Gouvernement Ghrieb

Le gouvernement Ghrieb est nommé le . Dirigé par Sifi Ghrieb, il constitue le huitième gouvernement formé sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune.

Gouvernement Ghrieb

République algérienne démocratique et populaire

Description de l'image Sifi Ghrieb, August 2026.png.
Président de la République Abdelmadjid Tebboune
Premier ministre Sifi Ghrieb
Formation
Durée 1 an
Composition initiale
Coalition FLN-RND-FM-MEB-PVP-Ind.
Ministres 39
Secrétaires d'État 3
Femmes 11
Hommes 31
Représentation
Assemblée populaire nationale
310  /  407
Drapeau de l'Algérie

Historique

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Le , le Premier ministre Sifi Ghrieb, qui assurait l'intérim depuis le , est confirmé dans ses fonctions et chargé de former un nouveau gouvernement[1]. La composition de l'exécutif est annoncée le même jour[2].

Les ministres prennent leurs fonctions le lendemain[3].

Dans le cadre du Gouvernement Larbaoui II, Mohamed Arkab est à la tête du ministère de l'Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables. Sous le Gouvernement Ghrieb, ce ministère est scindé en deux avec Mohamed Arkab comme ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines et Mourad Adjal, nouveau ministre, à la tête du Ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables. Un des objectifs de Mourad Adjal est de faire produire 30% de l’électricité en Algérie avec des sources renouvelables d’ici 2035, alors qu'actuellement plus de 99% de l’électricité est produite grâce au gaz[4].

Sifi Ghrieb réunit pour la première fois l’ensemble de son gouvernement le . L’avant-projet de la loi de finances 2026 est examiné. Par ailleurs, conformément aux objectifs du président Abdelmadjid Tebboune, la mise en avant de l'efficacité du gouvernement et les déplacements sur le terrain des ministres sont préconisés[5].

Loi de finance 2026

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La loi de finance 2026, publiée le au Journal officiel, est construite à partir d'un baril de pétrole à 60 dollars. Il est prévu 8 009` milliards de dinars en recettes soit plus de 61 milliards de dollars et 17 637 milliards de dinard en dépenses soit plus de 135 milliards de dollars. C’est le plus important budget que l’Algérie n’a jamais décidé[6]. Le premier poste des dépenses est celui des Finances avec une prévision de 3 665 milliards de dinars, soit environ 27 milliards de dollars puis vient le budget de l'armée algérienne avec 3 349 milliards de dinars, soit l’équivalent de 25 milliards de dollars[7].

La loi de finance introduit une nouvelle obligation à l'encontre des voyageurs non-résidents en Algérie y compris la diaspora algérienne. Ceux-ci doivent déclarer les montants supérieurs à 1 000 euros ou l’équivalent en devises, aussi bien à l’entrée qu’à la sortie du pays. Pour les sommes déclarées, ils doivent désormais fournir, au retour, le document attestant du change effectué durant le séjour dans un établissement bancaire. Ce dispositif interdit de fait d'utiliser le marché noir des devises. L'efficacité de la mesure réside dans la capacité de contrôle aux frontières dans un contexte déjà complexe[8].

Nouvelle loi sur les partis politiques

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La nouvelle loi sur les partis politiques algériens est adoptée en conseil des ministres à la fin de l'année 2025, elle sera en principe votée avant la fin de la législature. Il s'agit en particulier de limiter à deux le nombre des mandats des responsables de partis (mandature de cinq ans), une obligation pour les partis de participer aux élections (« un parti ne pouvait être dissous qu’après quatre abstentions consécutives. Le nouveau texte ramène ce seuil à deux scrutins seulement, qu’ils soient locaux, législatifs ou présidentiels »), une augmentation des seuils de représentativité territoriale et un contrôle administratif plus important[9],[10].

Le , la loi relative aux partis politiques est adoptée par l'Assemblée populaire nationale[11]. La loi est applicable dès sa publication le [12].

Composition

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Initiale (15 septembre 2025)

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Par rapport au gouvernement Larbaoui II, les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique.

Remaniement du 2 septembre 2026

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Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique[17],[18].

Trombinoscope

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Premier ministre

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Image Fonction Nom Parti
Premier ministre Sifi Ghrieb

Ministres d'État

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Image Fonction Nom Parti
Ministre d’État
Ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines
Ahmed Attaf
Ministre d’État
Ministre des Hydrocarbures
Mohamed Arkab
Ministre d’État, chargé de l’Inspection des services de l’État et des Collectivités locales Brahim Merad

