Hans Egede
Hans Egede est un missionnaire et colonisateur danois né le à Harstad et mort le à Falster. Surnommé « l'Apôtre du Groenland », il est l'un des premiers traducteurs de la langue groenlandaise.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Hans Poulsen Egede |
| Domicile |
Hans Egede House (en) |
| Formation | |
| Activités |
Explorateur, pasteur, botaniste, découvreur, traducteur, linguiste, missionnaire, curé |
| Père |
Povel Hanssen Egede (d) |
| Conjoint |
Gertrud Rask (à partir de ) |
| Enfants |
| Abréviation en botanique |
Egede |
|---|
Biographie
modifierEgede est évangélisateur sur les îles Lofoten lorsqu'il entend les histoires de la colonisation du Groenland par les Vikings. La Norvège étant sous la souveraineté danoise, en , il demande au roi du Danemark Frédéric IV la permission de partir à la recherche de cette colonie et d'y établir une mission, présumant qu'ils sont restés catholiques, soit ont perdu la foi. Le roi approuve, notamment dans le but de rétablir la souveraineté danoise sur l'île.

Egede arrive sur la côte ouest le [1]. Il y a plus de 300 ans qu'aucune nouvelle du Groenland n'est parvenue en Europe et il ne trouve aucun survivant dans les anciennes colonies vikings[réf. nécessaire]. Il trouve en revanche les Inuits et commence son activité missionnaire auprès d'eux. Il étudie la langue groenlandaise et traduit des textes chrétiens, ce qui nécessita une certaine imagination de sa part.
Il fonde Godthåb (aujourd'hui Nuuk), qui signifie « Bonne espérance », en pensant au futur succès de sa mission évangélique auprès des autochtones.

Après la fondation de la première ville groenlandaise, qui devient plus tard la capitale du territoire, il lance la colonisation danoise du Groenland, ainsi que sa conversion au christianisme, vilipendant les croyances des Inuits : « Si fous que vous croyez aux chamans menteurs […] et si vous n’arrêtez pas la sorcellerie, nous finirons par vous tuer et vous éradiquer de la Terre, car Dieu nous a ordonné de le faire »[2]. En 1724, il baptise les premiers enfants.
En 1730, le nouveau roi Christian VI de Danemark rappelle tous les Européens du Groenland. Mais Egede reste malgré cela, encouragé par sa femme Gertrud[réf. nécessaire].
Il rédige Det gamle Grønlands nye Perlustration (« Le vieux Groenland nouvelle exploration »), qui paraît en 1729 et est traduit dans de nombreuses langues, dont en français par Jean-Baptiste Des Roches de Parthenay, sous le titre Description et histoire naturelle du Groenland, paru en 1763.
En 1733, les Frères moraves sont autorisés à s'établir à Nye-Hernhut, à l'emplacement du Vieux-Nuuk. En 1734, une épidémie de variole éclate et se répand parmi les Inuits. Hans Egede laisse alors son fils Paul au Groenland et rentre au Danemark le pour y enterrer son épouse Gertrud Rask, victime de la maladie[3]. Cinq ans plus tard, il est nommé évêque du Groenland. De retour dans l'île, il établit un catéchisme à l'usage des Inuits en 1747.
Il meurt onze ans plus tard au Danemark.
Hommages et controverses
modifier- Une statue le représentant a été élevée sur une colline à Nuuk, la capitale groenlandaise, à proximité de la cathédrale luthérienne. Symbole du colonialisme danois, elle est régulièrement ciblée par des dégradations militantes depuis les années 1970, et plusieurs députés et historiens réclament son transfert dans un musée[2].
- Une église de Nuuk porte également son nom.
- La médaille Hans-Egede, prix de géographie danois institué depuis 1916, porte son nom.
- Une statue le représentant a été érigée en Norvège, au pied de l'église de Vågan (en), à Kabelvåg, près de Svolvær.
Dans la littérature
modifierIl est un des personnages principaux de L'Homme rouge et l'homme en noir (2018) de l'auteur danois Kim Leine, qui raconte le début de la seconde colonisation scandinave dans les années 1721-1735.
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hans Egede » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Pierre-Jacques Charliat, Le temps des grands voiliers, tome III de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, p. 133.
- 1 2 Slim Allagui, « La statue du colonisateur Hans Egede déchire les Groenlandais », sur Le Temps, .
- ↑ Anne Lefèvre-Balleydier, « Groenland : De la colonisation à une semi-indépendance. », Les cahiers de Science et Vie, no 222, , p. 10-15.