Gaspar Yanga

meneur d'une rébellion d'esclaves au Mexique, d'origine gabonaise

Gaspar Yanga (Nyanga) était le meneur d'une rébellion d'esclaves au Mexique au début de la période coloniale espagnole. Originaire du Gabon (à l'époque compris dans le Royaume Kongo) , Nyanga, du nom de la région où vit toujours actuellement le peuple de l'ethnie Punu, était un prince capturé vers 1570 pour être envoyé dans les champs de cannes à sucre au Mexique. Contestant l'autorité coloniale, il trouva refuge avec quelques fugitifs, dans les montagnes raides de Veracruz (Sierra Madre). La communauté (appelée généralement "palenque") comptait entre quelques centaines et un millier d'individus, et subsistait grâce à la pratique de l'agriculture, mais aussi aux pillages des cargaisons espagnoles via des techniques de guerrillas. C'est d'ailleurs vers 1608-1610, après près de quarante années d'affrontements, que les autorités espagnoles épuisées, reconnurent l'autonomie du palenque de Gaspar Yanga qui en devint le représentant légal, et l'autorité principale jusqu'à sa mort , le consolidant ainsi comme le fondateur de la première cité d'Hommes noirs libres des Amériques .

Gaspar Yanga
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Dirigeant communautaire, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Statuts
Esclave (jusqu'en ), marron (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Se disant membre d'une famille royale du Gabon, Yanga est devenu le chef d'une bande d'esclaves marrons près du Veracruz vers 1570[1]. En s'échappant dans les montagnes, lui et ses compagnons édifièrent une petite colonie libre[2]. Pendant plus de 30 ans celle-ci grandit, survivant en partie en capturant les caravanes qui ramenaient des marchandises au Veracruz. En 1609 la décision fut prise par le gouvernement colonial de mettre fin à cette aventure.

Cependant, l'armée espagnole constituait de 100 soldats et 150 indiens ne réussit pas à démanteler le campement qui regroupait 80 hommes et 24 femmes noires ou amérindiennes ainsi que beaucoup d'enfant[3]. Les marrons fuirent et établirent leur village autre part. Deux autres tentatives de l'armée pour les déloger et les tuer eurent lieu, mais résultèrent à nouveau en échec. Si bien, qu'en 1618, Yanga et un représentant du roi d'Espagne conclurent un accord de paix, et qu'en 1631, la ville fut reconnu par le vice-roi d'Espagne sous le nom de San Lorenzo de los Negros, comme un pueblo libre, où l'esclavage n'a plus cours, mais qui en échange jure fidélité au roi et s'engage à ne pas donner asile aux marrons.

Références

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  1. ↑ (en) « Slave rebellions », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  2. ↑ (en) Alvin O. Thompson, Flight to Freedom : African Runaways and Maroons in the Americas, University of West Indies Press, , 381 p. (ISBN 978-976-640-180-1, lire en ligne)
  3. ↑ Aline Helg, « Le marronnage, une voie risquée mais possible vers la liberté », dans Plus jamais esclaves ! De l’insoumission à la révolte, le grand récit d’une émancipation (1492-1838), Paris, La Découverte, (lire en ligne), p. 61-90

Bibliographie

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  • Jane G. Landers, Slaves, Subjects, and Subversives : Blacks in Colonial Latin America, Albuquerque, University of New Mexico Press, (ISBN 0-8263-2397-9), « Cimarrón and Citizen: African Ethnicity, Corporate Identity, and the Evolution of Free Black Towns in the Spanish Circum-Caribbean »
  • Charles Henry Rowell, « El Primer Libertador de las Americas: Editor's Notes », Callaloo, vol. 31, no 1,‎ , p. 1–11 (DOI 10.1353/cal.0.0003)

Voir aussi

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