Georges Gori - Roggia
Georges Gori, également mentionné sous le nom de Georges Gory, né à Paris en 1894 et y est mort en 1944 est un sculpteur français actif pendant la première moitié du XXe siècle[1].
| Naissance |
Paris Paris |
|---|---|
| Décès |
Paris |
| Autres noms |
Georges Gory |
| Nationalité |
Française |
| Activité | |
| Maître | |
| Mouvement |
Associé au mouvement Art déco, il est principalement connu pour ses statuettes décoratives représentant des figures féminines, des danseuses, des élégantes et des personnages accompagnés d'animaux.
Ses sculptures sont notamment réalisées en bronze ou en régule, parfois associés à l'ivoire ou à l'ivoirine. Certaines compositions reposent sur des socles de marbre ou d'onyx[2].
Élève des sculpteurs Jean-Antoine Injalbert et Henri Bouchard, il expose au Salon des artistes français à partir de 1929 et y obtient une médaille de bronze en 1931[3].
Biographie
modifierOrigines et formation
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Il reçoit une formation artistique auprès du sculpteur Jean-Antoine Injalbert (1845-1933), connu pour sa sculpture monumentale et ses compositions figuratives.
Il est également élève d'Henri Bouchard (1875-1960), sculpteur français dont la carrière est marquée par la représentation de la figure humaine.
Carrière artistique
modifierGeorges Gori exerce son activité durant l'entre-deux-guerres, période au cours de laquelle la sculpture décorative connaît un développement important.
Sa production comprend des figures réalistes, des compositions allégoriques et des statuettes destinées à l'ornementation intérieure.
Le sculpteur est mentionné par Thierry Roche dans son Dictionnaire biographique des sculpteurs des années 1920-1930, publié en 2007.
L'auteur décrit notamment sa production de figures féminines caractéristiques de l'Art déco, représentant des danseuses, des femmes élégantes ou des personnages coiffés à la garçonne. Il relève l'emploi du bronze et du régule, parfois associés à l'ivoire[2].
Georges Gori est également répertorié dans plusieurs ouvrages consacrés à la sculpture décorative du XXe siècle, notamment ceux de Victor Arwas et d'Alberto Shayo[4][5].
Style et techniques
modifierLa figure féminine dans l'œuvre de Georges Gori
modifierLa représentation féminine occupe une place importante dans la production de Georges Gori.
Ses statuettes illustrent les goûts décoratifs de l'entre-deux-guerres, notamment à travers les coiffures courtes, les robes longues, les drapés et les attitudes stylisées.
Les personnages adoptent fréquemment des poses élégantes ou théâtrales, mettant en valeur les lignes du corps et le mouvement des vêtements.
Les figures féminines sont parfois accompagnées d'animaux, notamment de lévriers ou de barzoïs.
Ces compositions s'inscrivent dans la tradition de la sculpture figurative Art déco, qui associe représentation humaine, recherche décorative et stylisation des formes[2].
Matériaux et procédés
modifierL'œuvre de Georges Gori est notamment connue à travers des fontes en bronze et en régule.
Certaines sculptures associent un corps métallique à des éléments de couleur claire, réalisés en ivoire, en ivoirine.
Cette association de matériaux, fréquente dans la statuaire décorative de l'époque, permet de différencier visuellement les carnations des vêtements.
Les bases sont parfois constituées de marbre ou d'onyx.
Différentes œuvres attribuées à Gori ou Roggia portent des signatures moulées ou gravées dans le métal ou dans la pierre[6].
Œuvre
modifierSculptures décoratives
modifierPlusieurs modèles attribués à Georges Gori sont documentés dans des catalogues de ventes publiques et des ouvrages spécialisés.
La liste suivante n'est pas exhaustive. Certains titres sont descriptifs et peuvent varier selon les catalogues.
