Gianluca Capuano
Gianluca Capuano est un chef d'orchestre italien né à Milan le . Son parcours se rattache surtout au répertoire baroque, à la musique ancienne et à l'opéra, avec une activité fréquente auprès d'ensembles sur instruments d'époque et de productions lyriques en Europe.
| Naissance |
Milan (Italie) |
|---|---|
| Nationalité |
|
| Activité principale | Chef d'orchestre |
| Style | Musique baroque, musique ancienne |
| Activités annexes | Organiste, continuiste |
| Lieux d'activité | Monte-Carlo (Monaco), Salzbourg (Autriche), Zurich (Suisse) |
| Années d'activité | depuis 2000 |
| Collaborations | Cecilia Bartoli, Les Musiciens du Prince-Monaco, Il Canto di Orfeo |
| Formation | Conservatoire Giuseppe-Verdi de Milan, Université de Milan |
| Récompenses | Premio Abbiati (2022) |
Répertoire
- Bellini – Norma
- Rossini – La Cenerentola, La donna del lago
- Haendel – Giulio Cesare in Egitto, Alcina, Ariodante
- Monteverdi – Vespro della Beata Vergine
- Gluck – Iphigénie en Tauride
- Haydn – L'anima del filosofo
Biographie
modifierFormation et débuts
modifierNé à Milan en 1968[1], Gianluca Capuano étudie l'orgue, la composition et la direction d'orchestre au conservatoire de sa ville[1],[2],[3]. Il complète ensuite cette formation par une spécialisation en musique ancienne à la Scuola Civica de Milan et par des études de philosophie théorique à l'Université de Milan[3],[2].
Les portraits qui lui sont consacrés relient souvent cette double formation musicale et philosophique à une manière de travailler centrée sur la structure des œuvres, la déclamation et l'articulation du texte chanté[4]. Il se produit ensuite comme organiste, chef d'orchestre et continuiste dans plusieurs pays d'Europe, aux États-Unis, en Russie et au Japon[1],[2].
Au milieu des années 2000, il fonde l'ensemble vocal et instrumental Il Canto di Orfeo, consacré à un large répertoire baroque[1],[2],[5]. Cette formation devient un de ses principaux outils de travail dans les répertoires des XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier dans les productions scéniques et les concerts liés à la musique ancienne[1],[5].
Répertoire, travail et collaborations
modifier| Période | Répertoire ou œuvre | Collaborations et lieux | Observations |
|---|---|---|---|
| Années 2000 et suivantes | Musique baroque et musique ancienne | Il Canto di Orfeo, productions en Europe, aux États-Unis, en Russie et au Japon | Capuano développe un travail centré sur les œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles, avec une attention marquée à l'interprétation historiquement informée[1],[5] |
| Années 2010 | Opéras de Bellini, Rossini, Gluck et Haendel | Partenariats avec Cecilia Bartoli et des ensembles spécialisés | Son activité se rattache de plus en plus au circuit lyrique européen et à des distributions internationales[6],[2] |
| Norma de Bellini | Festival d'Édimbourg, Cecilia Bartoli | Il remplace Diego Fasolis au pied levé et obtient une visibilité internationale accrue[6],[2] | |
| À partir de 2019 | Répertoire lyrique et concertant sur instruments d'époque | Les Musiciens du Prince-Monaco, Opéra de Monte-Carlo | Il collabore avec l'ensemble avant sa nomination comme chef principal, notamment dans La Cenerentola, La donna del lago, des concerts Vivaldi, Contrabandista et Ariodante[7] |
| 2020 et années suivantes | Monteverdi, Haydn, Rossini et Haendel | Festival de Salzbourg, Opéra de Zurich | Les comptes rendus soulignent une présence régulière dans des productions majeures du répertoire baroque et classique[8],[9],[10],[11],[12] |
Percée internationale
modifierEn , Gianluca Capuano remplace au pied levé Diego Fasolis pour diriger Norma avec Cecilia Bartoli lors de la soirée d'ouverture du Festival d'Édimbourg[6]. Les comptes rendus signalent que cette prise de rôle entraîne ensuite des reprises de l'ouvrage au Théâtre des Champs-Élysées et à Baden-Baden[2]. Cet épisode marque son passage à une visibilité internationale plus large, en lien avec des distributions centrées sur Cecilia Bartoli[6],[2].
