Guillaume IX d'Aquitaine
Guillaume IX d'Aquitaine ou Guillaume VII de Poitiers, dit « le Jeune », né le et mort le , est duc d'Aquitaine et comte de Poitou de 1086 à sa mort.
| Duc d'Aquitaine | |
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| - | |
| Prédécesseur | |
| Successeur | |
| Comte de Poitiers | |
| - | |
| Prédécesseur | |
| Successeur | |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 54 ans) |
| Surnom |
le Jeune |
| Nom posthume |
Guillaume le Troubadour |
| Autres noms | |
| Époque |
XIe – XIIe siècles |
| Activité | |
| Période d'activité |
- |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie | |
| Conjoint | |
| Enfants |
| Grands-parents | |
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| Membre de |
Fideles beati Petri |
| Conflit | |
| Faits d'armes |
Membre de la haute aristocratie féodale des XIe et XIIe siècles, Guillaume le Jeune est à la tête d'un vaste ensemble territorial dès l'âge de quinze ans. Seigneur puissant et belliqueux, son règne est marqué par des campagnes militaires qui lui permettent de consolider et étendre son autorité et son prestige. Son mariage avec Philippa de Toulouse, héritière du comte Guillaume IV, légitime ses prétentions sur le Languedoc. Il mène ainsi plusieurs incursions armées contre la dynastie des Saint-Gilles, parvenant à occuper temporairement leurs domaines. Pour avoir porté atteinte aux biens de l'Église, il est excommunié de 1114 à 1118.
Parallèlement à ses ambitions politiques et territoriales, cet important feudataire s'illustre de manière durable dans le domaine des arts. Ses poèmes en langue d'oc lui valent, à partir du XIXe siècle, le surnom posthume de Guillaume le Troubadour. Il est reconnu comme le plus ancien poète du tròbar dont l'identité et les œuvres nous soient parvenues. Il est resté célèbre pour sa liaison avec Dangereuse de L'Isle Bouchard, qui lui vaut une seconde excommunication.
Biographie
modifierOrigine et famille
modifierGuillaume IX naît le [1],[2]. Il est le fils de Guillaume VIII d'Aquitaine et d'Hildegarde (Audéarde) de Bourgogne. La validité du mariage de ses parents est tout d'abord contestée, en raison d'un degré de parenté prohibé par l'Église, et la légitimité de ce premier fils est remise en question. Le duc d'Aquitaine doit se rendre à Rome, auprès du pape Grégoire VII, au printemps 1076, pour plaider sa cause. Finalement en raison d'un risque sérieux de guerre civile, le jeune Guillaume est légitimé par le pape, et si le mariage est officiellement annulé, il se poursuit toutefois sous une forme morganatique[3]. À la mort de son père en 1086, Guillaume IX, âgé de seulement quinze ans, lui succède comme duc d'Aquitaine et comte de Poitiers[4]. Le nouveau duc étant encore un enfant, l'habitude est prise de l'appeler « Guillaume le Jeune », si bien que ce surnom lui reste pendant toute sa vie[5]. Sa titulature comporte aussi les titres gascons de comte de Bordeaux, comte et duc de Gascogne[6].
Duc d'Aquitaine et comte de Poitou
modifierGuillaume IX continue à développer l'embryon d'organisation administrative de ses prédécesseurs, avec l'ajout d'un prévôt à Surgères en 1087 et la création d'agents forestiers. Il prend et détruit le château de Blaye appartenant au comte Guillaume V d'Angoulême, afin de refréner les entreprises de celui-ci en Saintonge[réf. nécessaire].
Ayant acquis des droits sur Toulouse par sa femme Philippa de Toulouse, il les fait valoir par les armes en prenant Toulouse en 1098. Ville qu'il revend à Bertrand de Saint-Gilles pour financer son expédition en Terre sainte, en 1101[7],[8].
