Guy Toubon

peintre, sculpteur, céramiste, graveur et écrivain français (1931-)

Guy Toubon est un artiste peintre, sculpteur, céramiste, cartonnier de tapisserie, graveur, lithographe et écrivain français né le 30 octobre 1931 à Marseille. Il a été également formateur en arts plastiques de 1961 à 1984.

Guy Toubon
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Nationalité
Française
Activité
Formation
autodidacte
Mouvement
Influencé par

Biographie

modifier

Dès l'âge de 17 ans, carnet de dessin en main, Guy Toubon parcourt l'Espagne, l'Italie, la Tunisie et la Yougoslavie[1].

Rich Tavern, Avignon

Il est en 1954, avec Michel Bonnaud, Michel Trinquier et Guy Chariton, fondateur à Avignon du groupe de l'Atelier qui se réunit alors régulièrement à la Rich Tavern, une institution aujourd'hui disparue de la rue Viala, avant de constituer en 1958 les premiers artistes permanents de la Galerie Philippe Ducastel à Avignon.

Après avoir vécu à Avignon, il s'installe successivement à Ardaillers (Cévennes) en 1974, puis sur le cours Lieutaud à Marseille de 1984 à 1986[1].

Il crée des cartons de tapisseries où s'énonce dans un premier temps l'influence de Jean Lurçat, d'autres sont ensuite tissés par Bernard Ferrière dans son atelier de Bouquet (Gard). À Marseille, il pratique la lithographie à partir de 1984 en fréquentant l'atelier de Georges Point (1935-2000) dans le quartier d'Endoume, puis la gravure à partir de 1985 auprès de Tiennick Kérével[2].

Il s'installe définitivement à Sausset-les-Pins en 1987[1].

Publications

modifier

Écrits

modifier
  • Duo, Encre bleue, 1998.
  • L'Explorateur, Encre bleue, 1999.
  • Direction Lacydon, Guy Toubon éditeur, 2001.
  • L'Homme de la couronne, Société des écrivains, 2003.
  • Celui qui osa se prendre pour Fabrizzio Gamba, collection Largevision, Endre Bleue éditeur, 2008.
  • « Rosa et Marie-Dominique, le vice et la vertu », nouvelle, Largevision magazine, no 36, décembre 2011.
  • Le Potier de Roussecombe, collection Largevision, Encre bleue éditeur, 2012.
  • Le berger qui sculptait des Vénus, deux tomes, Encre bleue éditeur, 2016[3].
  • Le randonneur des Cévennes (préface de Max Chaleil), collection « Temps contés », éditions Autres Temps, 2016.

Articles de presse

modifier
  • Guy Toubon, « Rêveries picturales d'un citadin marseillais en proie aux images », Marseille - La revue culturelle de la ville de Marseille, n°234, octobre 2011, pp. 106-109.
Jean Contrucci
C.F. Ramuz

Illustrations

modifier
  • Jane Collignon, Le Temps des châtaignes - Recettes inédites, recettes traditionnelles, illustrations de Guy Toubon, Edisud, Aix-en-Provence, 1986.
  • Roger Lagrave et Michel Wiénin, La Ferme aux chansons et autres récits dur la Lozère et les Cévennes, dessins de Guy Toubon, Presses du Languedoc, 1997.
  • Jean Contrucci, Marseille au fil de la plume, lithographies originales de Guy Toubon, chacune numérotée (vingt cinq exemplaires) et signée, Atelier Vis-à-vis, 2000.
  • Charles Ferdinand Ramuz (postface de Stéphane Pétermann), La Grande Peur dans la montagne, dessins de Guy Toubon, collection « Maison neuve », Infolio éditeur, 2018.
  • Claude Darras, Destins croisés, encres de Chine de Guy Toubon, éditions Complicités, 2023[3].
  • Charles Ferdinand Ramuz (posface de Laura Laborie), Derborence, dessins de Guy Toubon, collection « Maison neuve », Infolio éditeur 2021.
  • Charles Ferdinand Ramuz, Vie de Samuel Belet, dessins de Guy Toubon, Infolio éditeur, 2022.

Préface

modifier
  • Claude Darras, Zhou Shichao, éditions Hervé Chopin, 2017[3].

