George Hislop

personnalité politique canadienne

George Hislop, né le et mort le , est une figure majeure du militantisme homosexuel au Canada. Il est l'un des premiers candidats ouvertement gay à briguer des fonctions politiques au Canada et joue un rôle clé dans l'essor de la communauté gay de Toronto.

George Hislop
Biographie
Naissance
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Swansea (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
TorontoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité

Biographie

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Début de carrière

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Hislop étudie l'art dramatique à la Banff School of Fine Arts et obtient son diplôme en 1949. Il travaille ensuite comme acteur, puis dirige une entreprise de design d'intérieur avec son partenaire, Ron Shearer.

Dans les années 1980, il écrit des critiques de films érotiques gay dans la revue Sightlines[1].

Activisme

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En 1971, Hislop cofonde la Community Homophile Association of Toronto (CHAT), une des premières organisations canadiennes pour les droits des personnes gays et lesbiennes. Le , il prend part à l'organisation de We Demand, la première manifestation canadienne pour les droits LGBT tenue sur la colline du Parlement à Ottawa. En 1977, il joue un rôle critique de médiateur avec la police dans l'affaire du meurtre d'Emanuel Jaques[1].

Élections

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En 1980, Hislop se présente au poste de conseiller aux élections municipales de Toronto. Sa candidature est soutenue par le maire sortant John Sewell, dont les prises de position en faveur des droits LGBT contribuera à son échec aux élections. L’association des policiers de Toronto (TPA) se prononce contre les deux candidats, en raison des tensions entre les forces de l'ordre et la communauté gay à cette période[1].

L'année suivante, Hislop se présente comme candidat indépendant à l'élection provinciale, afin d'attirer l'attention publique sur les descentes de polices de 1981 visant les bains et saunas gays de Toronto. Pour avoir été copropriétaire d'un bain, le Barracks, Hislop fait lui-même l'objet d'une arrestation, lors d'un raid de la police, et est condamné pour « gestion de maison close ». Il est défait avec 2 677 voix (9,3%), un résultat appréciable pour un candidat indépendant, contre Susan Fish.

Au cours des années 1980 et 1990, Hislop poursuit ses activités entrepreneuriales et militantes.

Activités ultérieures

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En 2003, le député George Smitherman recommande de nommer Hislop pour l'Ordre de l'Ontario.

La même année, Hislop et d'autres militants présentent un recours collectif contre le gouvernement fédéral. L'objet de la demande vise la rétroactivité du paiement des prestations de retraite aux conjoints survivants de même sexe pour les années antérieures à 1998, l'année de la reconnaissance des couples de même sexe, dans le cadre du Régime de pension du Canada (RPC/CPP). Hislop n'a pas pu bénéficier de ces prestations au décès de son partenaire en 1986.

La poursuite vise à étendre les prestations rétroactives à l'inclusion, en 1985, des droits à l'égalité des homosexuels et des lesbiennes dans la Charte des droits et libertés. Le , la Cour donne gain de cause à Hislop et ses co-demandeurs, bien que le gouvernement fédéral dépose par la suite un appel, controversé, de la décision. Le gouvernement fédéral perd en appel le , lorsque la Cour suprême se prononce en faveur de Hislop[1].

Toujours en 2004, Hislop est grand maréchal du défilé de la fierté à Toronto.

En 2005, Hislop est le premier récipiendaire du prix Karl Heinrich Ulrichs de l'International Lesbian and Gay Law Association en l'honneur de sa contribution à la cause LGBT au Canada. Il est cité par le leader du Nouveau Parti démocratique Jack Layton comme une influence importante, à l'égard de son soutien aux droits LGBT. En août de la même année, Hislop reçoit son premier chèque de pension en vertu du jugement rendu en 2004.

Mort et hommages

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George Hislop, qui souffrait de diabète, de la maladie de Parkinson et d'un cancer de l'œsophage, meurt le à l'hôpital Grace de Toronto[2]. Dans son avis de décès, Eye Weekly qualifie Hislop de « maire officieux de la communauté gay de Toronto ».

En , une semaine seulement après son décès, Hislop se voit décerner à titre posthume le premier prix Jonathan R. Steinert et Fernando G. Ferreiro, la plus prestigieuse distinction canadienne, récompensant la contribution aux communautés LGBT. La bourse de 12 500 $, instaurée par la Fondation pour l’appel de la communauté lesbienne et gay, fut remise à la succession de Hislop.

Un parc situé dans le quartier Church and Wellesley est nommé en son honneur[3].

Un portrait photographique, réalisé par l'artiste Norman Hatton, est conservé à la collection nationale de portraits des archives lesbiennes et gays du Canada[4].

Références

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  1. 1 2 3 4 (en-US) « Remembering George Hislop », sur Hassle Free Clinic (consulté le )
  2. Christian Cotroneo, George Hislop, 78: 'Canada's official homosexual' , Toronto Star, 9 octobre 2005.
  3. (en) Time Out, Time Out Toronto, Time Out, (ISBN 978-1-904978-32-9, lire en ligne)
  4. (en) « Inductee | CLGA Canadian Lesbian & Gay Archives » [archive du ], sur www.clga.ca (consulté le )

Liens externes

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