Geneviève Aubrun Jaillette

médecin, résistante et femme politique française

Geneviève Amélie Aubrun, épouse Jaillette, née le à Boulogne-sur-Mer[1] (Pas-de-Calais) et morte le dans la même commune, est une médecin, résistante et femme politique française.

Geneviève Aubrun Jaillette
Fonction
Conseillère municipale de Boulogne-sur-Mer
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Geneviève Amélie AubrunVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Centre hospitalier de Boulogne sur Mer (d) (-)
Collège Angellier de Boulogne-sur-Mer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Membre de
Conflit
Lieux de détention
Distinctions

Biographie

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Enfance

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Geneviève Aubrun naît le à Boulogne-sur-Mer[1] (Pas-de-Calais). Elle est la fille de Philippe Aubrun, inspecteur des écoles primaires[2] et de Marie Louise Monvion.

Ses études de médecine

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Elle commence ses études supérieures à la Faculté des sciences. En 1912 elle obtient un certificat d'études physiques, chimiques et naturelles et en 1913 le baccalauréat. Elle débute ses études de médecine à Lille en 1913. À la fin de l'année 1916, à cause de la guerre, elle part à Paris pour y finir ses études[3]. Elle y soutient sa thèse[4] et obtient son doctorat en 1919. En 1920, elle s'installe au 20 rue Dutertre, dans sa ville natale, où elle exerce aux côtés de ses 28 collègues masculins[3],[5].

La résistance

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Lors de la Première Guerre mondiale, dans Lille occupée, Geneviève Aubrun participe à la distribution de l’Oiseau de France, journal clandestin de la Résistance[2].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle s'engage aussi dans la Résistance[2].

Elle fait partie du groupe « Patrie » de à . Elle donne ses soins à tous, militaires français et Alliés, fait de l’espionnage et de la propagande anti-allemande, distribue de nombreux certificats médicaux. Elle est restée en possession de son poste de T.S.F. et propage des nouvelles reçues par radio, elle distribue des tracts et journaux clandestins. Elle porte secours aux réfractaires, aux prisonniers et parachutistes alliés et favorise leur évacuation[6].

Arrêtée le par la Marine Küstenpolizei, elle est condamnée à 6 mois de prison[6]. Elle est détenue à la prison de l'enclos de l'évêché (à Boulogne-sur-Mer) puis transférée à Loos le 24 Juin 1944. Elle est libérée par les Alliés le [6].

Famille

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Elle se marie le à Boulogne-sur-Mer avec François Jaillette.

Son travail de médecin après la guerre

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Elle exerce à Boulogne-sur-Mer pendant plus de 47 ans. Elle n'hésite pas à se rendre à tout moment auprès de ses malades pour leur apporter aussi bien un réconfort moral que des soins[2].

Diplômée de puériculture et de médecine infantile, elle a plus particulièrement orienté ses activités vers la protection maternelle et infantile ainsi qu’à l’hygiène sociale[2].

Souhaitant aider les mères à résoudre les problèmes importants et délicats d’hygiène et d’alimentation dans la première année de la vie, elle s'attache tout au long de sa carrière à abaisser le taux de mortalité infantile. Engagée, elle œuvre au sein de la Croix Rouge boulonnaise où elle est chargée de la consultation des nourrissons, et est responsable de la médecine scolaire au collège Angellier. Elle prend sa retraite en 1967[2].

Son engagement politique

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Geneviève Aubrun Jaillette s’engage aussi en politique. Elle occupe la tête de liste MRP (Mouvement républicain populaire) aux élections municipales à Boulogne-sur-Mer en 1945[7]. Elle devient la première femme tête de liste à Boulogne-sur-Mer. Elle est élue conseillère municipale, devant la première femme élue de la ville[8].

Face à Henri Henneguelle, elle réussit à obtenir 45,6% de voix au second tour[7],[9] avec la Liste d’union présentée par le Centre national des républicains sociaux et par le Parti républicain paysan dans la 1ère circonscription du Pas-de-Calais (Boulogne, Montreuil, Saint-Omer).

En 1953, sur la liste de Robert Meaux, elle se représente aux municipales de Boulogne-sur-Mer mais n’obtient que 6,5% des votes[10].

Geneviève Aubrun Jaillette meurt le à Boulogne-sur-Mer.

Hommages

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Elle a reçu différents hommages et récompenses[11] :

Notes et références

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  1. 1 2 « registre d'état civil (naissances) de Boulogne-sur-Mer année 1892 (vue 97/242) », sur archivesenligne.pasdecalais.fr (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 Boulogne au féminin. Histoire de la femme du 18e siècle à 1975, Tourcoing, Archives municipales de Boulogne-sur-mer, , 138 p. (ISBN 9782955723807), p. 61, 76, 83, 97, 101
  3. 1 2 « Pionnières, les premières étudiantes à Lille », (consulté le )
  4. ↑ « Thèse pour le doctorat en médecine, par Geneviève Aubrun. Coexistence de rhumatisme chronique déformant polyarticulaire et de tumeurs blanches suppurées. », sur Bibliothèques patrimoniales de Paris, (consulté le )
  5. ↑ « Répertoire ou dépouillage d'archives Paris Université »
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Base léonore mémoire de proposition »
  7. 1 2 Collectif, Femmes et Résistance en Belgique et en zone interdite, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, (ISBN 978-2-490296-12-5, lire en ligne)
  8. ↑ « Rues misogynes ? Les Boulonnais ne manquent pourtant pas d'idées... », sur boulognesurmer.maville.com (consulté le )
  9. ↑ « Visages et itinéraires de Résistantes d’inspiration chrétienne dans le Nord-Pas-de-Calais : de Marthe à Marie », dans Femmes et Résistance en Belgique et en zone interdite (lire en ligne), paragraphe 30
  10. ↑ Bernard Lachaise, Résistance et politique sous la IVe république, Presses Univ de Bordeaux, (ISBN 978-2-86781-335-1, lire en ligne)
  11. ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

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