Goethe dans la campagne romaine
Goethe dans la campagne romaine est un grand tableau du peintre néo-classique allemand Johann Heinrich Wilhelm Tischbein réalisé en 1787.
| Artiste | |
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| Date | |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
166 × 210,3 cm |
| No d’inventaire |
1157 |
| Localisation |
Description
modifierCette huile sur toile de 164 par 206 cm est conservée au musée Städel (Städelsches Kunstinstitut) de Francfort-sur-le-Main. Elle est aussi connue comme le « portrait à deux pieds gauches »[réf. nécessaire].

Le poète allemand Johann Wolfgang von Goethe est peint portant un chapeau à larges bords. Par-dessus ses vêtements contemporains, il est enveloppé dans un vêtement drapé clair évoquant la toge antique. Il pose au milieu de ruines, assis sur un obélisque égyptien brisé. Le bas-relief à droite du tableau représente Oreste et Pylade devant Iphigénie et dissimule partiellement un chapiteau composite. Le paysage nuageux qui s'étend en arrière-plan inclut le mausolée de Caecilia Matella et l'un tronçon d'aqueduc[1.1].
Contexte
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De 1786 à 1787, Goethe est en voyage en Italie. Pendant six mois, il cohabite avec Johann Heinrich Wilhelm Tischbein qui est à Rome depuis 1783 grâce au soutien du duc de Gotha[2.1]. Goethe, hésitant encore entre une carrière littéraire ou de peintre, se fait alors appeler il pittore Müller (le peintre Müller) et prend des cours de dessin auprès de J.H.W. Tischbein[2.2]. Ce tableau est peint pendant cette période, pendant laquelle les deux hommes visitent des sites antiques italiens, tandis que Goethe travaille sur sa pièce Iphigénie[1.1].

Goethe et J.H.W. Tischbein montrent un intérêt prononcé pour l'antiquité, qu'elle soit romaine ou grecque, en témoignent les sujets de leurs œuvres. Leur voyage à Rome s'inscrit ainsi dans la tradition du Grand Tour, en vogue à la fin du XVIIIe siècle parmi les jeunes Français et Anglais fortunés et les artistes. Cet intérêt renouvelé pour l'antique inscrit ces artistes dans la mouvance néoclassique.
Au-delà de l'iconographie, la composition de l’œuvre témoigne de l'influence antique sur J.H.W. Tischbein : la composition reprend celle des bas-reliefs antiques, le dessin prime et les volumes sont équilibrés[1.1]. L'année de réalisation de cette œuvre, il devient professeur à l'académie de Naples et publie ses gravures des vases de la collection Hamilton ainsi que des écrits sur l'art antique[2].
L'amitié entre J.H.W. Tischbein et Goethe s'illustre dans d'autres projets communs. Pendant leur séjour commun à Rome, ils réfléchissent à un ouvrage alliant texte et dessins. Cette idée se concrétise par l'histoire de Reineke Fuchs, avec un premier volume intitulé Reynard le Goupil (de), publié par Goethe en 1794, et un second par Tischbein au début du XIXe siècle, qui illustre également le tout[2.3].
Discussion sur les défauts anatomiques
modifierRéférences
modifier- Werner Hofmann, Youri Kouznetsov, Michel Laclotte, Hans Joachim Neidhardt et al., La Peinture allemande à l'époque du romantisme : [exposition, Paris] Orangerie des Tuileries, 25 octobre 1976 - 28 février 1977, Paris, Éditions des Musées nationaux, (ISBN 2-7118-0046-6)
- ↑ L'âge d'or du romantisme allemand: aquarelles et dessins à l'époque de Goethe, Paris-Musées, (ISBN 978-2-7596-0029-8)
Bibliographie
modifier- Stéphanie Cabanne, « Goethe dans la campagne romaine »
, (consulté le ) - Hanna Hohl, « 247 - Goethe dans la campagne romaine », dans Werner Hofmann, Youri Kouznetsov, Michel Laclotte, Hans Joachim Neidhardt, La Peinture allemande à l'époque du Romantisme : Paris, Orangerie des Tuileries, 25 octobre 1976-28 février 1977, Paris, Éditions des musées nationaux, , p. 217
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :