Parti sioniste religieux
Le Parti sioniste religieux (en hébreu : הציונות הדתית, HaTzionut HaDatit), anciennement connu sous le nom de Tkuma (תקומה, « Résurrection »), est un parti d'extrême droite israélien fondé en 1998.
| Parti sioniste religieux (he) הציונות הדתית | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Bezalel Smotrich |
| Fondation | 1998 (Tkuma) 2021 (Parti sioniste religieux) |
| Scission de | Parti national religieux |
| Siège | Bâtiment Beit HaShenhav, Jérusalem, Israël |
| Secrétaire général | Ofir Sofer |
| Partis membres | Otzma Yehudit (2021-2022) Noam (2021-2022) |
| Positionnement | Extrême droite[1],[2],[3],[4],[5] |
| Idéologie | Judaïsme orthodoxe Ultranationalisme[1],[6],[7] Sionisme religieux[1] Conservatisme social[8] Conservatisme religieux[9] Arabophobie[1] Euroscepticisme Suprémacisme juif[1] Kahanisme (factions)[1],[10],[11] |
| Affiliation nationale | Union nationale (1999-2013) Le Foyer juif (2013-2019) Union des partis de droite (2019-2020)[12] Yamina (2019, 2020-2021)[13],[14],[15] |
| Site web | zionutdatit.org.il |
| Représentation | |
| Députés | |
| modifier |
|
Le parti est créé par deux anciens du Parti national religieux, Hanan Porat et Zvi Hendel (un ancien résident du Gush Katif), sous le nom de Emounim (Confiances), avant de prendre très rapidement le nom de Tkuma qu'il garde jusqu’en 2021. À la suite de son absorption du Foyer juif en 2023, il prend brièvement le nom de "Parti national religieux - Sionisme religieux", avant de revenir au nom de "Parti sioniste religieux".
Idéologie
modifierLe Parti sioniste religieux milite notamment pour l'annexion de la Cisjordanie occupée et pour renforcer le caractère religieux de l’État israélien[16]. Il s'oppose à toute concession territoriale aux revendications territoriales palestiniennes ou syriennes sur les territoires occupés par Israël[17],[18]. Le parti s'oppose à la reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe[19]. Il plaide pour un financement accru de l'étude de la Torah et de l'éducation religieuse[20]. Il milite aussi pour la « judaïsation » des secteurs où habitent les Arabes israéliens[16].
Le chroniqueur américain David E. Rosenberg déclare que la « plate-forme du Parti sioniste religieux comprend des choses comme l'annexion des colonies de Cisjordanie, l'expulsion des demandeurs d'asile et le contrôle politique du système judiciaire »[1]. Il a en outre décrit le Parti sioniste religieux comme un parti politique « animé par la suprématie juive, le racisme anti-arabe et le sentiment antioccidental. »[1].
Histoire
modifierLe parti s'oppose à tout cessez-le-feu pendant la guerre de Gaza et à l'entrée d'aide humanitaire dans le territoire assiégé[21]. Lors du cessez-le-feu de janvier 2025, dénoncé par l’extrême droite israélienne, Bezalel Smotrich affirme qu'il restera au gouvernement « pour s’assurer que la guerre se poursuive »[21].
Le , Bezalel Smotrich, ministre et président du Parti sioniste religieux signe un accord de fusion de son parti avec Hagit Moshe (en), présidente du parti Le Foyer juif[22]. L'accord entraîne la dissolution des institutions dirigeantes internes du Foyer juif et le rattachement de ses quatre-vingts membres sont rattachés aux institutions internes du Parti sioniste religieux. La fusion est analysée comme une décision pragmatique passant outre les tensions et désaccords stratégiques et idéologiques mutuels. Le Parti sioniste religieux souhaitant en effet consolider son implantation à l'échelon municipal, à l'approche des élections municipales israéliennes (en), tandis que Le Foyer juif souhaite rembourser sa dette et retrouver une influence à la Knesset[23],[24].
À la suite de la fusion, le Parti sioniste religieux se présente aux élections municipales de 2024 sous le nom de "Parti national religieux - Sionisme religieux"[25]. Il reprend le nom de "Parti sioniste religieux" à la suite des élections.
