Georges-Jean de Palatinat-Veldenz

noble allemand
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Georges-Jean de Palatinat-Veldenz (en allemand : Georg Johann I. von Pfalz-Veldenz), dit Jerrihans, né le et mort le à la Petite-Pierre (comté de la Petite-Pierre), est un noble allemand appartenant à une branche cadette de la maison palatine de Wittelsbach, celle de Deux-Ponts et Neubourg[1].

Georges-Jean Ier de Palatinat-Veldenz
Illustration.
Titre
Comte palatin des Deux-Ponts-Veldenz

(48 ans)
Prédécesseur Robert de Palatinat-Veldenz
Successeur Georges-Gustave de Palatinat-Veldenz
Biographie
Dynastie Maison de Wittelsbach
Nom de naissance Georg Johann von Pfalz-Veldenz
Date de naissance
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décès La Petite-Pierre (comté de la Petite-Pierre)
Sépulture Église simultanée Notre-Dame (La Petite-Pierre)
Père Robert de Palatinat-Veldenz
Mère Ursula de Salm-Kyrburg
Conjoint Anne de Suède
Enfants Georges-Gustave
Jean Auguste
Louis-Philippe
Georges-Jean
Religion Protestant

Image illustrative de l’article Georges-Jean de Palatinat-Veldenz
Comte palatins des Deux-Ponts-Veldenz

Liens familiaux

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Fils de Robert de Palatinat-Veldenz et tôt orphelin, Georges-Jean hérite dès 1544 des titres honorifiques de comte palatin du Rhin, duc en Bavière, ainsi que du comté de Veldenz sous le nom de Georges-Jean Ier. Il reçoit par la suite, au terme d'arrangements dynastiques avec sa famille, les comtés de la Petite-Pierre (Lützelstein) puis de Sponheim  sans effet pour ce dernier, le duc Wolfgang de Deux-Ponts se l'étant attribué en 1566.

Georges-Jean épouse en 1562 Anne de Suède (1545-1610), fille du roi de Suède Gustave Ier Vasa et donc richement dotée. De cette union entre les maisons de Wittelsbach et Vasa naissent :

À la mort de Georges-Jean, ses quatre fils se partagent son héritage et ses titres.

Œuvre de Georges-Jean en Alsace bossue

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Aux possessions en terre allemande, Georges-Jean préfère son comté de la Petite-Pierre, région frontalière entre l'Empire  en l'occurrence de langue allemande et de religion luthérienne, comme lui-même  et la Lorraine  de langue romane et de religion catholique. Il modernise le château de la Petite-Pierre, dont il fait sa résidence principale et celle de sa famille, donnant au lieu l'aspect militaire mais aussi Renaissance qu'il conserve aujourd'hui. Proche des populations, idéaliste, le prince est familièrement surnommé Jerrihans par ses sujets.

Dans les années 1560, Georges-Jean lance le projet d'une ville nouvelle dans son comté, à laquelle il donnerait son nom, et qui accueillerait les réformés expulsés du duché : Phalsbourg  Pfaltzburg (« la forteresse du Palatin »)  sort de terre et commence à se peupler vers 1570, avec l'ambition de devenir un nœud routier, artisanal et commerçant.

Devenu par les armes propriétaire du château de Lutzelbourg, en Alsace, durant l'année 1577, il renonce à le reconstruire : seules ses ruines sont donc parvenues jusqu'à nous.

Le développement de Phalsbourg est retardé par le manque d'argent : Georges-Jean ne possède pas les fonds nécessaires pour édifier les habitations, les bâtiments publics et les remparts qu'il souhaiterait pour la ville. Il met donc celle-ci en gage au duc de Lorraine Charles III en 1584, et acquiert sur les Rathsamhausen zum Stein la seigneurie du Ban de la Roche, où il commence à exploiter des mines de fer. Il y développe une forte infrastructure minière et sidérurgique, visionnaire pour l'époque, et qui perdurera jusqu'au XVIIIe siècle. Il introduit aussi la religion évangélique dans le Ban.

Pour compléter le réseau routier qu'il a entièrement rénové, Georges-Jean imagine un système de canaux et d'écluses qui ne voit pas le jour, mais préfigure le canal de la Marne au Rhin.

Cette nouvelle entreprise ne lui permet pas toutefois de racheter Phalsbourg, qui reste au duc de Lorraine après 1589.

Prince protestant, industriel avant-gardiste, entreprenant et visionnaire, Georges-Jean souffre de la méfiance et du désintérêt des autres princes allemands de la région, dont il ne reçoit aucun appui. Sa mort en 1592 met un frein à ses réalisations, et il laisse des finances amoindries à sa veuve Anne et à leurs enfants. Il n'en a pas moins marqué le territoire et l'imaginaire de cette région.

Pierre tombale de Georges-Jean de Veldenz dans l'église simultanée de La Petite-Pierre.

Notes et références

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  1. Voir Robert Ier du Saint-Empire, ancêtre de Georges-Jean.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (fr) KITTEL Paul, George Jean : Par la grâce de Dieu, comte Palatin du Rhin, duc de Bavière, comte de Veldenz et de la Petite-Pierre, fondateur de Phalsbourg, Éditions du musée de Phalsbourg, Éditions du Griffon, 2002 (ISBN 978-2913162211).
  • (de) GÜMBEL Theodor, Geschichte des Fürstentums Pfalz-Veldenz, Kaiserslautern, 1900, 378 p.
  • (fr) LEYPOLD Denis, Le Ban de la Roche au temps des seigneurs de Rathsamhausen et de Veldenz (1489 - 1630), 1989, Société Savante d'Alsace et des régions de l'Est, t. XL, Strasbourg.

Articles connexes

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Liens externes

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