- Élégante aux lévriers, vers 1925, groupe en régule patiné et ivoirine sur socle en marbre[7] ;
- Les Gardiens, également désigné sous le titre Jeune femme aux dogues allemands, groupe décoratif représentant une femme accompagnée de deux chiens[8] ;
- Élégante aux barzoïs, groupe figuratif représentant une femme accompagnée de deux grands chiens[9] ;
- Femme aux perdrix, vers 1930, composition en régule et ivoirine sur socle en marbre, présentée dans des ventes de la maison Aguttes[9] ;
- Jeune femme se coiffant, vers 1930, sculpture en terre cuite signée « G. Gori », documentée dans une vente Aguttes en 2015[9] ;
- Femme se coiffant, bronze à patine brune et médaille, signé « G. Gori », présenté dans un catalogue de Biarritz Enchères en 2024[10] ;
- Jeune fille allongée aux cabris, vers 1930, bronze à patine verte, dont certains exemplaires portent la marque « Lapointe Éditeur, cire perdue »[6] ;
- L'Archer ou Héraclès, composition masculine connue en bronze, dont l'attribution varie selon les catalogues entre Georges Gori et Affortunato Gory[3] ;
- Lanceur de javelot, sculpture en bronze signée « G. Gori », documentée dans les catalogues de ventes[6] ;
- Buste de Ludwig van Beethoven, bronze attribué à Gori dans les catalogues de ventes[6].
Femme à l'écharpe
modifierFemme à l'écharpe, également connue sous le titre anglais Scarf Woman, est une statuette décorative de style Art déco représentant une élégante tenant une longue étoffe.

La figure féminine est vêtue d'une robe longue dont les plis accompagnent les mouvements du corps. L'étoffe, tenue d'une main, retombe le long de la silhouette.
Un exemplaire de ce modèle, daté approximativement de 1920 , est décrit comme une sculpture en métal patiné, avec le visage et les parties découvertes en ivoirine. Il repose sur un socle en marbre et mesure 48 × 17 × 41,5 cm[11].
Cette œuvre est présentée commercialement sous la signature « J. Roggia », avec une attribution à Georges Gori[11].
Le modèle est également illustré dans un article publié en 2026 par l'Art Deco Society britannique, intitulé Dancing Girls (and other statuettes), sous la légende « Georges Gori, Scarf Woman, ca. 1920 »[12].
Autres œuvres documentées
modifierPlusieurs photographies de sculptures associées à Georges ou Giorgio Gori sont conservées dans les archives photographiques italiennes.
Les collections du Castello Sforzesco de Milan, accessibles par le portail Lombardia Beni Culturali, répertorient notamment des photographies anciennes de sculptures intitulées Testa femminile, Mattino et Il Redentore.
Ces documents apportent un témoignage sur la production sculpturale de l'artiste et sa diffusion photographique[13][14].
L'Exposition internationale de Paris de 1937
modifierLe Génie
modifierLors de l'Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne, organisée à Paris en 1937, une statue équestre monumentale est présentée devant le pavillon italien.
Le musée Carnavalet attribue cette œuvre à Georges Gori[15][16].
La statue représente un cavalier et constitue une œuvre monumentale réalisée dans le contexte de la représentation officielle de l'Italie à l'exposition.
La documentation photographique de la fonderie Battaglia précise que la sculpture fut réalisée en alliage léger d'aluminium, à la demande de la société Montecatini, pour le pavillon italien de l'exposition parisienne[16].
L'œuvre est également visible sur des photographies historiques de Willy Maywald, conservées au musée Carnavalet[15].
Après l'exposition parisienne, le monument est présenté devant le pavillon de Montecatini à la Foire de Milan en 1938, puis installé auprès de la centrale hydroélectrique de Ponte Gardena, selon les archives de la fonderie Battaglia[16].
Signatures, variantes du nom et attributions
modifierL'artiste est principalement répertorié sous les noms de Georges Gori ou Georges Gory.
La forme « Georges Gory » apparaît notamment dans le répertoire des artistes et personnalités du musée d'Orsay, repris par le French Sculpture Census[3].
