Georges Moreau de Tours
Georges Moreau de Tours, est un peintre français né le à Ivry-sur-Seine et mort le à Bois-le-Roi.
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(à 52 ans) Bois-le-Roi |
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1893 Chevalier de la Légion d'Honneur |

Biographie
modifierFamille
modifierGeorges naît à la maison de santé du docteur Esquirol à Ivry-sur-Seine, où travaille son père, le psychiatre Jacques Joseph Moreau de Tours (1804-1884), pionnier des recherches psychologiques et psychiatriques, également célèbre pour avoir créé le club des Hashichins, fréquenté par peintres et écrivains de renom : Daumier, Delacroix, Théophile Gautier, Baudelaire, Flaubert, Dumas, Balzac ou encore Gérard de Nerval.
Son frère, le psychiatre Paul Moreau de Tours (1844-1908), prendra la succession de son père, devenu directeur de la Maison Esquirol.
Jeunesse et formation
modifierGeorges commence des études de droit avant de s'inscrire à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris le , section de Peinture et Sculpture[1], où il étudie sous la direction d'Alexandre Cabanel (1823-1889), un peintre académique de portraits et scènes de genre.
Il est aussi l'élève de Gustave-Lucien Marquerie[2].
1875-1892: une renommée grandissante
modifierEn 1875, Georges Moreau de Tours expose pour la première fois au Salon avec un tableau représentant Cléopâtre. Il y exposera chaque année jusqu'à sa mort. Il gagne en 1880 le concours de la ville de Paris pour la décoration de la Salle des Mariages de la Mairie du 2e arrondissement illustrant Le Sacrifice à la Patrie, Le Mariage, et La Famille.
À la mort de son père en 1884, il s'installe au 51 rue Claude-Bernard à Paris avec son modèle, sa muse, son élève Thérèse Champrenaud (1861-1921) artiste-peintre d'origine suisse et de confession protestante, elle-même élève de Cabanel, qui deviendra son épouse en 1893, ils auront quatre enfants. Ils travaillent ensemble en totale harmonie artistique, elle émule son style, et ils signent tous deux en 1887 Le Maire de Rennes (acquis par le Musée de Bretagne en 2012). Ils utilisent tous deux la photographie dans leurs compositions de genre ou d'histoire.

En 1886, Il expose sa toile La Mort de Pichegru au Salon militaire de Paris. Dans le catalogue, Jules Richard écrit : « Médaillé en 1879, Moreau de Tours, élève de Cabanel, est un artiste sérieux, dont toutes les compositions fourmillent de qualités essentielles »[3].
Il participe à l'Exposition universelle de 1889 où il expose quatre toiles dont La Mort de Pichegru[4].
En 1892 il envoie au Salon une œuvre de grand format (225 × 285 cm!) : Vive la France ! - l'exécution de G. Gombald de Dinan, sergent au 2e tirailleurs à Ingolstad, janvier 1871, illustré dans un ouvrage couronné par l'Académie Française, Histoire Générale de la Guerre Franco-Allemande, 1870-1871 et est décoré de la Légion d'honneur par le comte Clary, son cousin par alliance, au titre de Peintre d'histoire.
1893-1901 : les dernières années
modifierEn 1893, à la suite du décès de sa mère, il a une attaque d'apoplexie et épouse Thérèse. Il s'installe en 1895 à Bois-le-Roi avec sa famille où il peint dans un style plus libre et une palette plus claire, des scènes de plein air où figurent sa famille et des marines au Tréport...

