Gilles de Bretagne
Gilles de Bretagne, né vers 1420 et mort assassiné en prison en 1450, seigneur de Chantocé, est le fils du duc de Bretagne Jean V (r. 1399-1442) et le frère des ducs François Ier (r. 1442-1450) et Pierre II (r. 1450-1457).
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Blanche de Bretagne (d) Isabelle de Bretagne François Ier de Bretagne Pierre II de Bretagne |
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Partisan d'un rapprochement avec le roi d'Angleterre alors que son frère François Ier est allié au roi de France, dans les dernières années de la guerre de Cent Ans (1337-1453), il est emprisonné en 1446 et meurt en 1450 assassiné par ses geôliers.
Biographie
modifierOrigines familiales et formation
modifierIl naît vers 1420[1].
Il est le fils de Jean V et de Jeanne de France[2].
Il est le frère du duc de Bretagne et époux de Françoise de Dinan[3].
Conflit avec François Ier et rapprochement avec Henri VI
modifierÀ la suite d'une ambassade auprès du roi d'Angleterre en 1442 et de désaccords avec son frère François, il offre ses services au roi d'Angleterre Henri VI[4].
Mort et funérailles
modifierLe , il est étranglé par ses geôliers dans sa cellule[5].
Un gisant à son effigie, sculpté dans du chêne, est conservé au musée d'art et d'histoire de Saint-Brieuc[6].
Gilles de Bretagne dans la légende et la littérature
modifierCette légende a inspiré Paul Féval pour son roman historique La Fée des grèves[7].
Ascendance
modifierNotes et références
modifier- ↑ Arthur de la Borderie, Histoire de la Bretagne, 1896-1914, p 166 ; p306 ; p313D'après Arthur de la Borderie, Gilles de Bretagne serait né entre fin 1424 ou début 1425.
- ↑ (en-GB) Pierre Scordia, « Gilles de Bretagne, le prince anglophile assassiné », sur FORM-Idea, (consulté le )
- ↑ « Le vieux château Gilles de Bretagne à CREHEN », sur www.crehen.fr (consulté le )
- ↑ « Gilles de Bretagne | RicercarDataLab », sur ricercardatalab.cesr.univ-tours.fr (consulté le )
- ↑ Franck Collard, « « Et est ce tout notoire encores a present audit païs » : le crime, la mémoire du crime et l’histoire du meurtre de Gilles de Bretagne au procès du maréchal de Gié (1450-1505) », dans Jean-Christophe Cassard (ed.) et al., Le prince, l’argent, les hommes au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, , 133-143 p. (DOI 10.4000/books.pur.5321).
- ↑ « Gisant de Gilles de Bretagne (titre d'usage) », sur Ministère de la Culture (consulté le ).
- ↑ Bernard Le Nail, L'almanach de la Bretagne, Larousse, coll. « Jacques Marseille », (ISBN 2-03-575106-3).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Maryvonne Quémarec, L'ambassadeur de la paix : Gilles de Bretagne, Cheminements, coll. « Une histoire pour l'histoire », (ISBN 978-2-84478-150-5, lire en ligne)
- Émile Gabory, Le Meurtre de Gilles de Bretagne, 1450, Paris, Librairie académique Perrin, collection « Figures d’Histoire tragiques ou mystérieuses », 1929, p. 110 à 118.
- Alain Bouchart, Les Grandes Croniques de Bretaigne, composées en l'an 1514, par maistre Alain Bouchart. Nouvelle édition publiée sous les auspices de la Société des bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne, par H. Le Meignen,... (Appendice par Arthur de La Borderie.), Société des bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne, (lire en ligne)
- Amédée Guillotin de Corson, Histoire de Châteaubriant : baronnie, ville et paroisse, Laffitte, (lire en ligne)