Gibuin II (évêque de Châlons)
Gibuin II, ou Gibuin de Dijon, dit le Jeune, mort le , est un prélat français de la fin du Xe siècle et du début du XIe siècle. Il est évêque de Châlons de 998 jusqu'à sa mort.
Biographie
modifierIl est un petit-fils d'Hugues Ier, comte de Dijon, et de son épouse Adalburgis. Son oncle Richard devient comte de Dijon après son père tandis que son oncle Hugues II devient comte d'Attuyer [1].
En 998, à la demande de son oncle l'évêque de Châlons Gibuin Ier, il lui succède sur le siège épiscopal après la mort de celui-ci qui survient le [2]. Tout comme son prédécesseur, il est également comte de Châlons et pair de France[3].
À l'images des rois des Francs, il constitue alors une cour de justice civile et criminelle composée de douze officiers, non compris le bailli et le prévôt[4] :
- 6 pairs ecclésiastiques :
- 3 barons :
- le vidame de Châlons
- le seigneur de Cernon
- le seigneur de Conflans
- 3 châtelains :
- le châtelain de Somme-Vesle
- le châtelain de Baye
- le châtelain de Fagnières
Outre ces douze pairs, la cour de l'évêque se compose également de plusieurs grands officiers[5] :
- un vidame, également chancelier
- un maréchal héréditaire qui est le sire de Cernon
- un sénéchal
- un bouteiller
- un chambellan
Enfin, la cour de l'évêque est complétée par diverses autres fonctions[5] :
À la fin de l'an 1000, il reçoit un paysan de Vertus nommé Leutard, qui prétend avoir reçu des révélations de Dieu avant de briser les objets du culte dans l'église de son village et essayer de convaincre les habitants de ne plus payer la dîme à l’Église. Après l'avoir confronté en présence d'une foule nombreuse, Leutard, désespéré et voyant ses partisans désabusés se jete dans un puits qui prend depuis le nom de puits d'enfer[6].
Il meurt le et est inhumé dans le chœur de la cathédrale près de son oncle. Il est alors remplacé par Guy Ier[3].
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Louis Barbat, Histoire de la ville de Châlons-sur-Marne et de ses monuments depuis son origine jusqu'à l'époque actuelle (1854), Châlons-sur-Marne, T. Martin, (lire en ligne).
- Édouard de Barthélemy, Diocèse ancien de Châlons-sur-Marne : Histoire et Monuments, t. 1, Paris, A. Aubry Libraire, (lire en ligne)
- Édouard de Barthélemy, Diocèse ancien de Châlons-sur-Marne : Histoire et Monuments, t. 2, Paris, A. Aubry Libraire, (lire en ligne)
- Édouard de Barthélemy, Histoire de la ville de Châlons-sur-Marne et de ses institutions : depuis son origine jusqu'en 1789, Châlons, E. Laurent Imprimeur-Libraire, (lire en ligne)
- Alexandre-Clément Boitel, Les beautés de l'histoire de la Champagne, t. 2, Châlons-sur-Marne, Dortu-Deullin Imprimeur, (lire en ligne)
Liens externes
modifier- (en) Charles Cawley, « Bishops of Châlons », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025.
Notes et références
modifier- ↑ Charles Cawley 2006-2025.
- ↑ Alexandre-Clément Boitel 1868, p. 59.
- 1 2 Louis Barbat 1855, p. 214.
- ↑ Louis Barbat 1855, p. 201.
- 1 2 Louis Barbat 1855, p. 203.
- ↑ Édouard de Barthélemy 1854, p. 153-154.