Georges Moreau de Tours sa famille et ses descendants reposent au cimetière de Bois-le-Roi.
Postérité
modifierŒuvres
modifier- L'Annonce aux bergers (1875), huile sur toile, musée Fabre de Montpellier,
- Cléopâtre (Salon de 1875), huile sur toile
- Didon (Salon de 1876), huile sur toile
- La prise de Rome par les Gaulois (1877), coll. part.
- Le Christ et la femme adultère (1877), huile sur toile, 120 × 74 cm, Musée des Beaux-Arts Jules Chéret de Nice,
- Portrait de mon père (1878)
- Ptolémée au tombeau d'Alexandre (1878), huile sur toile, Mairie de Bois-le-Roi, Concours du Prix de Rome, inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du Ministère de la Culture, en date du
- Pélias tué par ses filles (Salon de 1878), huile sur toile, 261 × 207 cm, coll. part., mention honorable au salon de 1878
- Blanche de Castille (1879), huile sur toile, Musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers
- Blanche de Castille ou L'Amour des pauvres (Salon de 1879), huile sur toile, Musée de Tessé du Mans,
- Une extatique au XVIIIe siècle : épreuve du crucifiement (Salon de 1879, n° 2183), huile sur toile, 200 × 269 cm; signée 'MOREAU DE TOURS 1879' en bas à droite; vente Artcurial Lot 221 du [5]
- Le Maire de Rennes (1887), Musée de Bretagne
- Le Mariage, Le Sacrifice à la Patrie, La Famille (1879) décorations murales, Mairie du 2e arrondissement de Paris
- La Tour d'Auvergne mort au champ d'honneur ou La Tour d'Auvergne, premier grenadier de France, mort au champ d'honneur (Salon de 1880), Musée des Beaux-Arts de Quimper[6]
- L'Égyptologue (1882), huile sur toile, 104 × 156 cm, Musée des Beaux-Arts de Tours (inv. 1882-3-1)
- Une stigmatisée au Moyen Âge (1885), huile sur toile, 303 × 260 cm, Musée d'Arts de Nantes[7]
- La Morphine ou Les Morphinées (Salon de 1886, n° 1703), huile sur toile, 160 × 220 cm ; signée 'MOREAU (de TOURS)' en bas à gauche ; vente Artcurial Lot 191 du [8]
- Cigale ou la Mandolinata (1886), huile sur toile, musée de l'Échevinage de Saintes
- La Mort de Pichegru, tableau présenté pour la première fois au Salon militaire de Paris en 1886, et paru dans Le Petit Journal, supplément illustré du samedi 4 avril 1991, n° 19
- Portrait de jeune fille (1886), huile sur toile, 41 × 32,7 cm, Musée d'Art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand, (inv. 2570 ; 56.176.1 ; 894.315.1), signée et datée Moreau de Tours / 1886.
- Le Drapeau : assaut de Malakoff, le 8 septembre 1855 (1888), huile sur toile, Musée du Vieux-Château de Laval
- Inquiétude (1888), huile sur toile, Musée Hèbre de Saint-Clément de Rochefort-sur-Mer
- Portrait du Dr Bretonneau (1889), huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Tours
- Thérèse peignant le jardinier au 51 rue Claude Bernard (1889), huile sur toile, Musée Hèbre de Saint-Clément de Rochefort-sur-Mer,
- Napolitaine (1889), huile sur toile, Musée Hèbre de Saint-Clément de Rochefort-sur-Mer
- Les Fascinés de la Charité, service du Dr Luys (1890), huile sur toile, 125,8 × 158,7 cm, Musée des Beaux-Arts de Reims (inv. 890.35.1)
- La Mort du polytechnicien Vaneau, (Salon de 1891), huile sur toile, École polytechnique de Palaiseau[9], d'après l'Histoire de l'École polytechnique de Gaston Pinet
- Douleur (1891), huile sur toile, Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Brieuc
- Vive la France ! - Mort du Sergent Gombault (1892), huile sur toile, 225 × 285 cm, Musée de Dinan (Inv. 1892.02)
- Au cabaret de Ramponneau (1893), huile sur toile, Colmar
- Lazare Carnot à la bataille de Wattignies (1893), huile sur toile, Musée d'Évreux
- Heinrich Heine et la Muse de la Poésie, Esquisse (1894), mine de plomb, Mairie de Bois-le-Roi, dédicacé à Louis Létang, maire de Bois-le-Roi
- Le coup de vent (Salon de 1896), huile sur toile
- Dilettanti (Salon de 1896), huile sur toile
- L'Annonce aux bergers (1875), Montpellier.
- Prise de Rome par les gaulois (1877), coll. part.
- Ptolémée au tombeau d'Alexandre (1878),
Bois-le-Roi. - Pélias tué par ses filles, (1878), coll. part.
- Une extatique au XVIIIe siècle - épreuve du crucifiement (1879).
- Une Stigmatisée au Moyen Âge (1885), Nantes.
- Les Morphinées (1886).
- Les fascinés de la Charité (1890), Reims.
La mort du polytechnicien Vaneau, 29 juillet 1830, (1891), Palaiseau. - Douleur (1891),
Saint-Brieuc. - Vive la France ! - Mort du Sergent Gombault (1892), Dinan.
- Lazare Carnot à Wattignies (1893), Évreux.
Élèves
modifier- Thérèse Moreau de Tours, née Champrenaud (1861-1921)
Bibliographie
modifier- Dictionnaire Bénézit
- Jules Martin, Nos peintres et sculpteurs, graveurs, dessinateurs : portraits et biographies suivis d'une notice sur les Salons français depuis 1673, les Sociétés de Beaux-Arts, la Propriété artistique, etc., Paris, Ernest Flammarion, , 383 p. (lire en ligne), p. 10
- Jean-Pierre Luauté, Les Moreau de Tours, Paris,
- Monique Riccardi-Cubitt, « Le peintre Georges Moreau de Tours (1848-1901) et sa famille entre Paris et Bois-le-Roi », Fontainebleau, la revue d’histoire de la ville & de sa région, Société d'histoire de Fontainebleau et de sa région, no 19, , p. 70-74 (lire en ligne)

- Monique Riccardi-Cubitt, « Bois-le-Roi, Village d’art. Les artistes de la Bohème dans la collection de la mairie », Fontainebleau, la revue d’histoire de la ville & de sa région, Société d'histoire de Fontainebleau et de sa région, no 22, , p. 56-59
- Monique Riccardi-Cubitt, La vie de Bohème à Bois-le-Roi. Art, politique et naturalisme, Éditions du Puits Fleuri, , 160 p. (ISBN 978-2867397219)

Notes et références
modifier- ↑ Registre Matricule Ecole Nationale et Spéciale des Beaux-Arts, N. 3836, cf. [Riccardi-Cubitt 2021], p. 70, note 2.
- ↑ Martin 1897, p. 287. lire en ligne.
- ↑ Jules Richard, Le Salon Militaire de 1886, première année, contenant cinquante photogravures, Paris, Jules Moutonnet, éditeur, , 203 p., p. 61
- ↑ Jules Harold B. Lee Library, Le Salon militaire de 1886, Paris, Libr. artistique J. Moutonnet, (lire en ligne)
- ↑ « Maîtres anciens & du XIXe siècle - 22 novembre 2023 - Lot 221 - Une extatique au XVIIIe siècle : épreuve du crucifiement », sur Artcurial.
- ↑ Notice no ARCG0440, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Archim, ministère français de la Culture.
- ↑ « Stigmatisée », sur Musée de Nantes (consulté le ).
- ↑ « Maîtres anciens & du XIXe siècle - 21 mars 2018 - Lot 191 - Les Morphinées », sur Artcurial.
- ↑ Notice no ARC00618, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Archim, ministère français de la Culture.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :
- « Georges Moreau de Tours (1848-1901) », sur Association des Amis de Moreau de Tours