Gouvernement Frederiksen III

Le gouvernement Frederiksen III (en danois : Regeringen Mette Frederiksen III) est le gouvernement du royaume de Danemark durant la 73e législature du Folketing.

Gouvernement Frederiksen III
Regeringen Frederiksen III

Royaume de Danemark

Description de l'image The Government Mette Frederiksen III Wave to the Crowd during Government Presentation Ceremony in June 2026 02 (cropped).png.
Monarque Frederik X
Première ministre Mette Frederiksen
Élection 24 mars 2026
Législature 73e
Formation
Durée 3 mois et 24 jours
Composition initiale
Coalition SD-SF-M-RV
Ministres 21
Femmes 11
Hommes 10
Représentation
Folketing
82  /  179
Drapeau du Danemark

Il est dirigé par la sociale-démocrate Mette Frederiksen, vainqueure à la majorité relative des élections législatives anticipées. Il repose sur une coalition de quatre partis. Il succède au gouvernement Frederiksen II.

Coalition et historique

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Ce gouvernement est dirigé par la Première ministre sortante sociale-démocrate, Mette Frederiksen. Il est constitué d'une coalition centriste entre la Social-démocratie (SD), le SF (SF), les Modérés (M) et Radikale Venstre (RV). Ensemble, ils disposent de 82 députés sur 179, soit 45,81 % des sièges du Folketing. Il bénéficie du soutien sans participation de la Liste de l'unité (Ø), de L'Alternative (Danemark) (Å), ainsi que des deux députés des îles Féroé et des deux député du Groenland, soit 11,17 % des sièges.

Il est formé à la suite des élections législatives anticipées du .

Il succède donc au gouvernement Frederiksen II, constitué d'une coalition centriste entre la Social-démocratie (SD), le Parti libéral (V) et les Modérés (M).

Formation

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Lors des élections législatives anticipées du , les partis du bloc de gauche remportent 84 sièges contre 77 pour les parts du bloc de droite, tandis que les Modérés, non alignés, obtiennent 14 sièges et apparaissent donc en position de faiseurs de roi[1].

Premier cycle de négociations

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Lors des consultations traditionnelles des différents partis organisées par Frederik X le lendemain des élections législatives, la Social-démocratie, le Parti populaire socialiste, la Liste de l'unité, Radikale Venstre et L'Alternative, représentant ensemble 84 sièges, soutiennent la nomination de Mette Freriksen comme formatrice royale. Venstre, l'Alliance libérale, le Parti populaire, le Parti populaire conservateur et les Démocrates danois, représentant 73 sièges, désignent Troels Lund Poulsen. Les Modérés, représentant 14 sièges, désignent leur président Lars Løkke Rasmussen, tandis que le Parti citoyen, ne soutient personne. Mette Frederiksen est alors nommée formatrice royale, et annonce vouloir former un gouvernement avec la participation des sociaux-démocrates, du Parti populaire socialiste et de Radikale Venstre[2].

Le , Mette Frederiksen annonce convier sept autres partis que les sociaux-démocrates à participer aux négociations : le Parti populaire socialiste, Venstre, les Modérés, le Parti populaire conservateur, la Liste de l'unité, Radikale Venstre et L'Alternative[3].

Le , 44 jours après la désignation de Mette Frederiksen comme formatrice royale, Lars Løkke Rasmussen annonce retirer son soutien à la Première ministre sortante comme leader des négociations, marquant l'échec du premier cycle de négociations. Son annonce intervient alors que Frederiksen semblait concentrer les négociations sur la formation d'un gouvernement rassemblant les partis de gauche traditionnels auxquels s'ajouteraient les Modérés, alors que Lars Løkke Rasmussen plaidait pour un nouveau gouvernement au centriste. Il demande alors une nouvelle série de consultations royales lors desquelles il désignerait Troels Lund Poulsen, le président de Venstre, comme nouveau formateur[4].

Deuxième cycle de négociations

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Le deuxième cycle de négociations débute avec les nouvelles consultations royales tenues le , lors desquelles Troels Lund Poulsen est désigné formateur royal, avec la mission de former un gouvernement duquel seraient exclus les sociaux-démocrates et les Modérés, le Parti populaire danois ayant promis de censurer tout gouvernement auquel un de ces deux partis prendrait part[5].

Le , Troels Lund Poulsen annonce vouloir tenter de former un gouvernement de centre-droit minoritaire avec Venstre, l'Alliance libérale le Parti populaire conservateur, et en espérant bénéficier du soutien sans participation du Parti populaire danois, des Modérés, des Démocrates danois, de Radikale Venstre et du Parti citoyen[6]. Le , Lars Løkke Rasmussen rejette toutefois une telle coalition, ne voulant pas soutenir un gouvernement dont la majorité dépendrait du Parti populaire danois et insistant sur la participation des Modérés au prochain exécutif[7]. Troels Lund Poulsen annonce alors renoncer à former un tel gouvernement, marquant l'échec du deuxième cycle de négociations, et une nouvelle série de consultations royales est annoncée pour le lendemain[8].

Troisième cycle de négociations

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Le troisième cycle de négociations commence le avec la nouvelle série de consultations royales aboutissant au retour de Mette Frederiksen à la tête des discussions. Elle annonce alors vouloir entamer des négociations avec l'objectif explicite de former un gouvernement quadripartite avec les sociaux-démocrates, le Parti populaire socialiste, les Modérés et le Parti social-libéral[9].

