Gérard-Martin Cendrier

prêtre catholique et Bienheureux français

Gérard-Martin Cendrier, né le à Paris et mort le , est un religieux catholique persécuté, déporté et mort en camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Il fait partie des cinquante martyrs pour la foi[1], morts en raison des persécutions de l'Allemagne nazie contre le catholicisme et sa pratique[2]. Gérard Cendrier est déclaré vénérable par l'Église et il fait partie des cinquante martyrs français de la Seconde Guerre mondiale béatifiés le lors d'une messe en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Gérard-Martin Cendrier
Image illustrative de l’article Gérard-Martin Cendrier
Bienheureux
Date de naissance
Lieu de naissance Paris, France
Date de décès (à 24 ans)
Lieu de décès Buchenwald, Troisième Reich
Nationalité Française
Ordre religieux Ordre des Frères Mineurs
Béatification 20 juin 2025 Rome
par Léon XIV
Vénéré par l’Église catholique
Fête 5 mai

Biographie

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Né dans une famille bourgeoise, Gérard-Martin est le dernier d'une fratrie de sept enfants. Scout, il suit une partie de sa scolarité au collège Stanislas et rentre dans les ordres après l'obtention de son baccalauréat[3].

Devenu religieux franciscain, il se porte volontaire en pour accompagner les jeunes français envoyés à Cologne dans le cadre du STO afin d'assurer la pastorale des jeunes travailleurs[4].

Le décret du porté contre l'activité de l'Action catholique française au sein des travailleurs civils français dans le Reich conduit à l'arrestation de tous les requis repérés pour leur activité chrétienne. Gérard Cendrier appartient à un groupe de soixante-trois catholiques arrêtés le [5].

Le , il fait partie des premiers transférés dans un Kommando du camp de Buchenwald. Son dossier qui porte le nom de « résistance spirituelle » lui a valu cette affectation où la durée de vie est de deux à trois mois.

Dans ces circonstances terribles, il invite ses camarades à prier pour leurs bourreaux et partage souvent le peu qu'il a à manger avec des voisins. La veille de la fête de la conversion de Saint Paul, il s'écroule pour ne plus se relever en offrant sa vie pour la conversion de son frère resté en France[6].

Gérard Cendrier fait partie de la liste des 50 martyrs reconnus par l’Église catholique le [7].

Il a été béatifié le lors d'une messe à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Références

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  1. « Béatification de Raymond Cayré, Gérard-Martin Cendrier, Roger Vallée, Jean Mestre et de leurs 46 compagnons », sur diocèse de Paris (consulté le ).
  2. Lead Off, « Gérard CENDRIER », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le ).
  3. Hugues Dedieu, « Charles Molette. Gérard, Cendrier, scout et franciscain, mort à Buchenwald en 1945, « l’un des Cinquante ». Magny-les-Hameaux, Socéval Editions, 2006 », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 93, no 231, , p. 591–591 (lire en ligne, consulté le ).
  4. Blandine Doazan, « Gérard-Martin Cendrier, un résistant spirituel à la barbarie nazie », Le Cri, no 3, , p. 34-35
  5. Adrien Louandre, « Gérard Cendrier, apôtre de la résistance spirituelle », La Vie, (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Frère Gérard Cendrier, franciscain », sur diocèse de Paris (consulté le ).
  7. Agence I.MEDIA, « Le nom des 50 Français tués par le régime nazi bientôt béatifiés », sur Aleteia (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Charles Molette, Gérard Cendrier, scout et franciscain, « l’un des Cinquante », Magny-les-Hameaux, Socéval Éditions, coll. « Témoigner », , 158 p. (ISBN 978-2-903242-86-2)

Articles connexes

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Liens externes

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