Gilbert Guisan

professeur de langue et littérature françaises

Gilbert Guisan est un professeur de langue et littérature françaises, né le à Boulogne-sur-Mer et mort le à Lausanne.

Gilbert Guisan
Naissance
Boulogne-sur-Mer
Décès (à 68 ans)
Lausanne
Nationalité suisse
Activité principale
professeur de langue et littérature françaises
Descendants

Il est professeur à l'Université de Lausanne de 1946 à 1980 et recteur de l'institution de 1960 à 1962.

Biographie

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Origines et famille

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Gilbert Guisan naît le à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, en France[1]. Il est originaire d'Avenches, dans le canton de Vaud, en Suisse[1].

Son père, Julien Guisan, est ingénieur chimiste ; sa mère est née Irène Collioud[1]. Il est élevé par sa mère après le décès de son père[2].

Gilbert Guisan épouse Evelyn Lenoir[1], Vaudoise[2] fille d'un pasteur, en 1939[1]. Ils ont un fils, le conseiller national radical Yves Guisan[3].

Études et parcours professionnel

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Après le baccalauréat à Lille en 1928[1], Gilbert Guisan entame des études de lettres aux universités d'Aix en Provence et de Paris[4]. Il les achève à l'Université de Lausanne, où il est membre de la société d'étudiants Zofingue[1], obtenant une licence en 1932, puis un doctorat en 1938[1]. Sa thèse s'intitule Poésie et collectivités, 1890-1914, le message social des œuvres poétiques de l'unanimisme et de l'Abbaye[2].

Il enseigne le français pendant un an et demi à l'École supérieure de Vevey, jusqu'en 1937, puis au Gymnase des jeunes filles de Lausanne à partir de [2].

Il est professeur de langue et littérature françaises à l'Université de Lausanne, occupant d'abord un poste extraordinaire de 1946 à 1954, puis la chaire ordinaire jusqu'en 1980[1]. Il est doyen de la faculté des lettres de 1952 à 1954 et de 1968 à 1972 et recteur de l'université de 1960 à 1962[5]. Il est également professeur invité de littérature romande à la Sorbonne de 1962 à 1964[1].

Autres activités

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Gilbert Guisan est l'animateur d'Études de lettres, revue de la faculté des lettres de Lausanne, de 1958 à 1980[1].

Il est également le fondateur en 1965 du Centre de recherches sur les lettres romandes[1].

Intérêts et publications

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Gilbert Guisan se passionne très tôt pour la poésie. Il défend aussi les œuvres de Suisse romande, notamment celle de Ramuz[1]. Ses ouvrages principaux portent également sur Vallotton et Renan[5].

Il publie d'importantes correspondances et s'intéresse à l'histoire de la langue et à la stylistique[1].

Gilbert Guisan meurt le à Lausanne[1], à l'âge de 68 ans.

Distinction

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Publications

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  • C.-F. Ramuz, ou, Le génie de la patience, Genève, Droz, , 155 p.[6]
  • C.F. Ramuz : Présentation et choix de textes par Gilbert Guisan, bibliographie, portraits, fac-similés, Paris, Seghers, , 192 p.[7]
  • Sur la route des hauts jardins : d'Ambert à Carrouge (correspondance de Henri Pourrat et Gustave Roud), Lausanne, Éditions études de lettres, , 125 p.[8]

Bibliographie

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Notes et références

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Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Gilbert Guisan, version du 2 février 2006 » de Doris Jakubec sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Doris Jakubec, « Gilbert Guisan » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. 1 2 3 4 « À l'Université », Gazette de Lausanne, , p. 2 (lire en ligne)
  3. « Guisan-Lenoir, Gilbert(-Gustave) (1911 - 1980) », sur Base de données des élites suisses (consulté le )
  4. « Le professeur Gilbert Guisan ancien recteur de l'université », 24 heures, , p. 17 (lire en ligne)
  5. 1 2 « Le professeur Gilbert Guisan n'est plus », Gazette de Lausanne, , p. 3 (lire en ligne)
  6. Jean Nicollier, « Un essai du professeur Gilbert Guisan », Gazette de Lausanne, , p. 6 (lire en ligne)
  7. « Chez Seghers, un « Ramuz » de Gilbert Guisan », Gazette de Lausanne, , p. 6 (lire en ligne)
  8. Richard Garzarolli, « Sur la route des hauts jardins », La Tribune de Lausanne, , p. 12 (lire en ligne)

Liens externes

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