Expositions

modifier

Expositions personnelles

modifier
Hôtel de ville de Marseille (pavillon Bargemon)
Schlossmuseum (de), Ettlingen
Château des remparts, Trets
  • Galerie Ducastel, 9, rue Folco-de-Baroncelli, Avignon, 1958[2], 1961[4].
  • Ligoa Duncan Gallery, New York, 1968-1969[2].
  • La Main basse, Martigues, de 1971 à 1981[2].
  • Galerie L'Atelier, Nîmes, de 1976 à 1986[2].
  • La Maison portugaise, Marseille, 1981[2].
  • Galerie d'art de la Main d'or, Saint-Paul-de-Vence, 1987[2].
  • Toubon - Peintures, Comœdia, Aubagne, novembre-décembre 1989[2].
  • Guy Toubon, Galerie d'art de la Main d'or, 66, rue Saint-Louis-en-l'Île, Paris, février-mars 1990.
  • Galerie Berlioz, Sausset-les-Pins, mai-juin 1993, avril-mai 1995 (Toubon - Voyages), mai-juin 1997.
  • Hôtel de ville de Marseille (pavillon Bargemon), septembre-novembre 2000 (Guy Toubon - Itinéraire d'un expressionniste du sud), septembre 2009 (Guy Toubon, écrivain et peintre méditerranéen).
  • Schlossmuseum (de), Ettlingen, 2003[4].
  • Atelier Guy Toubon, Sausset-les-Pins, octobre-novembre 2008 (Toubon), mai 2012 (Voyage en Chine de Guy Toubon), janvier-février 2014 (Toubon - Sculptures)[5], novembre 2014[6], décembre 2015 (Retour de Venise)[7].
  • Chapelle Saint-Pierre, Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône), octobre 2009 (Guy Toubon - Dessins et sculptures)[1], novembre-décembre 2016 (Guy Toubon - Autour de la tauromachie : peintures, sculptures, céramiques)[8].
  • Galerie Étienne de Causans, 25, rue de Seine, Paris, 2010[4].
  • Château des remparts, Trets, janvier-février 2011[9].
  • Guy Toubon - Le bord de l'eau, Galerie Michèle Emiliani, Dieulefit, octobre 2012 - janvier 2013[10].
  • Guy Toubon - Diversité des campagnes et des villes, Pavillon M, Marseille, août 2013[11],[12].
  • Guy Toubon, le peintre voyageur - Peintures et sculptures, cinéma-repaire artistique, Roquevaire, mars-avril 2016[13].
  • Guy Toubon, entre l'abstraction et le figuratif - Rétrospective, Musée municipal méditerranéen d'art et traditions populaires, Cassis (Bouches-du-Rhône), février-juin 2024.

