Hans Egede

missionnaire danois, évangélisateur du Groenland

Hans Egede est un missionnaire et colonisateur danois né le à Harstad et mort le à Falster. Surnommé « l'Apôtre du Groenland », il est l'un des premiers traducteurs de la langue groenlandaise.

Hans Egede
Portrait par Johan Hörner (entre 1740 et 1747, musée de Frederiksborg).
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Stubbekøbing (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hans Poulsen EgedeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Hans Egede House (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Père
Povel Hanssen Egede (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Gertrud Rask (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Abréviation en botanique
EgedeVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Egede est évangélisateur sur les îles Lofoten lorsqu'il entend les histoires de la colonisation du Groenland par les Vikings. La Norvège étant sous la souveraineté danoise, en , il demande au roi du Danemark Frédéric IV la permission de partir à la recherche de cette colonie et d'y établir une mission, présumant qu'ils sont restés catholiques, soit ont perdu la foi. Le roi approuve, notamment dans le but de rétablir la souveraineté danoise sur l'île.

La maison de Hans Egede, la plus ancienne de Nuuk.

Egede arrive sur la côte ouest le [1]. Il y a plus de 300 ans qu'aucune nouvelle du Groenland n'est parvenue en Europe et il ne trouve aucun survivant dans les anciennes colonies vikings[réf. nécessaire]. Il trouve en revanche les Inuits et commence son activité missionnaire auprès d'eux. Il étudie la langue groenlandaise et traduit des textes chrétiens, ce qui nécessita une certaine imagination de sa part.

Il fonde Godthåb (aujourd'hui Nuuk), qui signifie « Bonne espérance », en pensant au futur succès de sa mission évangélique auprès des autochtones.

Le pasteur Hans Egede en train d'évangéliser les Inuits (lithographie de 1898).

Après la fondation de la première ville groenlandaise, qui devient plus tard la capitale du territoire, il lance la colonisation danoise du Groenland, ainsi que sa conversion au christianisme, vilipendant les croyances des Inuits : « Si fous que vous croyez aux chamans menteurs […] et si vous n’arrêtez pas la sorcellerie, nous finirons par vous tuer et vous éradiquer de la Terre, car Dieu nous a ordonné de le faire »[2]. En 1724, il baptise les premiers enfants.

En 1730, le nouveau roi Christian VI de Danemark rappelle tous les Européens du Groenland. Mais Egede reste malgré cela, encouragé par sa femme Gertrud[réf. nécessaire].

Il rédige Det gamle Grønlands nye Perlustration (« Le vieux Groenland nouvelle exploration »), qui paraît en 1729 et est traduit dans de nombreuses langues, dont en français par Jean-Baptiste Des Roches de Parthenay, sous le titre Description et histoire naturelle du Groenland, paru en 1763.

En 1733, les Frères moraves sont autorisés à s'établir à Nye-Hernhut, à l'emplacement du Vieux-Nuuk. En 1734, une épidémie de variole éclate et se répand parmi les Inuits. Hans Egede laisse alors son fils Paul au Groenland et rentre au Danemark le pour y enterrer son épouse Gertrud Rask, victime de la maladie[3]. Cinq ans plus tard, il est nommé évêque du Groenland. De retour dans l'île, il établit un catéchisme à l'usage des Inuits en 1747.

Il meurt onze ans plus tard au Danemark.

Hommages et controverses

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Statue de Hans Egede à Nuuk.

Dans la littérature

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Il est un des personnages principaux de L'Homme rouge et l'homme en noir (2018) de l'auteur danois Kim Leine, qui raconte le début de la seconde colonisation scandinave dans les années 1721-1735.

Notes et références

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  1. Pierre-Jacques Charliat, Le temps des grands voiliers, tome III de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, p. 133.
  2. 1 2 Slim Allagui, « La statue du colonisateur Hans Egede déchire les Groenlandais », sur Le Temps, .
  3. Anne Lefèvre-Balleydier, « Groenland : De la colonisation à une semi-indépendance. », Les cahiers de Science et Vie, no 222, , p. 10-15.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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