Habl al-Matin

journal en persan

Ḥabl al-matīn (en persan حبل‌المتین, « le lien solide ») est un hebdomadaire en langue persane publié à Calcutta puis, sous la forme d'un quotidien, à Téhéran. Ce dernier est l'un des principaux journaux pendant la révolution constitutionnelle persane.

Ḥabl al-matīn
Description de l'image Habl al-Matin logo.svg.
Pays Perse
Langue persan
Périodicité quotidien
Fondateur Sayyed Jalal-al-Din Kashani (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date de fondation avril 1907
Date du dernier numéro Voir et modifier les données sur Wikidata
Ville d’édition Téhéran
Rédacteur en chef Sayyed Jalal-al-Din Kashani (d) et Yaḥyā Kāshāni (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web nbn-resolving.de/urn:nbn:de:hbz:5:1-221231Voir et modifier les données sur Wikidata

Son nom est une allusion à un verset du Coran (« Maintenez-vous tous fermement attachés au lien de Dieu », III:103)[1].

L'hebdomadaire est publié à Calcutta par Jalal al-Din Moayyed-al-Eslam Kashani, de 1893 à 1930, avec des périodes d'interruption. Il est interdit en 1900-1902 puis de nouveau en 1916-1917[1]. Il est lu au Bengale, mais aussi en Afghanistan et en Perse, bien que les journaux étrangers libéraux soient interdits par le Shah[2]. Cette interdiction est levée par Muzaffar al-Din Shah. Avec d'autres journaux imprimés à Londres ou Istanbul, il contribue à la diffusion des idées libérales en Perse dans les années qui précèdent la révolution[3]. Il est tiré, à Calcutta, à 1 000 exemplaires[4], mais sans doute davantage si l'on prend en compte les tirages destinés à la Perse[1].

La période de liberté que connaît la Perse à la suite de la révolution constitutionnelle de 1906 conduit les éditeurs à lancer un quotidien. L'hebdomadaire mettait un mois pour atteindre ses lecteurs. Le quotidien est imprimé à Téhéran à partir d'. La direction est confiée au frère de Jalal al-Din, Hasan Kashani, qui connaît mieux le pays[1]. Il est un partisan du mouvement constitutionnaliste. La ligne éditoriale du journal est réformiste et patriotique. Il publie un article d'al-Afghani. En , il est interdit à cause d'un article critique à l'égard des ingérences de la Russie. Tous les journaux, puis les imprimeurs, se mettent en grève par solidarité pendant une semaine, après quoi la publication reprend[2]. En , il est interdit pour motifs religieux[2]. En , il est à nouveau interdit à la suite d'une critique adressée à Fazlallah Nuri, un religieux réactionnaire[1]. En revanche, sa lecture est encouragée par les religieux constitutionnalistes comme Sayyid Jamal al-Din Va'iz (en) et Malik al-Motakallemin[2]. Moḥammad-ʿAli Shah demande le bannissement de Hasan Kashani. Après le coup d'État de , il est obligé de se réfugier à l'ambassade britannique, il se rend ensuite à Rasht, où il reprend la publication en . Il retourne à Téhéran après la victoire des révolutionnaires en juillet. La publication reprend brièvement avant d'être suspendue une dernière fois. Hasan Kashani meurt peu de temps après[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (en-US) Nassereddin Parvin, « ḤABL AL-MATIN », sur Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 (en-US) ʿAlī-Akbar Saʿīdī Sīrjānī, « CONSTITUTIONAL REVOLUTION vi. The press », sur Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
  3. ↑ (en) Ervand Abrahamian, Iran between two revolutions, Princeton University Press, (ISBN 978-0-691-10134-7, lire en ligne), p. 75
  4. ↑ (en) India Office and Records, Report on Native Papers 1911-03-18: Iss 11, [Publishers vary], (lire en ligne)

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