Par la suite, il participe à plusieurs productions d'opéra associées à Bartoli et à des ensembles spécialisés, en particulier dans le répertoire de Bellini, Rossini, Gluck et Haendel[6],[2]. Les notices de presse qui lui sont consacrées le présentent alors comme un chef identifié au monde de l'interprétation historiquement informée et au travail avec orchestre sur instruments d'époque[3],[4].
Chef principal des Musiciens du Prince-Monaco
modifierLe , il est nommé chef principal des Musiciens du Prince-Monaco, orchestre créé en 2016 à l'Opéra de Monte-Carlo sous l'impulsion de Cecilia Bartoli[7]. Avant cette nomination, il collabore déjà régulièrement avec cet ensemble dans plusieurs productions et concerts, notamment autour de La Cenerentola, La donna del lago, des concerts Vivaldi, Contrabandista et Ariodante[7].
À partir de cette nomination, sa présence se renforce dans plusieurs grandes maisons européennes. Les articles de presse le mentionnent à Monte-Carlo, à Salzbourg et à Zurich, dans un répertoire qui va de Monteverdi et Gluck à Mozart, Haydn, Haendel et Rossini[8],[9],[10],[11],[12].
Réception critique
modifierLes critiques consacrées à ses productions décrivent généralement une direction nerveuse, avec des tempi souvent rapides, une attention au détail et une volonté de faire ressortir la netteté des lignes orchestrales[11],[12]. Dans Iphigénie en Tauride à Zurich, Bachtrack souligne une lecture très tendue de la partition, menée à un rythme soutenu et avec une grande précision de l'orchestre[11]. Dans Giulio Cesare in Egitto, OperaWire relève une approche de Haendel à la fois dynamique et structurée, qui cherche à conserver une respiration dramatique sans alourdir le tissu musical[12].
À Salzbourg, les comptes rendus de 2023 à 2025 le montrent dans des partitions de Haydn, Monteverdi et Rossini, souvent avec Les Musiciens du Prince et Il Canto di Orfeo[8],[9],[10]. Cette présence régulière au Festival de Salzbourg confirme la place qu'il occupe dans un circuit lyrique européen fortement marqué par le répertoire des XVIIe, XVIIIe et début XIXe siècles[8],[9],[10].
Distinction
modifierEn 2022, l'Association nationale des critiques musicaux italiens lui attribue le Premio Abbiati du meilleur chef pour sa direction d'Alcina au Maggio Musicale Fiorentino[13]. Cette distinction apparaît dans les notices de presse comme la reconnaissance d'une activité désormais installée au premier plan du répertoire baroque et classique sur instruments historiques[13].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 (en) « Competition 2013 », sur Gianni Bergamo Classic Music Award (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « Gianluca Capuano (Conductor) - Short Biography », sur Bach Cantatas Website (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Gianluca Capuano - La Musica Classica in Italia », sur Concertisti Classica (consulté le )
- 1 2 (it) « Gianluca Capuano, il direttore milanese che incanta Salisburgo: studiare filosofia cambia l'approccio alla musica », sur Corriere della Sera (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Gianluca Capuano - La Musica Classica in Italia », sur Concertisti Classica (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (en) Norman Lebrecht, « Breaking: Cecilia Bartoli calls in new conductor », sur Slipped Disc, (consulté le )
- 1 2 3 « Gianluca Capuano devient chef principal des Musiciens du Prince-Monaco », sur Forum Opéra, (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « A Haydn rarity: L'anima del filosofo at the Salzburg Whitsun Festival », sur Bachtrack (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Monteverdi's Vespers in Salzburg », sur Bachtrack (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Di tanti palpiti: a Whitsun Festival crowned by Rossini’s magic in Salzburg », sur Bachtrack (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Iphigénie en Tauride in Zurich: a bright success in a black grave », sur Bachtrack (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Opernhaus Zürich 2025-26 Review: Giulio Cesare in Egitto », sur OperaWire (consulté le )
- 1 2 (en) « The Abbiati Awards of Italian music critics for the year 2022 », sur Concertisti Classica (consulté le )