Expositions collectives

modifier
Ancienne Comédie d'Avignon

Citations

modifier

Dits de Guy Toubon

modifier
Fresque taurine, Cnossos (Crète)
Goya, Corrida

Réception critique

modifier

Sur le peintre

modifier
  • « L'évolution de Guy Toubon, que manifeste son écriture à chaque nouvelle exposition, est bien la preuve de la haute conscience qu'il a de son métier… On sent que Toubon s'attache surtout à l'acte pictural pur, à une sorte de subjectivisation des choses qui répond probablement à la définition d'Amiel : "le paysage est un état d'âme". Pour lui, l'important est d'atteindre à un équilibre des masses dans une harmonie de tons, recréant son émotion propre. » - Henri Bourdet-Guillerault[19]
  • « Cet esprit qui s'intéresse à tout, profondément humaniste, comme en témoignent ses œuvres sur la vie paysanne, sue ke cirque, sur la musique, trouve son support pictural dans un expressionnisme dépourvu de violence dramatique, en cela plus proche de Matisse que de tout autre… Par l'audace de la technique, Toubon exprime des sentiments ancrés au plus profond de lui-même. Mais cet homme simple et sincère est aussi un intellectuel qui sait réfléchir sur les événements passés et présents pour les reconstruire par son savoir pictural. Chez lui, nulle trace de contestation, de refus, d'hostilité, il accepte tout en bloc pour défendre sa seule liberté, celle de s'exprimer, de choisir sa raison d'être et ses moyens, d'être artiste au plein sens du terme : un individu non pas soumis à la société mais qui au contraire met celle-ci à son service. Toubon fait partie de ces artistes qui font fi des querelles artistiques entre l'art abstrait et l'art figuratif et ouvrent une voie nouvelle, pour le règne de l’Homme, avec le départ d'une autre façon de vivre et de penser. Le contenu de son œuvre est au moins aussi important que l'expression artistique qu'il revêt. Pour l'artiste affranchi, qui a fait la synthèse des fatalités historiques, le classicisme, la signification, les sentiments humains ne sont pas contradictoires, seule l'inspiration peut leur donner une existence esthétique en les accordant. » - Sylvie Murphy[2]
  • « Si Toubon a emprunté quelque chose à Jean Giono, c'est sa lisibilité, et la joie simple de manger le pain quotidien d'une palette à pleines couleurs. Et surtout de la déguster à son gré, dans une calme ivresse de liberté savourée. Toubon ne cherche pas son bonheur, il le trouve chez les gens, dans leurs terroirs, dans leurs maisons. Les yeux fixés sur l'au-delà des choses de ce monde, il leur attribue des vies nouvelles, des cieux de lendemain ; il les dispose entre cette ligne de terre et cette ligne d'horizon qu'il vient de composer pour eux, spontanément, avec les justes valeurs grâce auxquelles le tableau se charge de cette force qui nous fait dire après coup : "il a conglé des mers les plus hautes aux mers les plus basses, de la Mer de Glace à la Mer Caspienne, poussé par une force qui lui fait accomplir la circumnavigation, d'Ulysse, un périple courbe et complexe dominé par les dieux de la Méditerranée". » - André Alauzen Di Genova[2]
  • « L'esquisse est, chez Guy Toubon, le contraire de l'à-peu-près. Je m'en rends compte à chaque fois qu'il feuillette à mon attention les derniers de ses carnets à dessin dans son atelier de Sausset-les-Pins. Tracées à la manière noire ou à l'encre de Chine ou bien rehaussées d'aquarelle, les ébauches des carnets composent le terrain de l'invention même, le champ des métaphysiques et le défi des grands formats qui suivront. Les dessins préparatoires révèlent l'intelligence de l'œuvre complètement différente de mes premières analyses. » - Claude Darras[20]

Sur l'écrivain

modifier
  • « Ce qui, par-dessus tout, emporte l'adhésion, c'est sa familiarité avec la littérature, aussi évidente dans ses livres que dans ses œuvres et dans sa conversation. Il éprouve un plaisir de la phrase, même quand écrire est extrêùeùent pénible, exigeant un comportement humble et ambitieux, un passage continu sur les crêtes du savoir et les marges du découragement. Il se défend de versifier, certes, mais il aime bien trouver le point d'intersection entre prose et poésie ; traquer le rythme, le métrique, la rupture, ceux-là mêmes qu'il cherche dans le grain du papier ou dans la texture de la toile, cette circulation infinie entre l'idée et le geste, entre la vie et l'art qui fonde la littérature et la peinture : à la fois un tourment et une joie alternés. Si la matière de sa création est bien, pour lui, sa vie même, cela ne fait pas de lui pour autant un autobiographe, quelqu'un qui raconterait sa vie pour la justifier, mais un artiste qui puise en lui et autour de lui les émotions, les sensations, les images de lieux et de gens qu'il recrée en couleurs, comme un musicien recrée en notes et en rythmes la totalité de son rapport au monde, comme le fait aussi un écrivain avec ses mots. » - Claude Darras[21]

Collections publiques

modifier

France

modifier
Château de Salle

Italie

modifier
  • Château de Salle[2] :
    • Village en Provence, huile sur toile 89x130cm, 1989 ;
    • La Chevrière, huile sur toile 100x100cm, 1989.

Prix et distinctions

modifier
  • Prix de New York, 1968[2].
  • Premier Grand Prix de Sausset-les-Pins, 1973[2].
  • Prix Pernod, Marseille, 1974[2]
  • Prix Jean-Roques, Académie de Marseille, 1990[2].
  • Président du jury, attribution du « Grand prix régional » et des « Pyramides d'argent », Fédération des promoteurs immobiliers de Provence, 31 mars 2011[23].

