Germaine Pichot
Germaine Pichot, née Laure Antonie Gargallo à Paris 18e le et morte à Clichy le [1], est une artiste des cabarets parisiens[2], membre de l'entourage de Pablo Picasso dans le Montmartre des années 1900.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Laure Antonie Gargallo |
| Pseudonyme |
Germaine Pichot |
| Nationalité | |
| Activités |
Danseuse, restauratrice, couturière, modèle, inspiratrice |
| Conjoint |
Ramon Pichot (de à ) |
| Parentèle |
Maria Gay (belle-sœur) Joan Gay i Planella (beau-frère) |
| A travaillé pour |
|---|
Au début du xxe siècle, elle est la gérante de la Maison Rose de Montmartre, haut lieu du Paris bohème de l'époque, avec son mari le peintre catalan Ramon Pichot qui y tient son atelier à l'étage de l'établissement.
Picasso, qui peint Germaine dans plusieurs œuvres, dont Au Lapin Agile et Les Demoiselles d'Avignon, reste en contact avec elle jusqu'à la mort de celle-ci, en 1948.
Biographie
modifierNée au n° 36 boulevard Ornano, dans le quartier parisien de Montmartre (18e arrondissement), elle est la fille de Stanislas Thomas Gargallo, peintre en bâtiment, originaire de Saint-Flour, en Auvergne, et de Julie Marie Riss, couturière, de Beaucourt (actuel Territoire de Belfort).
Au mois d', elle épouse le sculpteur Vital Florentin[3]. Durant le printemps de l'année 1900, elle rencontre les artistes espagnols Ricard Canals et Isidre Nonell, ses voisins de la rue Gabrielle, puis, à l'automne, les peintres Carles Casagemas, Manuel Pallarès i Grau[4] et Pablo Picasso.
Picasso, alors au faite de sa gloire, représente Germaine dans le tableau Au Lapin Agile[5],[6]et la prend également comme modèle en 1907 pour son chef-d'œuvre Les Demoiselles d'Avignon[7].
L'amour platonique de Carles Casagemas pour Germaine est le thème principal de l'œuvre de l'artiste[8]. Cet amour n'étant pas réciproque, Carles Casagemas, après avoir tenté de tuer sa bien-aimée, met fin à ses jours le , au Café de l’Hippodrome, situé au 128 Boulevard de Clichy[9].
Germaine rejoint alors Picasso, dont elle fut la compagne éphémère[10], mais qu'elle délaisse en 1902[11] pour le peintre Ramon Pichot qu'elle épouse en 1908[12].
Après une brève étape à Marseille entre 1920 et 1922, le couple revient à Paris. Germaine Pichot dirige le bistrot La Maison Rose. Localisé dans la rue des Saules, le café se situe au rez-de-chaussée de la maison, alors que l'atelier de Ramon Pichot occupe le premier étage[13],[14]. Ce dernier meurt en 1925[15].
Picasso reste en contact avec Germaine, jusqu'à la mort de celle-ci, en 1948.
Germaine Pichot est inhumée au cimetière Saint-Vincent de Montmartre, avec son mari le peintre espagnol Ramon Pichot[13].
Voir aussi
modifierRéférences
modifier- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Clichy, n° 1409, vue 44/65.
- ↑ Cristina Massanés, Germaine Gargallo. Cos, pintura i error, Girona, Llibres del segle, coll. « Col. Què us diré, 35 », (ISBN 978-84-89885-78-3)
- ↑ « Paris : La Maison Rose à Montmartre, petite histoire et grands artistes - 2 rue de l'Abreuvoir - XVIIIème - Paris la douce, magazine parisien, culture, sorties, art de vivre » (consulté le )
- ↑ (en) « Germaine Gargallo, Picasso's Lover », sur ThoughtCo (consulté le )
- ↑ « 6 choses que vous ne savez peut-être pas sur le tableau « Au Lapin Agile » de Picasso », sur fr.anecdotrip.com (consulté le )
- ↑ batalla, « Germaine Gargallo et les peintres catalans de Montmartre », sur paris-barcelona.com, (consulté le )
- ↑ « Pablo Picasso, picture The death of Casagemas 1901 | ArtsViewer.com », sur artsviewer.com (consulté le )
- ↑ Palau, « Germaine és un cos », sur El Punt-Avui, 24 d'octubre de 2014 (consulté le )
- ↑ Roig, « El secret més ben guardat sobre Carles Casagemas », sur Bonart, 15 de juliol de 2013 (consulté le )
- ↑ « Les compagnes de Picasso: «Ni des muses, ni des modèles, de véritables partenaires» », Le Temps (quotidien suisse), (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ca) Josep Playà maset, « Germaine, la seducción de tres artistas », La Vanguardia (Archives), , p. 38-39 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (ca) Josep Pastells, « La model que embruixava els pintors », Ara, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Fabregat, « Ramon Pichot. Algunes curiositats sobre l’artista », sur Blog del Museu Nacional d'Art de Catalunya, (consulté le )
- ↑ « Història », sur La maison rose — Montmartre (consulté le )
- ↑ (ca) « Dossier de presse: Ramon Pichot, d'Els Quatre Gats de Barcelone à la Maison Rose de Paris », sur Museu Nacional d'Art de Catalunya (consulté le )