Gabriel Gratet du Bouchage
Gabriel Gratet du Bouchage, dit le vicomte du Bouchage, né le à Grenoble (Généralité de Grenoble) et décédé le à Pau (Pyrénées-Atlantiques), est un aristocrate et un homme politique français, issu de la famille de Gratet.
| Pair de France | |
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| Membre de la Chambre des députés des départements Première législature de la Seconde Restauration Isère | |
| - | |
| Maire Brangues | |
| à partir de |
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| Père |
Humbert de Gratet du Bouchage (d) |
Biographie
modifierOrigines
modifierFrançois Gabriel Gratet du Bouchage naît le à Grenoble, dans la généralité de Grenoble, en Dauphiné[1],[2]. Il appartient à la branche aînée de la famille noble dauphinoise des Gratet[3],[4]. Il est le fils d'Humbert Ier de Gratet, comte du Bouchage (1738-1779), et de Catherine Bonne de Regnauld de Parcieu (1752-1819)[1],[4].
Le couple a un autre fils, Ange-François Humbert II (1772-1842), héritier du titre de comte, qui sert le roi dans l'Armée des émigrés, et deux filles[1],[4].
Certaines sources ont considéré, par erreur, qu'il était le fils de Marc Joseph de Gratet Dubouchage, issue de la branche cadette[4], préfet des Alpes-Maritimes sous Napoléon Ier[3],[2]. Ils le font ainsi le neveu et fils adoptif de François-Joseph de Gratet, ministre de la Marine[2].
Carrière politique
modifierGabriel Gratet du Bouchage est maire de Brangues en 1802[1],[2]. Il est élu député de l'Isère de 1815 à 1816, siégeant avec les ultras au sein de la Chambre introuvable[2].
Il entre à la chambre des pairs, le [2],[1]. Il est « confirmé au titre de baron-pair héréditaire, sur institution de majorât de pairie, par lettres patentes du , avec même règlement d’armoiries : d'azur, au griffon d'or. »[1]
Maintenu sous la monarchie de Juillet, il devient un des leaders de l'opposition légitimiste[2].
Famille
modifierGabriel Gratet du Bouchage épouse le Caroline[1]/Charlotte de Planelli de Lavalette, fille de Charles Planelli de Lavalette[4],[5]. Charles Planelli de Lavalette était marié, en troisième noces, avec Marie-Sophie-Bonne de de Gratet-Dubouchage/du Bouchage (1774-1832), sœur du père de Gabriel Gratet du Bouchage[5]. Le couple est sans postérité[1].
Titres et distinctions
modifier- Titre de couroisie : vicomte du Bouchage[1]
- Titre de pair héréditaire ()[1]
- Titre de baron-pair héréditaire (L.P. )[1]
- Chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem[1]
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné, Lyon, Imprimerie Louis Perrin, (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 285-286.
- « Gabriel Gratet du Bouchage », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830 : les familles titrées et anoblies au XIXe siècle, t. 3, Paris, H. Champion, , 342 p. (lire en ligne), p. 231-233.
- 1 2 3 4 5 6 7 « Gabriel Gratet du Bouchage », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (consulté le ).
- 1 2 Rivoire de La Bâtie 1867, p. 285-286.
- 1 2 3 4 5 Louis-Pierre d'Hozier, Armorial général de France ou Registres de la noblesse de France, t. 11 : Dauphiné, imprimerie de Jacques Collombat, (lire en ligne), p. 818-819.
- 1 2 Sylvain Turc, « Les alliances matrimoniales dans la haute société grenobloise lors du premier XIXe siècle (1790-1850) : conservatismes et changement social dans un contexte révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française, vol. Varia, no 366, , p. 105-127 (lire en ligne).