Hadj Ali Dey

dey d'Alger (1809-1815)

Hadj Ali Ben Khelil, plus connu sous le nom de Hadj Ali Dey (en arabe : الحاج علي), est un Dey d'Alger qui gouverne la Régence d'Alger du 21 mars 1809 au 21 mars 1815.

Hadj Ali Dey
Illustration.
Fonctions
23e Dey d'Alger
–
(6 ans)
Prédécesseur Ali ben Mohamed
Successeur Mohamed Khaznadji
Biographie
Nom de naissance Hadj Ali Ben Khelil
Date de décès
Lieu de décès Alger (Régence d'Alger)

Signature de Hadj Ali Dey
Dey d'Alger

Il succède à Ali ben Mohamed à la tête de la Régence d'Alger. Son règne se déroule dans une période marquée par les tensions politiques internes et les difficultés économiques que connaît la Régence au début du XIXe siècle.

Hadj Ali Dey est renversé et assassiné le 21 mars 1815 à Alger. Il est remplacé par Mohamed Khaznadji, qui devient le nouveau dey d'Alger.

Biographie

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Bien que les sources historiques restent floues sur sa jeunesse, sa date et son lieu de naissance, son origine arabe est quant à elle établie[1].

Avant son accession au pouvoir, il occupe des fonctions dans l'administration de la Régence d'Alger. Il devient dey après la mort de son prédécesseur Ali ben Mohamed en 1809.

Durant son gouvernement, Hadj Ali Dey doit faire face aux difficultés politiques de la Régence d'Alger, notamment les rivalités entre les différentes composantes du pouvoir ottoman local et les problèmes financiers.

Son règne prend fin le 21 mars 1815 lorsqu'il est tué à Alger. Son successeur est Mohamed Khaznadji.

Stephen Decatur à la rencontre du Dey

Il laisse une réputation de cruauté et de despotisme durant son règne. Outre des relations conflictuelles avec les nations européennes, il continue la guerre ruineuse contre la régence de Tunis, et échoue devant Tunis et le Kef. Sur le plan intérieur, le bey d'Oran se révolte et avance jusqu'à Miliana où il est défait par la trahison de ses cheikhs. Le bey du Titteri est lui défait par les tribus sahariennes et un soulèvement a aussi lieu en Kabylie. Cet état d'agitation perdure jusqu'à la fin de son règne[2].

Il finit, victime d'un complot, égorgé dans son bain le 11 Radjab 1230 () et son khaznadji (Premier ministre) Mohamed devient son éphémère successeur.

Notes et références

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  1. ↑ Lemnouar Merouche, Recherches sur l'Algérie à l'époque ottomane I.: Monnaies, prix et revenus, 1520-1830, Editions Bouchène, (ISBN 978-2-35676-054-8, lire en ligne), p. 207
  2. ↑ Claude Antoine Rozet, Ferdinand Hoefer, Antoine Ernest Hippolyte Carette et Louis Frank, Algérie par Rozet et Carette, Firmin Didot, (lire en ligne)

Bibliographie

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Articles connexes

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