Après 69 jours de négociations pour la formation d'un gouvernement, un record dans l'histoire danoise, Mette Frederiksen annonce le la conclusion d'un accord pour la formation d'un gouvernement quadripartite entre les sociaux-démocrates, le Parti populaire socialiste, les Modérés et le Parti social-libéral. Cet exécutif bénéficie du soutien sans participation de la Liste de l'unité, de L'Alternative, des deux députés élus au Groenland et un des deux députés élus aux Îles Féroé[10],[11].

Le contenu programmatique de l'accord conclu est annoncé lors d'une conférence de presse des quatre chefs de partis à Marienborg le [12]. Les partis de la coalition qualifient alors le nouvel exécutif de « gouvernement trèfle à quatre feuilles », reprenant une expression utilisée pour les gouvernements quadripartites du Premier ministre conservateur Poul Schlüter dans les années 1980[13].

La composition du gouvernement est annoncée le , et marque le premier gouvernement majoritairement féminin de l'histoire danoise[14].

Composition

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  • Par rapport au gouvernement Frederiksen II, les nouveaux conseillers sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions le sont en italique.
Fonction Titulaire Parti
Première ministre Mette Frederiksen SD
Ministre de l'Économie et de l'Intérieur Pia Olsen Dyhr SF
Ministre des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen M
Ministre des Entreprises et de la Compétitivité Martin Lidegaard RV
Ministre des Finances Peter Hummelgaard SD
Ministre de la Justice Nicolai Wammen SD
Ministre de la Recherche, de l'Enseignement supérieur et du Numérique Christina Egelund M
Ministre du Climat, de l'Énergie et de l'Approvisionnement Samira Nawa RV
Ministre de la Ville, des Territoires ruraux et des Transports Signe Munk SF
Ministre de l'Immigration et de l'Intégration Morten Bødskov SD
Ministre de l'Éducation Magnus Heunicke SD
Ministre de l'Emploi
Ministre de l'Égalité
Ane Halsboe-Jørgensen SD
Ministre de la Défense Jeppe Bruus Christensen SD
Ministre de la Fiscalité et la Croissance Jakob Engel-Schmidt M
Ministre de la Santé
Ministre des Affaires ecclésiastiques
Ida Auken SD
Ministre de la Nature et du Bien-être animal Christian Rabjerg Madsen SD
Ministre de la Culture Zenia Stampe RV
Ministre de la Sécurité nationale et de la Gestion des catastrophes Lisbeth Bech-Nielsen SF
Ministre de l'Enfance, des Personnes âgées et du Logement Jacob Mark SF
Ministre des Affaires sociales
Ministre de la Coopération nordique
Monika Rubin M
Ministre de l'Environnement Maria Reumert Gjerding SF

Notes et références

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  1. ↑ Anne-Françoise Hivert, « Élections au Danemark : la gauche en tête sans majorité », sur Le Monde, (consulté le )
  2. ↑ (da) Tobias Bonde Simonsen, « Mette F. udpeget som kongelig undersøger – men det kommer med betingelser », sur TV 2 Danmark, (consulté le )
  3. ↑ (da) Maja Lærke Maach, « Mette Frederiksen har inviteret syv partier til forhandlinger », sur DR, (consulté le )
  4. ↑ (da) Mathias Gram, « Lars Løkke peger på Troels Lund som kongelig undersøger », sur Jyllands Posten, (consulté le )
  5. ↑ (da) Sarah Lund Cardel, « Troels Lund Poulsen bliver ny kongelig undersøger », sur Ekstra Bladet, (consulté le )
  6. ↑ (da) Line Gjerlev Hobel, « Troels Lund Poulsen vil danne regering med Liberal Alliance og Konservative », sur DR, (consulté le )
  7. ↑ (da) Maja Lærke Maach, « Lars Løkke afviser Troels Lund Poulsens drøm om en VLAK-regering », sur DR, (consulté le )
  8. ↑ (da) « Troels Lund opgiver blå regeringsdannelse efter afvisning fra Lars Løkke », sur Dagbladet Information, (consulté le )
  9. ↑ (da) Sarah Lund Cardel et Jacob Vium Jørgensen, « Tilbage til start: Mette Frederiksen bliver kongelig undersøger igen », sur Ekstra Bladet, (consulté le )
  10. ↑ (da) « Enhedslisten og Alternativet støtter den nye regering », sur Berlingske, (consulté le )
  11. ↑ (da) Trine Juncher Jørgensen, « Grønlandske medlemmer har godkendt regeringsgrundlag: Søkabel til Tasiilaq og styrkelse af SAR-beredskab », sur Sermitsiaq, (consulté le )
  12. ↑ (da) Ella Hjalmsrud Jørgensen, « Nu er regeringsgrundlaget her: Det lagde de fire partiledere vægt på », sur Altinget.dk, (consulté le )
  13. ↑ (da) Morten Høyrup, « Borgerlige nestorer revser ny regerings genbrug affirklover: »Mangel pa respekt« », sur Berlingske, (consulté le )
  14. ↑ (da) Simon Engell Kjøller et Engell Kjøller, « Kvinder i overtal for første gang: Se alle de nye ministre », sur Altinget.dk, (consulté le )

Voir aussi

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