Après l'annonce de la prise de Jérusalem en 1099 par les participants de la première croisade, Guillaume prend à son tour la croix et part pour la Terre sainte en compagnie du duc Welf Ier de Bavière. Cette « croisade de secours », menée par le duc d'Aquitaine, quitte Constantinople en et suit la route qu’avait suivie la première croisade. Elle atteint Iconium puis Eregli, dans les montagnes d'Anatolie, où elle est attaquée en septembre et presque entièrement massacrée[9]. Guillaume réussit à en réchapper, sans gloire, et après avoir reçu quelque temps l'hospitalité de Tancrède de Hauteville, à Antioche, et participé à quelques combats, il revient en Poitou, après un peu plus d'un an et demi d'absence[10],[8]. Le 29 octobre 1102, il est à Poitiers[11],[12].
À partir de 1108, Bertrand de Saint-Gilles étant parti pour Tripoli, Guillaume et Philippe reprennent par les armes Toulouse et occupent le Toulousain, le Quercy et l'Albigeois, repoussant Alphonse Jourdain vers l'est du Rhône[13].
En 1110, une terrible guerre éclate en Poitou. Guerre de sièges avec son triste lot de ravages et de souffrances, conséquence d'une alliance entre les seigneurs de Parthenay et de Lusignan, alliés à Foulques le Jeune, comte d'Anjou, trop heureux de s'en prendre au duc. Une trêve est finalement signée. Guillaume est grièvement blessé à la cuisse devant Taillebourg[14].
En 1113, pour financer sa campagne contre Toulouse, qu'il reprend pratiquement sans combat, Guillaume doit taxer lourdement les biens appartenant aux communautés religieuses. Cette fois c'en est trop et Pierre II, évêque de Poitiers, décide d'excommunier le duc. Au début de 1114, Il prononce l'anathème dans la cathédrale de Poitiers, devant un Guillaume furieux[15]. Emprisonné dès le lendemain dans son château de Chauvigny, Pierre y meurt le , en odeur de sainteté[16],[17].
En l'absence de Philippa, partie à Toulouse recevoir l'hommage de ses vassaux, Guillaume, revenu en Poitou, rencontre la fille de Barthélémy de l’Isle Bouchard, épouse de son vassal le vicomte Aimery Ier de Châtellerault, Amalberge ou Amauberge, surnommée Dangereuse ou plus familièrement la Maubergeonne (1079-1151)[18]. Il en fait sa maîtresse officielle en 1114 et l'installe dans la tour (appelée plus tard tour Maubergeon par les Poitevins, selon Orderic Vital, car occupée par Amauberge[19],[20]) du palais ducal de Poitiers, qu'il vient de faire reconstruire après le violent incendie qui l'avait ravagé[21],[22] . Cette liaison affichée est un scandale permanent qui vaut à Guillaume une nouvelle excommunication de la part du nouveau légat, Girard. Guillaume y répond par une plaisanterie restée célèbre: « Le peigne frisera les cheveux de ton front avant que je ne m'éloigne de la vicomtesse », faisant allusion à la calvitie de Girard[23],[18]. Philippa, au beau milieu de cette liaison, donne naissance, à Toulouse, à leur dernier fils, Raymond de Poitiers, en 1115[24]. Elle se retire ensuite au prieuré fontevriste qu'elle a fondé à Lespinasse (Haute-Garonne). Elle y prend le voile, en compagnie d'une de ses filles, Audéarde, et y meurt le [25],[26],[22],[27],[28]. Guillaume ne sera définitivement relevé de son excommunication qu'en 1118, à la condition de pourvoir à la vacance des évêchés, particulièrement à celle de l'évêché de Poitiers[29].
En 1120, il participe à un épisode de la Reconquista, accompagné d'une troupe de six cents chevaliers[30],[31]. Allié au roi de Castille et León, Alphonse Ier d'Aragon dit le Batailleur, il combat contre les Almoravides pour la reconquête du royaume de Valence, remportant notamment la bataille de Cutanda, au sud de Saragosse, le [32],[33]. À cette occasion, leur allié le roi taïfa de Saragosse, Imâd al-Dawla, offre à Guillaume un précieux vase de cristal de roche qu'il offrira plus tard à sa petite-fille, le célèbre « vase d'Aliénor »[34].
En 1121[35], il marie son fils aîné Guillaume à la fille de sa maîtresse, Aénor de Châtellerault. Il démontre ainsi son attachement envers Dangereuse, à qui il restera fidèle jusqu'à la fin de sa vie[36],[37] . En 1124, le jeune couple donnera naissance à son premier enfant, Aliénor d'Aquitaine[38].
