Georges Goumin est un aviateur Compagnon de la Libération, né le à Orange, et mort le en Crète lors d'un combat aérien. Il commandait le tout premier groupe de sous-officiers aviateurs qui aient rallié l'Angleterre après l'appel du 18 Juin 1940.

Georges Goumin
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Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
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Distinctions

La promotion 1980 de l'École Militaire de l'Air de Salon-de-Provence porte le nom « Promotion Commandant Goumin ».

Avant la Seconde Guerre mondiale

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Georges Antoine Goumin naît à Orange, dans la maison familiale du 5 rue du Noble. Son père, Jean Goumin, vétéran de 1870, est capitaine en retraite du Train des équipages. Sa mère Suzanne Millet appartient à une famille bourgeoise d'Orange qui compte plusieurs militaires (Abel Millet, grand-père de Georges, officier saint-cyrien, combattit à Magenta, Solférino et Mentana, et son trisaïeul Pierre Millet fut soldat à Valmy et lieutenant au siège de Toulon). Le père de Georges Goumin meurt en 1913. Son frère aîné Jean, engagé volontaire à 18 ans au 40eme régiment d'artillerie, cité à l'ordre de son régiment le 21 avril 1915, est tué au combat le 16 juin 1915. A compter de 1918, Georges Goumin devient élève des écoles prémilitaires de Saint-Hippolyte-du-Fort puis d'Autun.

En 1923, âgé de 18 ans, il s'engage dans l'aviation à Montreuil-sur-Mer.

Sa formation militaire le porte d'abord vers la mécanique. Il est instructeur à l'école de Versailles, en 1925, puis admis comme élève-officier à la future base aérienne 134 Versailles, en 1928.

Breveté pilote, officier en 1929, il est affecté au vingt-deuxième Régiment Aérien de Bombardement de Nuit, basé sur la future base aérienne 122 Chartres-Champhol.

Capitaine en 1936, il commande l'école des radios navigants de la base aérienne 129 Saint-Jean-d'Angély-Fontenet.

Ses deux frères, Pierre Goumin (1903-1995) et Henri Goumin (1906-1994), servent également dans l'Armée de l'air.

Georges Goumin se trouve à Saint-Jean-d'Angély le , le jour de l'armistice, avec son épouse, Pervenche.

Georges Goumin (à droite) et ses frères Pierre (à gauche) et Henri (au centre), Mayence 1925

L'évasion vers l'Angleterre du 20 juin 1940

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Dans son livre Cap sans retour[1], Germaine L'Herbier-Montagnon[2] relate l'évasion, le , d'un groupe de 19 aviateurs volontaires commandés par le Capitaine Georges Goumin, depuis la base de Saint-Jean-d'Angély.

Leur décision de s'évader est prise dès le , juste après l'Appel du 18 Juin 1940 de De Gaulle[3]. Les dix huit sous-officiers ainsi que l'épouse de Georges Goumin prennent place à bord d'un quadrimoteur Farman F.222, et attendent la nuit (donc le ) pour décoller. Ils seront les premiers Français à rallier l'Angleterre. En effet, les tout premiers volontaires à quitter le France après l'appel du sont les 110 élèves de l'école de pilotage du Mans, qui se sont embarqués dès le au soir à bord du Langoustier Le Trébouliste, à Douarnenez pour rejoindre De Gaulle à Londres. Mais la traversée vers l'Angleterre étant beaucoup plus longue en bateau qu'en avion, c'est le groupe du Commandant Goumin qui arrivera le premier à destination. Ceux du Trébouliste atteindront Falmouth deux jours plus tard.

Les membres de cette équipée cités par Germaine L'Herbier-Montagnon étaient :

  • Georges Goumin (Capitaine)

Les adjudants-chefs :

Les adjudants :

  • Courtiau, 2e mécanicien
  • Maurice Tazzer, premier radio

Les sergents-chefs :

  • Jean Perbost, radio
  • Costiou, mécanicien

Les sergents :

  • Bourdarias, radio
  • Dispot, radio
  • Paul Robinet, mécanicien
  • Étienne Drouet, mécanicien
  • Flamant, mécanicien.

Ceux qui ne sont pas cités par Madame L'Herbier-Montagnon sont :

  • L'épouse de Georges Goumin, Pervenche Goumin née Franc.
  • Ainsi que les 3 militaires ayant choisi de rentrer en France au bout de huit jours : le Lieutenant Weber, S.C Touron et A. Bourson.

Missions en Afrique et mort en Crète

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Pilote combattant en unité aérienne, Georges Goumin est nommé commandant le .

Il effectue de nombreuses missions en Afrique.

C'est ainsi qu'il décolle de Le Caire le pour ravitailler des troupes alliées au sol, en Crète. Abattu par la DCA allemande, mortellement blessé, il pose son appareil en flammes, sauvant ainsi les trois autres membres de l'équipage.

En , après une cérémonie aux Invalides, son corps est inhumé à Orange.

Décorations

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Notes et références

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  1. ↑ « Les gardiens de la mémoire », sur Entrer en résistance,un collégien dans la guerre (consulté le ).
  2. ↑ « Germaine L'HERBIER-MONTAGNON », sur academie-francaise.fr (consulté le ).
  3. ↑ « Cap sans retour sur le forum "Livres de guerre" », sur livresdeguerre.net (consulté le ).
  4. ↑ « Georges GOUMIN », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le )
  5. ↑ « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )

Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/georges-goumin