Certaines sculptures décoratives sont également connues portant la signature « Roggia », avec une attribution à Georges Gori. C'est notamment le cas du modèle Femme à l'écharpe[11].
La base MutualArt répertorie également « J. Roggia » parmi les noms alternatifs associés à l'artiste[1].
Réception et postérité
modifierGeorges Gori figure dans plusieurs ouvrages spécialisés consacrés aux sculpteurs et aux arts décoratifs du XXe siècle.
Son travail est notamment mentionné dans le Bénézit, dans le dictionnaire de Thierry Roche et dans les ouvrages de Victor Arwas et d'Alberto Shayo consacrés à la sculpture Art déco[3][2][4][5].
Ses sculptures décoratives continuent de figurer dans les ventes publiques et les catalogues spécialisés consacrés aux arts décoratifs de l'entre-deux-guerres.
Le modèle Les Gardiens est notamment répertorié dans plusieurs ventes aux enchères, tandis que les compositions féminines et les bronzes figuratifs de l'artiste apparaissent régulièrement dans les bases de résultats de ventes[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Georges Gori (1894–1944) », sur MutualArt (consulté le )
- 1 2 3 4 Thierry Roche, Dictionnaire biographique des sculpteurs des années 1920-1930, Morancé, Manufacture d'images Beaux Fixe, , p. 199
- 1 2 3 4 « Gori, Georges (Giorgio) », sur French Sculpture Census (consulté le )
- 1 2 (en) Victor Arwas, Art Deco Sculpture, Academy Editions, , p. 250
- 1 2 (en) Alberto Shayo, Statuettes of the Art Deco Period, Antique Collectors' Club, (ISBN 978-1-85149-824-4[à vérifier : ISBN invalide]), p. 114
- 1 2 3 4 « Georges Gori, résultats de ventes », sur Invaluable (consulté le )
- ↑ « Georges Gori, Élégante aux lévriers, circa 1925 », sur Tajan, (consulté le )
- ↑ « Impressive Art Deco sculpture by Georges Gori, The Guardians », sur FrenchCab (consulté le )
- 1 2 3 « Georges Gori, résultats de ventes », sur FindArtInfo (consulté le )
- ↑ « Ventes du Palais, Art déco et Design, 11 août 2024 », sur Biarritz Enchères, (consulté le )
- 1 2 3 « Art Deco Scarf Woman Sculpture by Gori », sur FrenchCab (consulté le )
- ↑ (en) « Dancing Girls (and other statuettes) », sur Art Deco Society, (consulté le )
- ↑ « Testa femminile », sur Lombardia Beni Culturali (consulté le )
- ↑ « Mattino », sur Lombardia Beni Culturali (consulté le )
- 1 2 3 « Milano - Fonderia Artistica Battaglia - Statua equestre « Il genio italico » - Laboratorio », sur Lombardia Beni Culturali (consulté le )
Bibliographie
modifierDictionnaires et ouvrages spécialisés
modifier- Bénézit : Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, notice « Gori, Georges ».
- Thierry Roche, Dictionnaire biographique des sculpteurs des années 1920-1930, Morancé, Manufacture d'images Beaux Fixe, , p. 199.
- (en) Victor Arwas, Art Deco Sculpture, Academy Editions, , p. 250.
- (en) Alberto Shayo, Statuettes of the Art Deco Period, Antique Collectors' Club, (ISBN 978-1-85149-824-4[à vérifier : ISBN invalide]), p. 114.
Articles et documentation historique
modifier- « Le pavillon italien à l'Exposition de Paris », La Gazette d'Orient, (lire en ligne).
- (en) « Dancing Girls (and other statuettes) », sur Art Deco Society, .
Liens externes
modifier- Georges Gori sur le French Sculpture Census.
- Photographie du Génie dans les collections du musée Carnavalet.
- Archives photographiques de la fonderie Battaglia sur Lombardia Beni Culturali.
- Georges Gori sur MutualArt.