Hérode et Mariamne

tragédie de Voltaire

Hérode et Mariamne est une tragédie en cinq actes et en vers de Voltaire, créée au théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.

Hérode et Mariamne
Édition princeps chez Pissot et Flahault, 1725.
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Inspiration

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Écrite en , cette pièce de 1 386 alexandrins reprend en grande partie l'intrigue de La Mariane de Tristan L'Hermite, créée en au théâtre du Marais, avec des emprunts aux tragédies de Racine.

Personnages

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  • Hérode, roi de Judée
  • Mariamne, femme d'Hérode
  • Salomé, sœur d'Hérode
  • Sohêmes, prince de la race des Asmonéens
  • Mazaël, ministre d'Hérode
  • Idamas, ministre d'Hérode
  • Narbas, ancien officier des rois asmonéens
  • Ammon, confident de Sohême
  • Élise, confidente de Mariamne
  • Un garde d'Hérode
  • Figurants : Suite d'Hérode, suite de Sohême, une suivante de Mariamne.

L'action se déroule dans Jérusalem, dans le palais d'Hérode.

Représentations

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Créée le , Hérode et Mariamne « tomba tout à plat[1]:364 ». Une anecdote caractéristique des « gaietés du parterre[2]:185 » est associée à cette création : « On dit que la pièce succomba sous l’acclamation traditionnellement prononcée, lorsque la reine de la fève boit, en tirant les rois, le cri : « La reine boit ! », lancée par un plaisant tandis que Mariamne vidait la coupe dans laquelle Salomé sans doute avait versé le poison[1]:364,[3]:301-2 ». Le public se serait même amusé à porter, le lendemain, « le deuil de la pièce nouvelle[2]:186 ».

Voltaire remanie sa pièce, qui reparaît sur scène le , « accueillie avec une bienveillance qu'elle ne méritait guère[1]:364-5 ».

Postérité

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Hérode et Mariamne, gravure de Jean-Baptiste Blaise Simonet After Jean-Michel Moreau (1741–1814.

Hérode et Mariamne reprend en grande partie l'intrigue de La Mariane de Tristan L'Hermite, créée en au théâtre du Marais[1]:180, avec des emprunts aux tragédies de Racine « sur le plan desquelles elle est calquée avec plus de fidélité que de bonheur[1]:365 ».

Réception

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Marcel Arland trouve la pièce de Voltaire « fort inférieure » à celle de Tristan[4]

Adataption

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Cette pièce a été traduite en italien, par Francesco Longo, sous le nom de Erode e Marianne.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 Napoléon-Maurice Bernardin, Un Précurseur de Racine : Tristan L'Hermite, sieur du Solier (1601-1655), sa famille, sa vie, ses œuvres, Paris, Alphonse Picard, , xi-632 p., portr. ; 25 cm (lire en ligne sur Gallica).
  2. 1 2 Edmond Guérard, Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes, t. II, Paris, Firmin Didot, , 476 p.
  3. ↑ Charles de Fieux de Mouhy, Abrégé de l'histoire du théâtre français, depuis son origine, t. 1, Paris, Jorry & Mérigot, , 504 p., 3 vol. : portr. ; 20 cm (lire en ligne sur Gallica)
  4. ↑ Marcel Arland, Le Promenoir de Tristan, préface pour Le Page disgracié, Paris, Éditions Stock, coll. « À la Promenade », , 324 p., p. 7-44:16.

Édition moderne

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Bibliographie

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Liens externes

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