Guido Pighetti

politicien italien

Guido Pighetti, né le à Rome et mort le dans la même ville, est un journaliste, syndicaliste et homme politique fasciste italien.

Guido Pighetti
Guido Pighetti vers 1920.
Fonctions
Député
XXVIe législature du royaume d'Italie
-
Préfet
Province de Padoue
Préfet
Province de Coni
Préfet
Province de Sienne
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
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Parti politique

Biographie

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Militantisme anarchiste à L'Aquila

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Né à Rome en 1889, Guido Pighetti est diplômé en droit et en philosophie de l'Université de Rome[1]. Militant très jeune au sein des milieux anarchistes, il diffuse le journal L’Agitazione d’Ancône. En lien avec des anarchistes comme Libero Merlino et Luigi Fabbri, avec lesquels il est en correspondance épistolaire, il participe, dès 1905, à la fondation du Groupe socialiste-anarchiste « Louise Michel » dans la ville de L’Aquila[2].

Pour donner de l'élan à la propagande rationaliste, Pighetti lance appel pour la fondation d'« un centre d'études destiné spécialement aux classes ouvrières et étudiantes » et d'un « Cercle d'études sociales complété par une Université Populaire »[3]. Lors de la conférence organisée le 15 janvier 1905 par le Groupe « Louise Michel », Pighetti devant une cinquantaine d'anarchistes et de socialistes, conseillait « aux jeunes socialistes de s'associer au parti anarchiste, lequel est le meilleur qui corresponde au besoin du prolétariat » et attaquait la religion, prônant « l'abolition du dogme catholique » et la fin de l'ingérence politique du Vatican, encore possible grâce au « nombre excessif de cardinaux »[3].

L'activité politique du groupe de Pighetti se poursuit sans interruption tout au long de l'année 1905. À l'été de la même année, il est condamné pour diffamation par voie de presse à 6 mois de détention (qu'il purgera de mai à octobre 1906) à cause de l'un de ses articles paru dans le journal Il Moscone[2]. Il entreprend une tournée de conférences de propagande (le 21 juin à Terni, les 25 juin et 29 juillet à Fabriano, le 8 août à Pérouse, le 11 à Umbertide, le 13 à Città di Castello, le 17 à Ancône).

Après un congrès romain tenu en privé, Pighetti entame un nouveau cycle de conférences dans la zone des Castelli Romani, et prend part activement au congrès romain de la FASL en représentation du Groupe « Louise Michel ». Lors de l'assise, coordonnée par Luigi Fabbri, il fait également adhérer le cercle Il Progresso de San Benedetto dei Marsi, avec la participation de Francesco Ippoliti[2]. Quelques jours plus tard, toujours à Rome, Pighetti participe au meeting antimilitariste organisé par la FGS, désigné comme rapporteur pour la composante anarchiste, directement à la place de Pietro Gori :

« Guido Pighetti, s'exprimant pour les anarchistes, commença par dire combien son éloquence se trouvait amoindrie après le magnifique discours de l'ami Romualdi et comment elle s'effaçait face à la figure de Pietro Gori, le poète de l'idéal humanitaire, à la place de qui il devait parler. Avec un accent vibrant et une merveilleuse désinvolture, l'orateur fit une analyse critique très piquante de ce qu'est le prétendu sentiment de patrie, mettant en relief l'intérêt parasitaire de la classe bourgeoise face aux concepts internationalistes de l'ensemble du prolétariat. Il conclut son discours synthétique par un souhait chaleureux de triomphe prochain des grands idéaux humains »[2].

Fascisme et syndicalisme

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Après s'être éloigné de l'anarchisme, Pighetti dirige de 1908 à 1909 à Tivoli le journal Tivoli nuovas puis, de 1909 à 1910, La Provincia di Brescia. Interventionniste durant la Première Guerre mondiale, Pighetti combat comme fantassin et mitrailleur et obtient le grade de lieutenant.

