Guillaume Voiriot
Guillaume Voiriot (né à Paris le et mort à Paris le ) est un peintre français du XVIIIe siècle.
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Biographie
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modifierGuillaume Voiriot naît dans une famille d'ancienne origine lorraine (Wœiriot). Son père, Jean Voiriot (1672-1740), était sculpteur des bâtiments du Roi et travaillait notamment pour le château de Marly et la chapelle de Versailles. Sa mère, Françoise Quatrelivres (1682-1744), était la fille de Nicolas Quatrelivres, maître découpeur de la reine, et de Marie Voiriot. Ses parents se marient le à la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris.
Guillaume a deux sœurs : Françoise Catherine Voiriot (1716-1775), qui épouse Nicolas Alexandre de Noireterre en 1747, et Laurence Voiriot (1719), qui épouse Pierre Edmond de Blesson de Lamothe en 1749. Il a également une sœur jumelle, Jeanne Voiriot, née le même jour que Laurence en 1719.
Guillaume Voiriot est mentionné pour la première fois dans les archives de la guilde des peintres de Paris, l'Académie de Saint-Luc, en 1736 comme pastelliste. Il s'initie à la peinture de portraits au pastel avant de se perfectionner dans la peinture à l'huile.
Séjour en Italie (1746-1749)
modifierEn 1746, Guillaume Voiriot se rend sur ses propres deniers en Italie pour poursuivre ses études. Il voyage en compagnie de l'architecte Michel-Barthélemy Hazon (1722-1818), qui devient un ami proche. Ils étudient à l'Académie de France à Rome, visitent Naples, et reviennent par Florence, Bologne et Turin en 1748-1749, atteignant Paris en .
Cette amitié avec Hazon, futur intendant général des Bâtiments du Roi, lui permet d'établir des contacts en Normandie qui lui valent de nombreuses commandes de portraits.
Carrière académique
modifierDe retour en France, Guillaume Voiriot fait d'abord partie de l'Académie de Saint-Luc. En 1757, il obtient une admission préliminaire à l'Académie royale de peinture et de sculpture comme portraitiste.
Le , il est reçu comme membre à part entière de l'Académie royale avec deux morceaux de réception : les portraits des peintres Jean-Baptiste Marie Pierre (conservé au Château de Versailles) et Jean-Marc Nattier (conservé au Musée du Louvre). Le portrait de Pierre montre l'artiste travaillant à l'esquisse de son plafond « l'Apothéose de Psyché » terminé en 1756 pour les appartements de la duchesse d'Orléans au Palais-Royal.
En 1785, il atteint le grade de conseiller de l'Académie royale. À partir de 1770, il devient associé de l'Académie des Arts de Rouen.
Expositions aux Salons
modifierDe 1759 à 1771, il expose avec régularité aux Salons des portraits de ses contemporains. Après 1771, sa participation est moins fréquente. Il se consacre alors à des tâches administratives tout en continuant à peindre parents, scientifiques, hommes de lettres, acteurs et musiciens.
Entre 1759 et 1791, il expose au total sept fois au Salon.
Mariage et fin de vie
modifierLe , à l'âge de 76 ans, Guillaume Voiriot épouse Marie-Cécile Chagnet (1757-1838) à l'église Saint-Germain l'Auxerrois de Paris.
Il meurt le à Paris, dans le cul-de-sac Saint-Dominique, à l'âge de 86 ans.
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierPortraitiste, d'ancienne origine lorraine (Wœiriot), Guillaume Voiriot se spécialise dans le portrait, à l'huile comme au pastel. Ses portraits se caractérisent par une facture moins maniérée que celle de Nattier et des intérieurs élaborés dans ses grands portraits. Il peint de nombreux musiciens et acteurs.
L'Essai de catalogue dressé par Catherine Voiriot comporte 67 œuvres conservées, 8 œuvres connues par l'estampe, et 37 œuvres mentionnées par les sources.
Collections publiques
modifier- Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon :
- Portrait de Jean-Baptiste Marie Pierre, peintre (1714-1789), 1759, morceau de réception à l'Académie royale
- Autoportrait, vers 1749, huile sur toile
- Paris, musée du Louvre :
- Portrait de Jean-Marc Nattier, 1759, morceau de réception à l'Académie royale
- Paris, musée des Arts décoratifs :
- Femme à sa toilette, vers 1760, huile sur toile[1]
- Dijon, musée des Beaux-Arts :
- Rouen, musée des Beaux-Arts :
- Portrait de Hue de Miromesnil, toile[4]
- Bilbao, musée des Beaux-Arts :
- Portrait du poète Charles-Pierre Colardeau, 1771, huile sur toile
- New York, Metropolitan Museum of Art :
- Portrait de Monsieur Aublet, vers 1782, huile sur toile
Références bibliographiques
modifier- Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800, London, 2006
- Geneviève Monnier, Inventaire des collections publiques françaises, musée du Louvre, cabinet des dessins: pastels XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, 1972 (sub numero 57 mention du portrait du peintre Guillaume Voiriot, pastel par Adélaïde Labille-Guiard, non reproduit.)
- Anne-Marie Passez, Adélaïde Labille-Guiard 1749-1803. Biographie et catalogue raisonné de son œuvre, Paris, 1973 (no 30 pl. XXII, portrait du peintre Guillaume Voiriot, pastel par marie-Adélaïde Labille-Guiard.)
- Catherine Voiriot, « Guillaume Voiriot (1712-1799), portraitiste de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture » Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, Année 2004, pages 111-157, 2005.
Notes et références
modifier- ↑ « Femme à sa toilette », sur collections.madparis.fr (consulté le ).
- ↑ « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le )
- ↑ « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le ).
- ↑ Roger Jouet et Claude Quétel, Histoire de la Normandie, des origines à nos jours, Nonant, Éditions OREP, , 311 p. (ISBN 978-2-8151-0771-6), p. 155.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800, édition en ligne