4 392 m d'altitude. Il y demeure quinze jours.
C'est à l'instigation de Paul Bert, qu'il va au Pérou pour vérifier sur place l'hypothèse de l'hyperglobulie de l'altitude. Il prépare ensuite à La Oroya () son voyage vers la Montaña. Il suit la vallée du Tacma et à La Merced est accueilli par un Français qui n'a pas vu de compatriote depuis cinq ans. Il revient à Lima le et reprend le bateau le 20 pour Quito et Guayaquil. Il est de retour en France en .
En 1891 il s'installe dans la commune de Saint-Michel-Léparon, voisine de Saint-Aulaye, où il acquiert le château de Saint-Sicaire et devient maire de la commune.
Il travaille sur la tuberculose et de nombreuses autres maladies. Il s'intéresse également à l'oïdium du chêne qui ravage les forêts de la région, et travaille aussi sur la vigne et le vin, à l’époque du phylloxéra. Il décède en 1918 des suites de la grippe espagnole dans son château de Saint-Sicaire[2],[1],[3].
Travaux
modifier- Étude critique sur la transfusion du sang et sur quelques injections intra-veineuses, 1875
- Recherches histologiques sur la structure des centres nerveux des plagiostomes, 1877
- Le corps de Wolff, 1880
- Traité élémentaire de physiologie humaine, Octave Doin (Paris), 1894, Texte disponible en ligne sur LillOnum
- Ultramar. Sensations d'Amérique. Antilles, Venezuela, Panama, Pérou, cordillères, Équateur, 1895
- État actuel de la question de l'hyperglobulie des altitudes, rapport présenté à la Société d'hydrologie et de climatologie de Bordeaux, 1913
Notes et références
modifier- 1 2 « Histoire Et Histoires Eulalienne, par Janine Faure », sur calameo.com (consulté le ).
- ↑ « Saint-Aulaye-Puymangou », sur SudOuest.fr (consulté le ).
- ↑ hervé chassain, « Un savant oublié », sur sudouest.fr, (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Numa Broc, Dictionnaire des Explorateurs français du XIXe siècle, T.3, Amérique, CTHS, 1999, p. 335-336

- John B West, High Life: A History of High-Altitude Physiology and Medicine, 2013, p. 200-203
Liens externes
modifier- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative à la recherche :