Dans son livre Sindacalismo fascista, publié en 1924, il raconte la brève période où il assuma dans l'immédiate après-guerre la direction de l'Unione Sindacale del Lavoro (Union syndicale du travail) de Pérouse, organisation fondée par un « noyau courageux de patriotes principalement d'obédience démocratique »[4] :

« Il ne m'appartient pas de dire comment le mouvement, malgré mille obstacles, trouva peu à peu son orientation précise, sa cohésion et sa solidité. Je peux en tout cas affirmer que, lorsque le Fascisme a éclos, l'Union syndicale de Pérouse a constitué sa couveuse (le Fascisme avait d'ailleurs trouvé en moi un partisan infatigable, ayant été nommé délégué (fiduciario) des Faisceaux en Ombrie le 14 août 1920, c'est-à-dire un mois et quatre jours après mon arrivée à Pérouse). Grâce à un accord étroit avec le Faisceau et la Section des Combattants, l'Union syndicale de Pérouse fut reconnue comme le noyau pérugin de la Chambre ombrienne des syndicats économiques (Camera Umbra dei Sindacats Economici), orientée vers la C.I.S.E., qui était alors l'organisation syndicale quasi officielle du Fascisme. Naturellement, lorsque la Confédération des corporations syndicales fut créée, également grâce à ma propagande tenace, la Chambre ombrienne des syndicats économiques, devenue la Fédération ombrienne des syndicats fascistes, rejoignit ladite Confédération »[4].

Lors des élections législatives de 1921, Pighetti se présenta dans la circonscription de Pérouse sous l'étiquette de l'Alleanza Nazionale et remporta le scrutin avec 8 835 voix face à plusieurs concurrents dont le fasciste dissident Alfredo Misuri, Agostino Mattoli, Giovanni Amici, Luciano Valenti et Aldo Netti[1].

Guido Pighetti en 1922.

À l'automne 1921, il figura parmi ceux qui, avec Giuseppe Bastianini et Felice Felicioni, s'opposent farouchement à Alfredo Misuri. Tandis que ce dernier représentait le courant monarchiste, associé aux classes dirigeantes locales et opposé à la transformation du mouvement fasciste en parti, Pighetti incarnait le courant activiste prônant la nécessité de considérer les institutions comme un moyen d'obtenir le soutien des forces sociales pour permettre l'accession au pouvoir du fascisme[1].

Carrière sous le régime

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Conseiller provincial d'Ombrie puis préfet de Padoue, de Coni et de Sienne, Pighetti devint directeur de l'hebdomadaire Il Lavoro, rédacteur en chef de La Provincia di Brescia , et, en 1932, fonda et dirigea la revue bimensuelle Il nuovo Stato[1].

Il mourut à l'hôpital de Castel San Giovanni en 1974 et fut enterré dans le tombeau Carbone/Carattino/Pighetti à Gênes[1].

Publications

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  • Saggio filosofico, Tip. N. De Arcangelis, 1907.
  • Saggio filosofico. Abbozzo di introduzione alla filosofia dello spirito e filosofia della pratica, C. Goldaniga, 1910.
  • Sindacalismo fascista, Imperia, 1924.
  • Considerazioni sul diritto e sul suo fondamento filosofico, Editoriale Meini, 1929.
  • Problemi pratici del fascismo, Istituto Editoriale Scientifico, 1929.
  • Autorità e liberté, Istituto Editoriale Scientifico, 1930.
  • Problemi della costruzione fascista, Off. Graf. E. Pasquini, 1931.
  • Profili, Tip. G. B. Marsano, 1934.
  • Interpreti e ragionamenti, Tip. G. B. Marsano, 1934.
  • Fascismo, sindacalismo, corporativismo : esposizione divulgativa della dottrina fascista, Il Nuovo Stato, 1936.
  • Considerazioni sulla filosofia del diritto di Antonio Rosmini, Marsano, 1939.
  • Il Duce. Prima traccia di uno studio su Benito Mussolini. Pagine antiche e recenti edite e inedite, 1939.
  • Colloqui e soliloqui, Marsano, 1939.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Pighetti Guido », sur Dizionario biografico multimediale dei parlementari Umbri dall'unita'alla XVI legislatura
  2. 1 2 3 4 Edoardo Puglielli, Dizionario degli anarchici abruzzezi, Centro Studi Libertari, (lire en ligne), p. 125-126
  3. 1 2 Edoardo Puglielli, Anticlericalismo e laicità nel socialismo aquilano 1894-1914, Centre Studi Libertari, (lire en ligne)
  4. 1 2 Guido Pighetti, Sindacalismo fascista, Imperia,

Bibliographie

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Liens externes

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