Georgette Camart

artiste lyrique française

Georgette Camart, née Georgette Camille Camart le à Lille et morte le à Boulogne-Billancourt, est une artiste lyrique française[1].

Georgette Camart
Nom de naissance Georgette Camille Camart
Naissance
Lille (Nord, France)
Décès (à 73 ans)
Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine, France)
Activité principale Artiste lyrique
Soprano
Style Musique classique
Lieux d'activité Paris, Marseille, Bordeaux, Saint-Omer
Années d'activité 1948-1959

Répertoire

Scènes principales

Soprano, elle joue dans des productions d'opéra et des concerts des années 1940 et 1950, notamment à l'Opéra national de Paris, à l'Opéra de Marseille, au Grand Théâtre de Bordeaux et au opéra Garnier.

Biographie

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Origines familiales

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Georgette Camille Camart naît au 21 rue d'Isly à Lille le [1].

Elle est la fille d'Alfred Julien Camart, serrurier, né à Lille le et mort dans la même ville le , et de Marie Irma Zulma Desmet, née à Kwaremont, en Belgique, le et morte en 1982. Ses parents se marient au Pecq, dans le Hainaut, le [1].

Elle épouse à Paris (10e arrondissement) le Frédéric Alfred Noël Huguet, cafetier, né à Paris (16e arrondissement) le et mort à Boulogne-Billancourt le [1].

Formation et débuts

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Dans une étude consacrée au théâtre à Lille pendant la Seconde Guerre mondiale, Sylvie Housiel cite Georgette Camart parmi les cantatrices issues des conservatoires de la région et passées ensuite à l'Opéra national de Paris, aux côtés de Claudine Collard et de Suzanne Lefort[2].

Selon L'Art lyrique français, Georgette Camart débute dans le rôle-titre d'Aïda le [1].

En 1949, elle interprète Ortlinte puis Helmwige dans La Walkyrie, Isabelle dans Salade, Eva dans Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, ainsi que Marguerite dans Faust[1].

En 1950, elle chante la troisième Norne dans Le Crépuscule des dieux[1].

Productions à Marseille en 1951

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En 1951, Georgette Camart chante à l'Opéra de Marseille dans La Passion, drame lyrique en quatre actes et dix tableaux d'Albert Dupuis, sur un livret de Jules Méry et Paul de Choudens. La production est créée le , sous la direction musicale de Pierre Cruchon et dans une mise en scène d'Olivier Guichard ; Georgette Camart y interprète Marie[3].

Les relevés de saison publiés dans Marseille, notre Opéra indiquent qu'elle chante Santuzza dans Cavalleria rusticana de Pietro Mascagni le à l'Opéra de Marseille[4].

Le même ouvrage indique qu'elle chante le rôle-titre d'Aïda de Giuseppe Verdi à Marseille le , dans une distribution qui comprend Simone Couderc en Amneris et Raoul Jobin en Radamès[4].

Création française d'Ivan IV

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Georgette Camart participe à la création française d'Ivan IV de Georges Bizet, donnée au Grand Théâtre de Bordeaux le . Laurent Croizier indique qu'elle y tient le rôle de Marie, aux côtés de Pierre Nougaro dans le rôle d'Ivan[5].

Activité à l'Opéra de Paris

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En 1952, elle chante Zima dans Les Indes galantes[1].

Le , Le Monde annonce un concert spirituel à la cathédrale de Saint-Omer, radiodiffusé sur Paris Inter, avec Georgette Camart, Jany Delille, Suzanne Lefort et René Barrai ; le journal présente alors Georgette Camart comme artiste de l'Opéra[6].

Selon L'Art lyrique français, elle chante également Senta dans Le Vaisseau fantôme en 1953[1].

Une photographie d'agence datée de juin 1953 documente sa présence dans Le Vaisseau fantôme de Richard Wagner à l'Opéra de Paris, aux côtés d'Henri Médus et de René Bianco[7].

En septembre 1956, Le Monde cite Georgette Camart dans le contexte de la composition de la troupe de chant de la Réunion des théâtres lyriques nationaux, aux côtés notamment de Jacqueline Brumaire, Rita Gorr, Jacqueline Lucazeau, Mady Mesplé et Suzanne Sarroca[8].

Répertoire documenté

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Les sources consultées attestent Georgette Camart dans les rôles d'Aïda dans Aïda, Ortlinte et Helmwige dans La Walkyrie, Eva dans Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, Marguerite dans Faust, la troisième Norne dans Le Crépuscule des dieux, Santuzza dans Cavalleria rusticana, Marie dans La Passion et Ivan IV, Zima dans Les Indes galantes ainsi que Senta dans Le Vaisseau fantôme[1],[4],[3],[5],[7].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Opera Cantatrices », sur L'Art lyrique français (consulté le )
  2. ↑ Sylvie Housiel, « Théâtre et propagande à Lille, 1941-1944 », dans Archives, archivistes, archivistique dans l'Europe du Nord-Ouest du Moyen Âge à nos jours, Lille, Institut de recherches historiques du Septentrion, (lire en ligne)
  3. 1 2 « La Passion », sur Les Archives du spectacle (consulté le )
  4. 1 2 3 Régis Bertrand et Lucien Tirone, Marseille, notre Opéra, Marseille, Borel et Féraud,
  5. 1 2 Laurent Croizier, « Meure quiconque ici me bravera! Ivan IV, Bizet et la Russie... », Slavica Occitania, no 23,‎ , p. 51-62 (lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ « Nouvelles », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 (en) « Georgette Camart, Henri Medus and Rene Bianco in The Ghost Ship », sur Getty Images (consulté le )
  8. ↑ « La situation à l'Opéra », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Régis Bertrand et Lucien Tirone, Marseille, notre Opéra, Marseille, Borel et Féraud,
  • Wagner et la France, Paris, Bibliothèque nationale de France, (lire en ligne)

Article connexe

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Liens externes

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