Résultats électoraux
modifier| Année | Chef de file | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1999 | Hanan Porat | Au sein de l'Union nationale | Opposition (1999-2001), Sharon I (2001-2003) | ||||
| 2003 | Zvi Hendel | Sharon II (2003-2004), Opposition (2004-2006) | |||||
| 2006 | Opposition | ||||||
| 2009 | Ya'akov Katz | Opposition | |||||
| 2013 | Uri Ariel | Au sein du Foyer juif | Netanyahou III | ||||
| 2015 | Netanyahou IV | ||||||
| 04/2019 | Bezalel Smotrich | Au sein de l'Union des partis de droite | Pas de gouvernement | ||||
| 09/2019 | Au sein de l'alliance Yamina | ||||||
| 2020 | Opposition | ||||||
| 2021 | 225 641 | 5,1 | 9e | Opposition | Associé à Otzma Yehudit et Noam[N 1] | ||
| 2022 | 516 470 | 10,8 | 3e | Netanyahou VI | Associé à Otzma Yehudit et Noam[N 2] | ||
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 David E. Rosenberg, « What Makes Israel's Far Right Different », Graham Holdings Company, Washington, D.C., (ISSN 0015-7228, lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Israel Elections: What is the Religious Zionist Party's agenda? Jerusalem Post, 25 March 2021
- ↑ « Israel Election Poll: Far-right Party Allied With Kahanists Gains a Seat at Netanyahu's Expense », Haaretz, (consulté le )
- ↑ Aaron Boxerman, « History made as Arab Israeli Ra'am party joins Bennett-Lapid coalition », The Times of Israel, (consulté le )
- ↑ (en) « Israel election: what could happen », euronews, (lire en ligne)
- ↑ « Election Polls: 6-14 Seats for Bennett and Shaked's New Right-wing Party, Labor Party Crashes », Haaretz, (lire en ligne)
- ↑ « Israel elections: Netanyahu set for comeback with far right's help - partial results », BBC News, (lire en ligne)
- ↑ Gil Hoffman et Jeremy Sharon, « Ayelet Shaked tells "Post" about the dramatic turnaround in her career », Jerusalem Post, (lire en ligne)
- ↑ Jeremy Sharon, « Court rules online civil marriages valid, upending Israel's religious status quo », www.timesofisrael.com, (lire en ligne)
- ↑ Joseph Krauss, « Far-right party set to gain new influence after Israeli vote », Associate Press, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Kahanism Won. Israel Is Now Closing in on a Right-wing, Religious, Authoritarian Revolution », Haaretz, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Hezki Baruch, « 'Union of the Right-Wing Parties' submits Knesset list », sur Israel National News, (consulté le )
- ↑ Raoul Wootliff, « Yamina party officially splits into New Right, Jewish Home-National Union », sur The Times of Israel, (consulté le )
- ↑ « Bennett, Peretz, Smotrich agree to joint run without Ben Gvir », sur Arutz Sheva, (consulté le )
- ↑ « Yamina set to split as Bennett, Smotrich fail to bridge differences », The Times of Israel, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Le ministre Smotrich d'extrême droite dit vouloir « judaïser » deux régions à forte population arabe », sur L'Orient-Le Jour,
- ↑ Raphael Ahren, « From annexation to right of return: What the parties say about the Palestinians », The Times of Israel, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Michal Shamir et Gideon Rahat, The Elections in Israel 2015, Routledge, (ISBN 9781351621083, lire en ligne)
- ↑ (en) Kobi Nachshoni, « Religious-Zionist rabbi: LGBT culture is a 'spreading sickness' », Ynetnews, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « About »
- 1 2 Par Sam Sokol, « HaTzionout HaDatit reste au gouvernement « pour s’assurer que la guerre se poursuit » », sur fr.timesofisrael.com (consulté le )
- ↑ (en) « Religious Zionism and Jewish Home parties merge », israelnationalnews,
- ↑ (he) « פרסום ראשון הפתעה בירושלים: מגעים לאיחוד בין אנשי סמוטריץ' לחגית משה », kipa.co.il,
- ↑ (en) « Religious Zionism to merge with Jewish Home », The Jerusalem Post,
- ↑ (en) « Religious Zionism to merge with Jewish Home », The Jerusalem Post,