Félicien Joly

résistant communiste français

Félicien Joly, né à Escaudain le et mort fusillé par les nazis le (à 21 ans) à la Citadelle de Lille, est un jeune communiste résistant français.

Félicien Joly
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière d'Escaudain (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Partis politiques
Vue de la sépulture.

Biographie

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Issue d'une famille ouvrière du Nord, Félicien Joly poursuit ses études jusqu'au brevet élémentaire, puis au brevet supérieur lui permettant de devenir instituteur à Fresnes-sur-Escaut[1],[2].

Dans la Résistance

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Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la Résistance. Il est un des dirigeants des Jeunesses communistes et des Bataillons de la jeunesse aux côtés de Germinal Martel, membre du comité central des JC et son frère Aimable Martel, René Denys, les frères André et Jules Bridoux, Eusebio Ferrari.

Il participe aux premiers sabotages du matériel de l'armée allemande[3]. Dès , il est de ceux qui rédigent et diffusent des numéros spéciaux de l'Avant-Garde et En avant, un journal des Jeunesses communistes du Nord[4]. Le groupe auquel il appartient prend aussi une part importante  par la distribution de tracts  dans l'organisation d'une grève de mineurs en avril puis en [5].

En , Félicien Joly, René Denys, Eusebio Ferrari et les frères Bridoux font dérailler un train de troupes allemandes sur le trajet entre Lille et Valenciennes[6].

Arrêté le à Escaudain, il est condamné à mort et fusillé le à la Citadelle de Lille[7], en même temps que quatre autres jeunes communistes : Maurice Dor, Jean Dubois, Charles Robiquet et Sandor Serediak,

Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière d'Escaudain.

Lettre d'adieu

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Dans la dernière lettre adressée à ses proches, Félicien Joly exorte à envisager l'avenir avec confiance :

« Bientôt le rude hiver, bientôt aussi le bel été. Moi je vais rire de la mort, car je ne vais pas mourir, on ne va pas me tuer, on va me faire vivre éternellement. Mon nom va sonner après ma mort, non comme un glas, mais comme une envolée d'espoir.

[...] Je vais mourir pour que la France soit libre, forte et heureuse[8]. »

Hommage

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L'école primaire Félicien-Joly à Bruille-lez-Marchiennes.

Les collèges de Fresnes-sur-Escaut et d'Escaudain portent le nom de Félicien Joly pour honorer sa mémoire[2], ainsi qu'une école à Bruille-lez-Marchiennes. Une salle de sport à Aulnoy-lez-Valenciennes porte le nom de Félicien Joly depuis 1975.

Notes et références

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  1. Michel Rousseau, Odette Hardy-Hémery, Notice biographique, sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr
  2. 1 2 Félicien Joly, sur 2c.ac-lille.fr
  3. Valérie Aubert, « Les collégiens perpétuent la mémoire du résistant Félicien Joly », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  4. A. Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, éd. de 1990, p. 159
  5. A. Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, éd. de 1990, p. 166
  6. A. Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, éd. de 1990, p. 179
  7. Fusillés, sur lacoupole-france.com
  8. Extrait de la lettre « À tous ceux qui me sont chers » reproduite dans Les bataillons de la jeunesse, A. Ouzoulias, éd. de 1990, p. 181

Annexes

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Liens externes

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Bibliographie

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