Le gouvernement Ernest Monis est le gouvernement de la Troisième République en France du au . Le gouvernement était composé des groupes Républicains radicaux-socialistes (RRS, 148 sièges), Gauche radicale (GR, 113 sièges), Gauche démocratique (GD, 77 sièges) et Républicain socialiste (RS, 34 sièges) à la Chambre des députés.

Gouvernement Monis

Troisième République

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Président de la République Armand Fallières
Président du Conseil Ernest Monis
Formation
Fin
Durée 3 mois et 21 jours
Composition initiale
Coalition PRRRS - ARD - RI - SI
Représentation
Chambre des députés
372  /  590

Composition

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Ernest Monis
Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Ernest Monis PRRRS
Ministres
Ministre de l'Intérieur et des Cultes Ernest Monis PRRRS
Ministre de la Justice Antoine Perrier ARD
Ministre des Affaires étrangères Jean Cruppi PRRRS (GR)
Ministre des Finances Joseph Caillaux PRRRS (GR)
Ministre de la Guerre Maurice Berteaux (jusqu'au ) PRRRS (RRS)
François Goiran (du au ) SE
Ministre de la Marine Théophile Delcassé RI (GR)
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts Théodore Steeg PRRRS (RRS)
Ministre des Travaux publics, des Postes et Télégraphes Charles Dumont ARD (RRS)
Ministre du Commerce et de l’Industrie Alfred Massé PRRRS (RRS)
Ministre de l'Agriculture Jules Pams PRRRS
Ministre des Colonies Adolphe Messimy PRRRS (RRS)
Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale Joseph Paul-Boncour SI (RS)
Sous-secrétaires d’État
Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur Émile Constant RI (GD)
Sous-secrétaire d'État à la Justice Louis Malvy PRRRS (RRS)
Sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts Étienne Dujardin-Beaumetz RI (GR)
Sous-secrétaire d'État aux Postes et Télégraphes Charles Chaumet ARD (GD)

Politique menée

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Selon le mémorialiste Charles Benoist, (…) « sauf la prise de Fès, qui déclencha la seconde crise marocaine, son ministère ne se signale par aucune mesure d’envergure (…) Il fut ce qu’il pouvait être : une de ces combinaisons transitoires où, depuis 1890, la République s’est assoupie, lorsqu’elle a eu besoin de souffler. »

Le gouvernement Monis est clairement de transition.  Il prépare l’émergence de Joseph Caillaux, ministre des Finances de ce même gouvernement.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs

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Après l’accident du champ d’aviation d’Issy-les-Moulineaux le , qui tuait Berteaux et blessait Monis[1], le gouvernement est renversé par le sénat le , à l’occasion d’une banale interpellation relative au haut commandement en temps de guerre.

Le , Armand Fallières nomme Joseph Caillaux à la présidence du Conseil des ministres.

Notes et références

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  1. ↑ « Paris-Madrid aéroplanes : les premiers départs pour Angoulême furent assombris par un deuil cruel », Le Petit Parisien, no 12623,‎ , p. 1 (lire en ligne).

Voir aussi

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