Ministres

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Image Fonction Nom Parti
Ministre de la Défense nationale Abdelmadjid Tebboune FLN
Ministre de l'Intérieur et des Transports Saïd Sayoud
Ministre de la Justice, garde des Sceaux Lotfi Boudjemaa
Ministre des Finances Mohammed Lamine Lebbou
Ministre des Moudjahidine et des Ayants droit Abdelmalek Tachrift
Ministre des Affaires religieuses et des Wakfs Youcef Belmehdi
Ministre de l'Éducation nationale Mohamed Seghir Saâdaoui
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Kamel Baddari
Ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels Nassima Arhab
Ministre de la Culture et des Arts Malika Bendouda
Ministre de la Jeunesse
Chargé du Conseil suprême de la jeunesse
Moustafa Hidaoui
Ministre des Sports Walid Sadi
Ministre de la Poste et des Télécommunications Sid Ali Zerrouki
Ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme Soraya Mouloudji
Ministre de l'Industrie Farid Kourtel
Ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche Sid Ali Khaldi
Ministre de l'Énergie et des Énergies renouvelables Mourad Adjal
Ministre de l'Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville Tarek Belarbi
Ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national Amel Abdellatif
Ministre du Commerce extérieur et du Développement des exportations Kamel Rezig
Ministre de la Communication Mohamed Bouslimani
Ministre des Travaux publics et des Infrastructures Abdelkader Djellaoui
Ministre de l'Hydraulique Lounes Bouzegza
Ministre du Tourisme Houria Meddahi
Ministre de la Santé Mohamed Seddik Aït Messaoudène
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale Mohamed Hattab
Ministre, wali de la wilaya d’Alger Mohamed Abdenour Rabehi
Ministres des Relations avec le Parlement Nadjiba Djilali
Ministre de l'Environnement et de la Qualité de la vie Kaouthar Krikou
Ministre de l'Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises Noureddine Ouaddah
Ministre de l'Industrie pharmaceutique Ouassim Kouidri
Ministre des Mines et des Industries minières Mourad Hanifi
Haut-commissaire de la Numérisation et des Statistiques Meriem Benmouloud

Ministres délégués

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Image Fonction Nom Parti
Ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale Saïd Chengriha
Ministre déléguée aux Collectivités locales Fouzia Naama

Secrétaires d'État

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Notes et références

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  1. À l'occasion de la nomination de Mourad Adjal, le média algérien TSA mentionne que quatre anciens PDG de Sonelgaz ont assuré la fonction de ministres de l’Énergie à savoir : Noureddine Boutarfa, Mustapha Guitouni, Mohamed Arkab et Mourad Adjal[13].

Références

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  1. « Algérie : le président Abdelmadjid Tebboune charge son Premier ministre de former un nouveau gouvernement », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  2. Ali Idir, « Algérie : la liste du nouveau gouvernement de Sifi Ghrieb », sur TSA, (consulté le ).
  3. Admin, « Les nouveaux ministres prennent leurs fonctions », sur L'Algérie Aujourd'hui, algaj16000, (consulté le ).
  4. Cherif Lahdiri, « Secteur des Énergies Arkab et Adjal, le duo de la transition pragmatique », sur El Watan, (consulté le )
  5. « Algérie : le nouveau gouvernement en « ordre de bataille » », sur APA NEWS, (consulté le )
  6. Ali Idir, « La Loi de finances 2026 publiée : un budget record pour l’Algérie. », sur TSA, (consulté le )
  7. Akram Torki, « Le budget algérien de la Défense franchit la barre des 25 milliards de dollars pour 2025. », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  8. « Contrôle des devises : ce que change l’article 129 de la loi de finances 2026. », sur Algérie Éco, (consulté le )
  9. Hamid Nasri, « En Algérie, un projet de loi accentue l’emprise du pouvoir sur les partis politiques. », sur Le Monde, (consulté le ).
  10. Arezki Said, « 5 questions pour comprendre les enjeux des législatives algériennes de juin », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
  11. Arezki Said, « APN : le projet de loi organique sur les partis politiques adopté », sur Le Matin d'Algérie, (consulté le ).
  12. Rafik Tadjer, « Algérie : ce qui est désormais interdit aux partis politiques », sur TSA, (consulté le ).
  13. Riyad Hamadi, « Algérie : Sonelgaz, fabrique d’électricité et de…ministres », sur TSA, (consulté le )
  14. Rafik Tadjer, « Tebboune met fin aux fonctions du ministre de l’Hydraulique Taha Derbal », sur TSA, (consulté le ).
  15. Décret présidentiel n° 26-160 du 16 avril 2026 modifiant le décret présidentiel n° 25-241 du 14 septembre 2025 portant nomination des membres du Gouvernement, site joradp.dz, 19 avril 2026.
  16. Ali Idir, « Tebboune opère un remaniement ministériel », sur TSA, (consulté le ).
  17. « Le président de la République procède à un remaniement ministériel partiel », sur aps.dz, (consulté le )
  18. « Le président de la République nomme Farid Kourtel ministre de l'Industrie et Fouzia Naama ministre déléguée chargée des Collectivités locales », sur aps.dz, (consulté le )

Voir aussi

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