En 1123, après un renversement d'alliance, Guillaume est désormais aux côtés de Raimond-Bérenger III de Barcelone contre son ancien allié, le roi d'Aragon[39] .
Le premier troubadour
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Guillaume IX d'Aquitaine marque surtout l'histoire en sa qualité d'homme de lettres, qui entretient une des cours les plus raffinées d'Occident[40],[41].
Selon un roman, mis en forme dans les années 1200, la Seconde continuation de Perceval, il accueille peut-être[42] à sa cour le barde gallois Bléhéri (ou Bréri ou Bleddri ap Cydifor), qui introduit auprès du « comte de Poitiers qui aimait cette histoire et qui la gardait, plus qu'aucun autre, en mémoire », le mythe arthurien et la légende de Tristan, qui constitueront plus tard la matière de Bretagne[43],[44],[45],[46].
Il est lui-même un poète, utilisant la langue d'oc (le limousin), proche de sa langue habituelle le poitevin-saintongeais, dans ses créations[47]. Ce sont des chansons (cansos), des poèmes mis en musique[48]. Il est considéré comme le premier troubadour connu[49],[50],[51]. Son surnom de Troubadour, sous lequel il apparaît parfois, ne lui est attribué qu'au début du XIXe siècle par les érudits de l'époque « romantique »[52].
C'est le plus ancien poète médiéval, depuis saint Fortunat au VIe siècle (qui réside longtemps à l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers), dont des œuvres en langue vulgaire, ni sacrées ni à la gloire de héros guerriers, soient conservées. Ses vers traitent le plus souvent des femmes, d'amour et de ses prouesses sexuelles. On lui attribue onze chansons[48]. Sa poésie est parfois très crue, notamment dans la chanson convenable (chanson I, Companho faray un vers...convinen), lorsqu'il demande à ses compagnons quel cheval il doit monter, d'Agnès ou d'Arsens[53],[54]. Considéré comme l'inventeur de l'amour courtois (fin'amor en occitan), il est l'un des modèles influents de l'art des troubadours, dont la poésie va devenir plus galante[55].
Après avoir renoncé à ses nombreuses liaisons[37],[33], il se consacre à la vicomtesse de Châtellerault[56](Dangereuse de L'Isle Bouchard), première instigatrice connue de la fin'amor[57]. Sa poésie se fait alors plus courtoise[58],[59] . On évoque aussi à son propos la fondation d'un couvent parodique, dont les nonnes seraient choisies parmi les plus belles femmes du comté. Cette légende noire tout droit sortie de l'imagination « a priori défavorable envers le premier Troubadour » de Guillaume de Malmesbury[60], n'a d'autre fondement que les préjugés du moine anglo-normand à son encontre[61]. À la bataille de Cutanda, il aurait, toujours selon Guillaume de Malmesbury, combattu avec le corps nu de sa maîtresse peint sur son bouclier[37],[22].
Il évoque également la guerre et ses conséquences pour lui : selon Orderic Vital, il raconte sa captivité en Orient de manière plaisante, alors qu'il n'a en réalité jamais été emprisonné au cours de sa croisade[62],[63].
Il fait de grosses donations à l'Église, dont certaines pour la fondation de monastères et ajoute un donjon (tour Maubergeon) au palais ducal de Poitiers[22].
Il meurt à Poitiers, à l'âge de cinquante-quatre ans, le [35],[64],[65],[66], et est inhumé en l'abbaye Saint-Jean-de-Montierneuf à Poitiers[65].
Mariages et descendance
modifierErmengarde d'Anjou
modifierGuillaume est brièvement marié, en 1089, à Ermengarde d'Anjou, fille de Foulques IV le Réchin, comte d'Anjou[67],[68],[69],[70],[71]. Union restée sans postérité.
Philippa de Toulouse
modifierEn secondes noces, Guillaume épouse Philippa de Toulouse (ou Philippie ou Mathilde[56],[72],[70]), fille de Guillaume IV, comte de Toulouse, et d'Emma de Mortain en 1094.
Postérité
modifierDe cette seconde union, naissent :
- Guillaume X d'Aquitaine (1099-1137), son héritier et père d'Aliénor d'Aquitaine (1124-1204) ;
- Agnès de Poitiers (1103-1159), mariée à Aimery V, vicomte de Thouars puis à Ramire II d'Aragon ;
- Raymond de Poitiers (1115-1149), qui règne sur la principauté d'Antioche.