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 « Guy Toubon, un peintre méditerranéen », Prouvènço Aro, n°248, octobre 2009, p. 5.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 André Alauzen Di Genova (préface de Sylvie Murphy), Guy Toubon, Edisud, 1990.
  3. 1 2 3 Agence régionale du livre Provence Alpes Côte d'Azur, Guy Toubon.
  4. 1 2 3 Le Delarge, Guy Toubon.
  5. ↑ Patrick Merle, « Guy Toubon : le peintre s'efface pour faire place au sculpteur », La Provence, 20 janvier 2014
  6. ↑ Patrick Merle, « Guy Toubon, l'éternel amoureux de la peinture », La Provence, 7 novembre 2014
  7. ↑ Patrick Merle, « Guy Toubon, nouveau regard sur Venise », La Provence, 6 décembre 2015
  8. 1 2 Sylvie Peres-Lugassy, « Les inspirations tauromachiques de Guy Toubon s'exposent à Saint-Chamas », La Provence, 30 novembre 2016
  9. ↑ Ville de Trets, Les expositions 2010-2011
  10. ↑ « L'eau et les voyages du peintre Guy Toubon », Le Dauphiné libéré, 7 octobre 2012
  11. ↑ Cédric Coppola, « Un été très intense », La Marseillaise, 1er août 2013
  12. ↑ « Trois nouveaux artistes accueillis dans l'espace muséal du Pavillon M », Destimed, 11 août 2013
  13. ↑ « Guy Toubon expose sur le thème "Le peintre voyageur" », La Provence, 25 mars 2016
  14. ↑ Paul Alle, Le Musée Arteum de Châteauneuf-le-Rouge
  15. ↑ Art Majeur, Zhou Shichao
  16. ↑ Anne Mourat, « Rencontres de création contemporaine, salle des Grès », ville de Martigues, avril 2014
  17. ↑ V. G., « au musée de Cassis, une exposition met en lumière les artistes provençaux à travers le temps », La Provence, 6 décembre 2025
  18. ↑ Centre d'arts plastiques Fernand-Léger, Opposons, résistons, présentation de l'exposition, 2026
  19. ↑ Henri Bourdet-Guillerault, « Guy Toubon », Les Nouvelles Affiches, 20 mai 1984.
  20. ↑ Claude Darras, « Guy Toubon, la révélation de l'esquisse », Les papiers collés, n°34, été 2020.
  21. ↑ Claude Darras, Toubon, années quatre-vingt-dix - L'itinéraire d'un expressionniste, ésitions Coloriage, 2001.
  22. ↑ Mathis Finazzin,Patrimoine de Sausset-les-Pins, n°3, 2024, pp. 8 et 23
  23. ↑ M. C., « Pyramide d'argent pour "Floressence" de Bouygues Immobilier », Le Moniteur, 15 avril 2011

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • Philippe Ducastel, Toubon, éditions Galerie Ducastel, Avignon, 1961.
  • André Alauzen Di Genova, La peinture en Provence, éditins Jeanne Laffitte, 1985.
  • André Alauzen Di Genova (préface de Sylvie Murphy), Guy Toubon, Edisud, Aix-en-Peovence, 1990.
  • Isabelle Spaak, « Guy Toubon - Peindre pour comprendre la peinture », Cimaise, n°246, avril-mai 1997, pp. 53-60.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol.13, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001.
  • Claude Darras, Toubon, années quatre-vingt-dix - L'itinéraire d'un expressionniste, éditions Coloriage, 2001.
  • Claude Darras, Rhapsodie méditerranéenne - Carnet de voyages avec Guy Toubon, éditions Coloriage, 2003.
  • Claude Darras et Maurice Rovelotti, Ateliers du Sud - L'aventure intérieure - Entretiens avec vingt quatre artistes ayant établi leur atelier dans le sud méditerrabéen, Gausson, 2008.
  • André Alauzen Di Genova (première édition de 1986 augmentée par Laurent Noet), Dictionnaire des peintres, sculpteurs et graveurs de Provence, Alpes et Côte d'Azur, éditions Jeanne Laffitte, 2006.
  • Claude Darras, « Guy Toubon, peintre-voyageur », Marseille - La revue culturelle de la ville de Marseille, n°250 (numéro spécial « Peintres de Marseille »), décembre 2015, pp. 84-89.

Liens externes

modifier