Friedrich Wilhelm Eichens
Friedrich Wilhelm Eichens, aussi connu en France sous le nom de William Eichens, est un mécanicien fabricant de matériel de précision pour l'astronomie, né à Berlin le et mort à Bourg-la-Reine le [1].
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Biographie
modifierFriedrich Wilhelm Eichens est le fils de Paul Friedrich Gottlieb Eichens et d'Elisabeth Devrient[2] .
Peu d'informations sont connues avant qu'il devienne le directeur de l'atelier de Marc Secretan qui s'était associé en 1847 avec Noël Paymal Lerebours jusqu'en 1855, spécialisé dans la fabrication de matériel de précision pour l'astronomie.
En 1857, Léon Foucault (1819-1868) a réalisé son premier miroir de télescope en verre argenté. Il a alors réalisé des miroirs de plus en plus grands. Il a réalisé un miroir de 80 cm de diamètre pour un télescope pour l'observatoire de Marseille. Le miroir est placé sur une monture équatoriale construite par Wilhelme Eichens qui a été un proche collaborateur de Léon Foucault. Ce télescope est essayé sur la terrasse de l'observatoire de Paris. En 1864, ce télescope à miroir de réflexion, qui fut pendant quelques années le plus grand du monde, est transféré à l'observatoire de Marseille par Wilhelm Eichens avec l'aide de Paul Gautier. Il a fonctionné jusqu'en 1950[3],[4],[5].
Il fonde sa propre maison en 1866. Paul Gautier qu'il avait formé dans l'atelier Lerebours & Secretan le suit dans ce nouvel atelier.
Quand en 1866, le gouvernement péruvien a demandé à Cabello de construire un observatoire à Lima, celui-ci, après un long séjour en Europe, a commandé à Wilhelm Eichens le matériel pour former l'outillage du futur observatoire : un cercle méridien, une lunette méridienne, un chercheur de comète, un équatorial qui sont semblables à ceux commandés pour l'observatoire de Marseille[6].
En 1867, il a réalisé un régulateur à ailettes de Foucault pour lequel il a reçu un grand prix à l'Exposition universelle de 1867. Il a été monté sur l'entraînement du sidérostat posthume de Foucault[7],[8].

Marc Seguin (1786-1875) a acheté le domaine de Varagnes pour y poursuivre des activités scientifiques et culturelles. Il y a fait construire un observatoire. Une partie du matériel est fourni par Brunner. Un télescope de Foucault est placé sous la coupole principale. Ce télescope de type Newton est munis d'un miroir primaire en verre argenté par un procédé chimique, poli de façon à lui donner une forme parabolique monté sur une monture équatoriale dite à l'allemande. Cette monture a été réalisée par Wilhelm Eichens équipée d'un mouvement d'horlogerie avec un régulateur de vitesse à ailettes de Foucault. Il porte la marque W. EICHENS, PARIS/1873[9].

Il fournit des matériels d'astronomie à de nombreux observatoires. Il fournit des cercles méridiens à :
- observatoire de Lima, en 1875 (diamètre de 1 m),
- observatoire de Paris, en 1877 (diamètre de 1 m)
- observatoire de Marseille, en 1878 (diamètre de 1 m)
- observatoire de Lyon, en 1879 (diamètre 80 cm)
- observatoire d'Hendaye, en 1880 (diamètre 70 cm)
- observatoire de Bordeaux, en 1881 (diamètre de 1 m).
Il est membre du Bureau des longitudes en 1878 comme artiste, artiste adjoint[10].
Georges Rayet, directeur de l'observatoire de Bordeaux a passé commande au fabricant munichois Sigmund Merz (1824-1908) d'un objectif de 14 pouces (38 cm environ) à livrer en . Wilhelm Eichens doit fournir la monture qui est terminée par Paul Gautier, en 1882[11]. En , Wilhelm Eichens a signé un contrat pour la fourniture à l'observatoire de Bordeaux d'une petite lunette équatoriale avec un objectif de 8 pouces (20,3 cm, à réaliser en 15 mois[12].
Paul Gautier a créé son propre atelier en 1876. Il reprend l'atelier de Wilhelm Eichens en 1881.
Friedrich Wilhelm Eichens meurt à Bourg-la-Reine le . Il est inhumé le au cimetière du Montparnasse 13e division[13]. Philipp Hermann Eichens (de), lithographe et graveur allemand, est inhumé le dans la même tombe[14].
Distinction
modifierNotes et références
modifier- ↑ Acte de décès à Bourg-la-Reine, n° 34, vue 10/22.
- ↑ : Gedbas : Friedrich Wilhelm Eichens
- ↑ CNRS Images : Télescope de Foucault à l'observatoire de Marseille
- ↑ Futura Sciences : Jean-Baptiste Feldmann, Le télescope de Foucault à l'observatoire de Marseille
- ↑ L'observatoire de Paris : Les télescopes de Foucault
- ↑ Charles André et Alfred Angot, « Observatoire de Lima », dans L'astronomie pratique et les observatoires en Europe et en Amérique depuis le milieu du 17e siècle jusqu'à nos jours, vol. 4e partie -Observatoires de l'Amérique du Sud, Paris, Gauthier-Villars, (lire en ligne), p. 44-48
- ↑ Observatoire de Paris : Les régulateurs
- ↑ Observatoire de Paris : Héliostats et sidérostats
- ↑ epotec - Université de Nantes - Observatoire de Varagnes : Télescope de Foucault
- ↑ Les procès-verbaux du Bureau des Longitudes : Eichens, Frédéric Wilhelm (1818-1884)
- ↑ Sirius : Épisode 5 : La grande lunette équatoriale de 14 pouces
- ↑ Sirius : Épisode 4 : La petite lunette équatoriale de 8 pouces
- ↑ Cimetière du Montparnasse-Répertoire annuel d'inhumation : Digard-Fontaine de Resbecq, Comtesse de (1880-1884), Eichens Frédéric Guillaume, p. 19
- ↑ Cimetière du Montparnasse-Répertoire annuel d'inhumation : Delaunay-Etex (1885-1889), p. 28
- ↑ Base Léonore : Eichens, Frédéric Guillaume
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Marcus Granato et Françoise Le Guet Tully, « Les principes de la restauration d’instruments scientifiques : le cas du cercle méridien Gautier de l’observatoire de Rio de Janeiro », In Situ Revue des patrimoines, no 10, (lire en ligne)