- Quatre autres filles dont on ignore l'identité et le sort[73].
Sa descendance illégitime, si elle existe, notamment de Dangereuse, n'est pas connue[74].
Exemple de chanson
modifierVoici une des œuvres composées par le comte duc, en langue d'oc, en limousin[75],[76], accompagnée de la traduction française, la chanson VIII :
Farai chansoneta nueva , Je ferai chansonnette nouvelle [77]
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(occitan) Farai chansoneta nueva, |
(français) Je ferai chansonnette nouvelle |
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Qu'ans mi rent a lieys e-m liure, |
Je me rends à elle, je me livre |
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Per aquesta fri e tremble, |
Pour elle je frissonne et tremble, |
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Que plus es blanca qu'evori, |
Elle est plus blanche qu'ivoire, |
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Qual pro-y auretz, dompna conja, |
Qu'y gagnerez-vous, belle dame, |
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Qual pro i auretz s'ieu m'enclostre |
Que gagnerez-vous si je me cloître, |
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les armes représentées sont de fantaisie, cf. Charles Viaut, « La vida de Savary de Mauléon dans le chansonnier provençal I (BNF MS.FR. 854, F° 152R », chartes.hypothèses.org, (lire en ligne)
Références
modifier- ↑ « Chronicon Sancti-Maxentii Pictavensis », dans Chroniques des églises d'Anjou (éd. Paul Marchegay et Emile Mabille), Société de l'histoire de France, Paris, Jules Renouard, (lire en ligne), MLXXI, p. 349-433.
« Ortus de Golfredo duci, XI° kalendas novembris, Guillelmus filius, qui consobrinus germanus Ainrici imperatoris et secundus Philippi Francorum regis, ex supradicta conjuge »
- ↑ Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. 1 : 778-1126, Paris, Alphonse Picard et fils, (lire en ligne), p. 383.
- ↑ Dillange 2002, p. 30-33.
- ↑ Richard 1903, p. 382-383.
- ↑ Richard 1903, p. 384.
- ↑ Ces titres seront utilisés dans des chartes à l'occasion de sa présence en Gascogne, où il intervient surtout après 1086, Boutoulle 2007, p. 43-92, § 11 et 12 (note 29).
- ↑ Dillange 2002, p. 63.
- 1 2 Flori 2004, p. 34.
- ↑ Joshua Prawer, « Ch. II. Les États latins et le réveil du monde musulman », dans Histoire du royaume latin de Jérusalem. Tome premier, Paris, CNRS Éditions, (lire en ligne), p. 279-310.
- ↑ Aurell 2015, p. 31-33.
- ↑ Richard 1903, p. 437.
- ↑ Dillange 2002, p. 80.
- ↑ Aurell 2015, p. 48.
- ↑ Dillange 1995, p. 178.
- ↑ Flori 2004, p. 36-37.
- ↑ Aurell 2015, p. 48-49.
- ↑ Dillange 1995, p. 178-179.
- 1 2 Dillange 1995, p. 181.
- ↑ Dillange 2002, p. 103, 123 et 132.
- ↑ Edmond Faral, « Maubergeon », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 99, no 3, , p. 346–346 (DOI 10.3406/crai.1955.10467, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Richard 1903, t.1.
- 1 2 3 4 Flori 2004, p. 36.
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- ↑ Aurell 2015, p. 49-50.
- ↑ Martin Aurell, Aliénor d'Aquitaine, Souveraine femme, Paris, Flammarion, , 503 p. (ISBN 978-2-0804-6324-1), p. 236-237
- ↑ Ralph V Turner, Aliénor d'Aquitaine, Paris, Fayard, , 485 p. (ISBN 978-2-213-66286-2), p. 18.
- ↑ Jean-Marc Bienvenu, Aliénor d'Aquitaine et Fontevraud, Cahiers de Civilisation médiévale, 1986, p. 15-27, p. 16 sur persee.fr.
- ↑ Michel Dillange, Guillaume IX d'Aquitaine, le duc troubadour, La Crèche, Geste éditions histoire, , 189 p. (ISBN 2-84561-059-9), p. 116-117.
