Guichard Tavelli

prélat et home politique

Guichard Tavel ou Tavelli est un prince-évêque de Sion entre 1342 et 1375. Il rachète le château de la Majorie le afin d'en faire la nouvelle résidence épiscopale. Il est assassiné à la suite d'un conflit avec la famille de la Tour.

Guichard Tavel
Fonctions
Évêque de Sion
Diocèse de Sion
-
Chancelier de Savoie (?)
Aymon de Savoie
- (?)
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activités
Famille

Biographie

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Origines et début de carrière

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La date de naissance de Guichard Tavel ou Tavelli n'est pas connue. Il est le fils de Guy, seigneur de Granges[1]. La famille Tavel/Tavelli est appartient à la bourgeoise de Genève[2]

À la suite de ses études de droit, il devient, en 1337, conseiller juridique et chancelier du comte de Savoie, Aymon de Savoie[1]. Il l'accompagne notamment lors de ses différents déplacement entre 1338 et 1341[1].

Carrière religieuse

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Chanoine du chapitre cathédral de Genève (1338), il est nommé évêque de Sion par le pape Clément VI en 1342[1]. Il est consacré l'année suivante[1].

Son attitude favorable avec la maison de Savoie l'amène à entrer en conflit avec le Chapitre des chanoines de Sion notamment à propos du droit de chancellerie et de l'immunité du château de Valère, siège du chapitre[1]. Cette position l'oppose également à la ville de Sion et aux dizains valaisans[1].

Assassinat

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Il est assassiné le par Antoine de La Tour, chevalier, seigneur de Niedergesteln et Frutigen[3], qui désirait se libérer de l'autorité épiscopale. Le meurtre eut lieu à la résidence de Tavelli, au château de la Soie à Savièse. Les hommes d'Antoine s'introduisirent dans le château de Tavelli alors que celui-ci se trouvait dans son jardin[4] et le jetèrent du haut de la colline bordée de rochers. Les alliés d'Antoine de la Tour désapprouvent avec véhémence cet acte et se tournent vers Pierre de Rarogne.

Cette nouvelle alliance signe la fin de l'influence de la famille de la Tour[5] dont les possessions — dans le Haut-Valais, ainsi que le château des Vidomnes — sont détruites[6].

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Patrick Braun, Brigitte Degler-Spengler et Elsanne Gilomen-Schenkel, Helvetia Sacra : Section I, vol. 5 : Archidiocèses et diocèses V, Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564 p. (ISBN 3-7190-1595-5, lire en ligne [PDF]).
  • Victor van Berchem, Guichard Tavel, évêque de Sion, 1342-1375 : étude sur le Vallais au XIVe siècle, Zurich, Impr. Berichthaus, , 369 p. (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Philipp Kalbermatter (trad. Madeleine Kobel), « Guichard Tavel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. Matthieu de la Corbière, « Tavel (GE) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. Arthur Fibicher (trad. Monique Baud-Wartmann), « Antoine de la Tour » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. Valais Wallis : château de Soie Savieze - schloss Soie Savieze
  5. Histoire du Valais
  6. Bernard Truffer (trad. Pierre-G. Martin), « Valais » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .