Gabrielle Filteau-Chiba

traductrice et auteure canadienne

Gabrielle Filteau-Chiba, née le au Québec, est une romancière québécoise. Ses romans sont notamment consacrés à la défense de la nature.

Gabrielle Filteau-Chiba
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Prix du livre Les Visionnaires (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Gabrielle Filteau-Chiba est née en 1987 à Montréal[1], fille d’un professeur de langue et d’une traductrice médicale[2]. Elle étudie à l'université Laval et en sort diplômée en 2010[1].

Elle travaille ensuite comme traductrice. En 2013, elle quitte son emploi et l'agitation de Montréal pour partir vivre dans une cabane en bois en forêt, dans la région du Kamouraska, au bord de la rivière de même nom, sans électricité, sans eau, et sans réseau, entourée de coyotes et d'ours[1],[2],[3]. Le premier hiver est un hiver de solitude et d’ensauvagement, mais aussi d'apaisement. Puis elle côtoie un groupe d’écologistes en lutte contre un projet d’oléoduc[1], et s'installe avec un amoureux dans une maison érigée à côté de sa cabane. Ils ont une fille[1].

Elle devient conseillère municipale de Saint-Bruno-de-Kamouraska lors d'une élection partielle de 2016 ; réélue en 2017[2], elle démissionne en 2019.

Quelques années plus tard, temporairement, elle se rapproche à nouveau de Montréal pour que sa fille puisse aller à l’école[1].

Elle se consacre à l'écriture, initialement dans un but militant, pour partager ses convictions sur la sauvegarde nécessaire de la nature à travers des romans à la fois engagés et poétiques[1].

Trilogie La forêt du Kamouraska

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Gabrielle Filteau-Chiba est l'autrice d'une trilogie romanesque, publiée au Québec : Encabanée (2018[2]), Sauvagines (2019[4]) et Bivouac (2021[5]). Également artiste, elle est l'illustratrice de ses romans[5].

Encabanée s'appuie sur son journal intime où elle relate son abandon de la ville pour aller s’installer dans une cabane, journal dont elle en tire un roman, avec un personnage de fiction, Anouk[3].

Sauvagines est un thriller, autant qu’un livre sur la nature, s'appuyant sur un autre personnage de fiction, Raphaëlle, une agente de protection de la faune, aux prises avec un braconnier. On y retrouve aussi le personnage d'Anouk[3],[4],[6].

Bivouac a lui aussi le rythme et la tension d'un thriller ; il inclut également les personnages d'Anouk et de Raphaëlle, aidées d'un troisième, Riopelle (aussi nommé Robin). Le groupe engage une lutte contre l'industrie pétrolière.

Trois façons de protéger la nature sont exposées indirectement à travers cette fiction : le retrait, le développement d'un modèle alternatif ou l’activisme. Entre les passages consacrés à la magie des arbres, un plaidoyer prend place pour un nouveau rapport avec le territoire naturel québécois, moins prédateur et partagé avec les peuples autochtones[1],[5].

Hexa, roman d'anticipation

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Elle poursuit son récit des forêts du Nord du Québec dans Hexa, toujours empreint de sororité et de « féminisme rural »[7]. Roman d'anticipation, il dépeint le quotidien de planteuses d'arbres qui, chaque été, vont reboiser les forêts et s'échapper de la Cité emmurée et surveillée[7]. L'autrice a été accompagnée lors de l'écriture de son roman par Margaret Atwood, référence dans la littérature dystopique féministe avec, entre autres, La Servante écarlate[8].

Comme dans ses précédents ouvrages, Hexa est inspiré de l'expérience personnelle de l'autrice, ici en tant que planteuse d'arbres[8].

Ouvrages

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Trilogie La forêt du Kamouraska

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Distinctions

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Sélections

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Gladys Marivat, « Gabrielle Filteau-Chiba, veilleuse d’arbres », Le Monde, (lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 Dominic Tardif, « Gabrielle Filteau-Chiba, l’émerveillement de la conseillère », Le Devoir, (lire en ligne).
  3. 1 2 3 Véronique Cassarin-Grand, « Gabrielle-Filteau Chiba : "La lutte pour le territoire peut être magnifique" », L'Obs, (lire en ligne).
  4. 1 2 « Second roman pour Gabrielle Filteau-Chiba », ICI Radio-Canada Première, (lire en ligne).
  5. 1 2 3 Iris Gagnon-Paradis, « Bivouac. Pour l’amour de la forêt », La Presse, (lire en ligne)
  6. Virginie Bloch-Lainé, « Vient de paraître : Gabrielle Filteau-Chiba, Lucile Génin, Thomas Gunzig… », Libération, (lire en ligne).
  7. 1 2 Alexis Gacon, « Dans la cabane de Gabrielle Filteau-Chiba, l’autrice écologiste de l’année », sur Reporterre, (consulté le ).
  8. 1 2 Marie Chaudey, « Gabrielle Filteau-Chiba, une fée en résistance », sur La Vie.fr, 2025-02-11cet21:57:03+01:00 (consulté le ).
  9. Guy Marceau, « Gabrielle Filteau-Chiba remporte le Prix du livre de l’année 2021 », L'info du nord - Sainte-Agathe, (lire en ligne Accès libre).
  10. Antoine Oury, « Hexa, de Gabrielle Filteau-Chiba, Prix du livre Les Visionnaires 2026 », sur ActuaLitté.com, (consulté le ).
  11. (fr-CA) Rédaction, « Littérature : Gabrielle Filteau-Chiba et le genre hopepunk », sur Journal Accès, (consulté le ).
  12. « Prix Sirène Lapérouse 2025 : le nouveau prix de poésie contemporaine », sur ActuaLitté.com (consulté le ).

Voir aussi

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