- ↑ Richard 1903, t.1, p. 475.
- ↑ Richard 1903, t.1, p. 482.
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- ↑ Aurell 2015, p. 52.
- 1 2 Flori 2004, p. 37.
- ↑ Aurell 2015, p. 57-58.
- 1 2 Flori 2004, p. 38.
- ↑ Dillange 1995, p. 184.
- 1 2 3 Payen 1980, p. 59.
- ↑ Aurell 2024, p. 26-27.
- ↑ Aurell 2015, p. 55.
- ↑ Payen 1980, p. 71.
- ↑ Flori 2004, p. 32-33.
- ↑ Sans que l'on sache avec certitude à quel « comte de Poitiers », de Guillaume IX ou de Guillaume X d'Aquitaine, le roman fait référence.
- ↑ Pierre Gallais, Bleheri, la cour de Poitiers et la diffusion des récits arthuriens sur le continent in Actes du VIIe Congrès national de littérature comparée (Poitiers, 1965), Paris, Didier, , p. 47-79
- ↑ Flori 2004, p. 40.
- ↑ Payen 1980, p. 23.
- ↑ Aurell 2024, p. 271-272.
- ↑ Aurell 2024, p. 263-264.
- 1 2 Payen 1980, p. 73.
- ↑ Aurell 2024, p. 263.
- ↑ Aurell 2015, p. 8.
- ↑ Anglade 1908, p. 5.
- ↑ Yannick Hillion, Aliénor d'Aquitaine, Paris, ellipses, , 525 p. (ISBN 9782340-003828), p. 11
- ↑ Payen 1980, p. 74-77.
- ↑ René Nelli, L'Érotique des troubadours., Toulouse, Privat, , 373 p. (ISBN 2-7089-8607-4).
- ↑ Flori 2004, p. 32.
- 1 2 Settipani 2004, p. 280.
- ↑ Katy Bernard, Les mots d'Aliénor, Bordeaux, Éditions confluences, poches confluences//histoire, , 293 p. (ISBN 978-2-35527-244 8), p. 107-113
- ↑ Hillion 2015, p. 13.
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- ↑ Aurell 2015, p. 46.
- ↑ Aurell 2015, p. 45.
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- ↑ Aurell 2024, p. 27.
- 1 2 Payen 1980, p. 70.
- ↑ Ralph V. Turner, Aliénor d'Aquitaine, Paris, Fayard, , 485 p. (ISBN 978-2-213-66286-2), p. 21
- ↑ Flori 2004, p. 33.
- ↑ Richard 1903, t.1, p. 395: " Et il consentit à lui donner en mariage la fille issue de sa précédente union avec Hildegarde ou Audéarde de Beaugency". (lire en ligne) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k760910/f405.item
- ↑ Régine Pernoud: La femme au temps des cathédrales, ed. Stock, Paris, 2001.
- 1 2 Payen 1980, p. 36.
- ↑ Aurell 2024, p. 236.
- ↑ Richard 1903, t.1, p. 395.
- ↑ Richard 1903, t.1, p. 495.
- ↑ Richard 1903, t.1, p. 494-495. Un Henri, prieur de Cluny était un cousin et non un fils de Guillaume. Un autre Henri, imaginaire selon Alfred Richard, est évoqué par Guillaume de Tyr.
- ↑ Anglade 1908, p. 7.
- ↑ Aurell 2024, p. 264.
- ↑ Payen 1980, p. 111-112.
Sources et bibliographie
modifierSources littéraires
modifier- (oc) Les chansons de Guillaume IX, duc d'Aquitaine (1071-1127) (éd. Alfred Jeanroy), Paris, Champion, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Sébastien-Abel Laurent, « Les vers de la discorde. Le duc d’Aquitaine Guillaume IX face aux vicomtes de Lastours et de Rochechouart », Association Internationale des Études Occitanes, Université de Turin, , p. 411-426 (lire en ligne [PDF]).
- Joseph Anglade, Les troubadours, leurs vies, leurs œuvres, leur influence, Paris, Armand Colin, (lire en ligne).
- Martin Aurell, « Guillaume IX et l'islam" », dans Katy Bernard et Luc de Goustine, Guilhem de Peitieus : duc d'Aquitaine et prince du trobar (Actes du Colloque de Poitiers, 12-13 septembre 2014), Ventadour, Cahiers de Carrefour Ventadour, (lire en ligne), p. 7-63.
- Pierre Bec, Le comte de Poitiers, premier troubadour : à l'aube d'un verbe et d'une érotique, Montpellier, Publications de l'Université de Montpellier, , 289 p.
- Georges Beech, « L'attribution des poèmes du comte de Poitiers à Guillaume IX d'Aquitaine », Cahiers de civilisation médiévale Xe – XIIe siècles, Université de Poitiers - CESCM, no 121, , p. 3-16 (lire en ligne).
- Frédéric Boutoulle, « Chapitre I - La puissance ducale », dans Le duc et la société, Bordeaux, Ausonius Éditions, , 439 p. (ISBN 978-2-910023-95-9, lire en ligne), p. 43-92.
- Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine (778-1204), La Crèche, Geste Editions / histoire, , 303 p. (ISBN 2-910919-09-9).
- Michel Dillange, Guillaume IX d'Aquitaine, le duc troubadour, La Crèche, Geste éditions / histoire, , 189 p. (ISBN 2-84561-059-9).
- Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine, la reine insoumise, Paris, Payot, coll. « Biographie Payot », , 544 p. (ISBN 2-228-89829-5).
- Alfred Jeanroy, « Poésies de Guillaume IX comte de Poitiers », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Toulouse, Édouard Privat, vol. 17, no 66, , p. 161-217 (lire en ligne).
- Walter Meliga, « Postérité du Comte de Poitiers », dans Katy Bernard et Luc de Goustine, Guilhem de Peitieus : duc d’Aquitaine prince du trobar (Trobadas tenues à Bordeaux (Lormont) les 20-21 septembre 2013 et à Poitiers les 12-13 septembre 2014), Cahiers de Carrefour Ventadour, (lire en ligne), p. 342-352
- Jean-Charles Payen, Le Prince d'Aquitaine, Essai sur Guillaume IX, son œuvre et son érotique, Paris, Champion, (ISBN 2-85203-080-2).
- Max Pfister, « La langue de Guilhem IX, comte de Poitiers », Cahiers de civilisation médiévale Xe – XIIe siècles, Université de Poitiers - CESCM, vol. 74, no 2, , p. 91-113 (lire en ligne).
- Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. 1 : 778-1126, Paris, Alphonse Picard et fils, , 597 p. (lire en ligne), p. 382-507.
- Très nombreuses rééditions: Ed. Pyrémonde, 2003, 2009 ; Ed. des régionalismes, 2003, 2011, 2013.
- Christian Settipani, La noblesse du Midi carolingien, Etudes sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècles (sic), Toulousain, Périgord, Limousin, Poitou, Auvergne, Oxford, Linacre College, coll. « Prosopographica & Genealogica », , 398 p. (ISBN 1-900934-04-3).
- Jean-Pierre Chambon, « Segon lo vers del novel chan (Guillaume de Poitiers, P.-C. 183, 1, vers 4) : essai de mise au point », Revue des Langues Romanes, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, vol. CXXII « Le texte religieux occitan moderne et contemporain », no 2, , p. 373-386 (ISSN 2391-114X, lire en ligne).
- Delphine Lacombe, « Guillaume IX d’Aquitaine : l’uns dels majors cortes del mon e dels majors trichadors de dompnas », dans Hervé Lieutard et Marie-Jeanne Verny, dir., Nouvelle recherche en domaine occitan, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, (lire en ligne).
Annexes
modifierArticles connexes
modifier- Duché d'Aquitaine
- Liste des ducs d'Aquitaine
- Comté de Poitou
- Poitou
- Liste des comtes de Poitiers
- Maison de Poitiers-Aquitaine
- Guillaume VIII d'Aquitaine
- Agnès d'Aquitaine
- Guillaume X d'Aquitaine
- Agnès de Poitiers
- Raymond de Poitiers
- Ermengarde d'Anjou
- Philippe de Toulouse
- Dangereuse de L'Isle Bouchard
- Littérature occitane
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Œuvres complètes
- (en) Guillaume IX sur le site Foundation for Medieval Genealogy