Gomené
Gomené [gɔmne] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Gomené | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Mickaël Leveau 2026-2032 |
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| Code postal | 22230 | ||||
| Code commune | 22062 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gomenéen, Gomenéenne | ||||
| Population municipale |
560 hab. (2023 |
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| Densité | 22 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 10′ 29″ nord, 2° 29′ 09″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 104 m Max. 221 m |
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| Superficie | 25,37 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.gomene.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
modifierGoméné est à proximité de la RN 164, future voie express du Centre Bretagne.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Ninian, le ruisseau de la Ramée, le Duc[1], le ruisseau de Cancaval[2], le ruisseau de la Chotinière[3] et le ruisseau des Prés Marchand[4],[5],[Carte 1].
Le Ninian, d'une longueur de 60 km, prend sa source dans la commune de Laurenan et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Val d'Oust, après avoir traversé 16 communes[6].
Le ruisseau de la Ramée, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Yvel à Merdrignac[7].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 871 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 6 km à vol d'oiseau[14], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,3 %), zones agricoles hétérogènes (24,8 %), forêts (22,6 %), prairies (9,3 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLa localité est attestée sous les formes suivantes : Gomene en 1256[23], en 1268[23],[24], en 1279[24], (Le Gormene en 1298 ?)[24], (Gourmene en 1306 ?)[24], Gomene vers 1330[23] et en 1405[25].
Selon Jean-Yves Le Moing, le toponyme est probablement issu du breton kemenet, lui-même issu du latin commendatio, et désignant une subdivision territoriale[26].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[27], Bernard Tanguy transcrit la forme parlée sous la graphie Goumeuneu[23]. L'association Chubri relève plusieurs formes gallèses, orales ou écrites, transcrites sous les graphies Gomenë, Gomeneu, Gomné, Gomnë, Gomneu et Goumnë[28].
Une forme bretonne, Goumene, est attestée en 1974[25] et est employée en 1976 par Marsel Klerg, originaire de Plémet, dans la revue trégorroise Barr-Heol[29]. La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998, puis par l'Office public de la langue bretonne, est Gouvene[30],[25]. La prononciation normalisée proposée par l'Office public de la langue bretonne est [ɡu've.ne][31].
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 27,5 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[32].
Le gentilé est Gomenéens en français[33]. Le site geobreizh.bzh donne les gentilés suivants en breton : Gouveneiz au masculin (singulier : Gouvenead) et Gouveneadezed au féminin (singulier : Gouveneadez)[34].
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierUne inscription en vieux breton peut se voir sur un bloc de granit au lieu-dit des Aulnays : CED PARTH SO. Cette inscription pourrait signifier « partie donnée ceci ». L'ensemble est interprété comme étant une borne de juridiction et pourrait dater du VIe siècle, ce qui en ferait la plus ancienne inscription connue en langue bretonne en Bretagne[35].
La paroisse de Gomené est probablement issue d'un démembrement de celle de Ménéac. Elle relevait du doyenné de Porhoët et est mentionnée dans deux actes de donation en faveur de l'abbaye de Boquen[23].
Le XXe siècle
modifierLes guerres du XXe siècle
modifierLe monument aux morts porte les noms de 87 soldats morts pour la Patrie[36] :
- 79 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 7 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
- 1 est mort durant la guerre d'Algérie.
Héraldique
modifier| Blasonnement :
D'argent à la fleur de lys de sable. |
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Gomené, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[37]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[38].
Une seule liste, menée par Mickaël Leveau, maire sortant[39], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 55,21 %[40],[41]. Mickaël Leveau est réélu maire le [42],[Note 4].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier
- Allée couverte de Ville-Menot.
- Menhir dit Le Vau-Janot.
- Église Notre-Dame (XIXe siècle).
- Chapelle Saint-Guenaël (1875).
- Chapelle Sainte-Anne.
Personnalités liées à la commune
modifier- Pierre Deshayes (1918-2011), résistant français, Compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d'Honneur, médaillé de la Distinguished Service Order (Royaume Uni), officier de l'Ordre de Leopold (Belgique), est né dans la commune.
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Côtes-d'Armor en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Gomené » sur cartes.gouv.fr (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Sandre, « le Duc ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Cancaval ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Chotinière ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau des Prés Marchand ».
- ↑ « Fiche communale de Gomené », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Ninian ».
- ↑ Sandre, « Le ruisseau de la Ramée ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Gomené et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Bernard Tanguy (1940-2015), Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor: origine et signification, ArMen-Le Chasse-Marée, , 404 p. (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 70.
- 1 2 3 4 (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 66.
- 1 2 3 « Gomené », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 144.
- ↑ Pascal Ory, Léandre Mandard et Laurence Prod'homme, Haute-Bretagne: l'encyclopédie culture et société de la Bretagne gallèse, Presses universitaires de Rennes, , 200;231 (ISBN 979-10-413-0333-5)
- ↑ « ChubEndret. Dictionnaire de noms de lieux en gallo », institu Chubri (consulté le ).
- ↑ (br) Marsel klerg, « La voie romaine de Rennes à Carhaix », Barr-Heol, no 88, , p. 28
- ↑ (fr + br) Anvioù kumunioù Breizh - Noms des communes de Bretagne, Rennes, Servij ar Brezhoneg Skol-Uhel ar Vro, , 108 p., p. 12.
- ↑ « Gomené − KerOfis − Portail numérique de la langue bretonne », sur niverel.brezhoneg.bzh (consulté le )
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5), p. 352.
- ↑ « data.gouv.fr », sur data.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Nom des habitants (gentilé) des villes de Bretagne : résultats concernant Gomené », sur le portail géographique et cartographique de Bretagne Geobreizh.bzh (consulté le ).
- ↑ Catherine Bizien-Jaglin, Patrick Gallou et Hervé Kerébel, Carte archéologique de la Gaule : Côtes-d'Armor, Paris, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, , 410 p. (ISBN 978-2-87754-080-3, LCCN 2007459546, lire en ligne), p. 154.
- ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Gomené », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Gomené », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
