La gare de Mamers est une gare ferroviaire française fermée de la ligne de Mamers à Mortagne-au-Perche et de la ligne de Mamers à Saint-Calais. Elle est située sur le territoire de la commune de Mamers dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire.

Mamers
Image illustrative de l’article Gare de Mamers
La gare au début des années 1900.
Localisation
Pays France
Commune Mamers
Adresse Rue de la Gare
Coordonnées géographiques 48° 20′ 50″ nord, 0° 21′ 53″ est
Exploitant SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) La Hutte - Coulombiers à Mamers
Mamers à Saint-Calais
Altitude 120 m
Historique
Mise en service
Fermeture (voyageurs)
(marchandises)
Architecte Alfred Faliès

Carte

Situation ferroviaire

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Établie à 123 mètres d'altitude, la gare de Mamers, de 1872 à 1975, est située au point kilométrique (PK) 24,6 de la ligne de La Hutte - Coulombiers à Mamers dont elle est une gare terminus. Elle est également située au pk 0 de la ligne de Mamers à Saint-Calais.

Histoire

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Le bâtiment de la gare vers 1900.

L’établissement de la ligne de Mamers à Saint-Calais est envisagé dès les années 1860, dans le cadre de la loi Migneret (1865), laquelle a pour objet de favoriser la desserte des préfectures et sous-préfectures par le rail[1]. Ce projet, justifié par la nécessité de relier les chefs-lieux d’arrondissement et de desservir les cantons intermédiaires, se concrétise par la construction d’une ligne à voie normale longue de 77 kilomètres. La gare de Mamers, édifiée selon les plans-type de l’ingénieur Alfred Faliès, alors chef du service technique de la compagnie ferroviaire de Saint-Calais, est conçue en 1868[2]. Ces plans prévoient, pour les gares de première classe, un bâtiment voyageurs à trois baies et une halle aux marchandises à quatre travées[2]. L’autorisation de construction, délivrée par arrêté préfectoral le , permit l’achèvement des travaux avant la mise en service de la ligne[2]. La gare de Mamers est mise en service le , lors de l'ouverture de l'exploitation de la section de ligne de Connerré à Mamers. L'inauguration officielle a lieu le de la même année. La section suivante de Mamers à Saint-Calais est mise en service le . La gare devient un nœud ferroviaire lors de l'ouverture à l'exploitation de la ligne de La Hutte - Coulombiers à Mamers, le [3].

Intérieur de la gare.

La ligne de Mamers à Saint-Calais est successivement exploitée par diverses compagnies ferroviaires avant d’être reprise par une régie départementale, du fait de la cessation d’activité du réseau des tramways de la Sarthe en 1947[2]. La gare de Mamers revêtait une importance économique notable, favorisant l’acheminement des denrées agricoles et des produits manufacturiers, en particulier du fait de son embranchement vers la sucrerie locale, définitivement mise hors service en 1980. À compter de 1937, des autorails Renault de type VG, ultérieurement relayés par des modèles Verney et Billard, sont mis en circulation afin d’alléger les frais d’exploitation. En 1946, une locomotive-tender 030T SACM, dite Hannibal, vint renforcer le parc matériel, tandis que des locotracteurs plus modernes remplacent progressivement les anciennes machines Fives-Lille à partir de 1948[2].

La ligne de Mamers à Saint-Calais cesse définitivement son service aux voyageurs le et le trafic des marchandises prend fin le , scellant ainsi la fermeture de la gare de Mamers[2]. Un embranchement, reliant Mamers à la sucrerie Unisuc de Saint-Rémy-des-Monts, subsista quelque temps, bien que sa date exacte de déclassement demeure indéterminée. Le bâtiment de la gare est ensuite détruit, et l’emplacement de la rue de la Gare fit l’objet d’une réaffectation urbaine. En 2022, la municipalité adopte un projet de voie verte destiné à revaloriser cet espace désaffecté[4].

Notes et références

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  1. Alain Dieuleveult, Le siècle des petits trains ou l’histoire exemplaire du réseau départemental de la Sarthe. (Histoire), Le Mans, Éditions Cénomane, .
  2. 1 2 3 4 5 6 Claude Wagner, Les tramways de la Sarthe : du XIXe siècle aux années 2000. Le Mans, Éditions de la Reinette, .
  3. Laederich et Moret 2004, p. 60 et 97.
  4. Le Maine Libre, « Mamers. Un projet de voie verte rue de la Gare » Accès libre, sur Ouest-France, (consulté le ).

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Pierre Laederich et Bruno Moret, « Le développement du réseau : la création des transversales », Le Train, les archives de Ouest-État, vol. Tome 1 « L'histoire de la compagnie de l'Ouest », no spécial, , p. 60 et 97. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Voir aussi

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