Centre d'entraînement pour l'émanation de l'énergie atma

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Le Centre d’entraînement pour l’émanation de l’énergie atma (Trainingszentrum zur Freisetzung der Atma-Energie[1]), mieux connu dans les médias espagnols comme secta de Heide Fittkau, était un groupe sectaire principalement actif à Tenerife (Espagne) et en Allemagne.

Centre d’entraînement pour l’émanation de l’énergie atma
Cadre
Type
Pays
Parc national du Teide.

Considéré au départ comme une branche de l'Ordre du Temple solaire[2],[3] il s'est avéré finalement qu'il était issu d'une scission de Brahma Kumaris[4],[5]. La secte a été suspectée de planifier un suicide rituel dans le parc national du Teide à Tenerife, en 1998.

Soupçon de suicide collectif

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La secte a été fondée par la psychologue allemande Heide Fittkau Garthe qui, le , a vendu tous ses biens et s'est installée à Tenerife. Elle était adorée par ses adeptes sous le nom de « Mère Aida ».

On l’a soupçonnée initialement d'avoir tenté de se suicider avec son groupe le dans le Parc national du Teide, tentative interrompue par un raid de la police sur les lieux que la secte occupait à Santa Cruz de Tenerife[2].

Selon les polices espagnole et allemande, le groupe aurait prévu d'effectuer un suicide similaire à celui commis par l'Ordre du Temple solaire (OTS) le à Cheiry et Salvan[6], deux villages suisses, première phase d'une série de suicides collectifs. En effet, 48 adeptes de l'Ordre du Temple solaire s’étaient tués avant le cataclysme final qu’ils croyaient proche. En outre, seulement trois ans plus tard, en 1997, la secte Heaven's Gate avait également provoqué un suicide rituel à San Diego. Ces événements ont attiré l'attention de la police sur l'organisation de Garthe.

La préparation de la cérémonie avait pris plusieurs mois[6]. Au moment de l'arrestation des membres de la secte, ils fêtaient leur départ par un dîner d'adieu. Selon un des policiers participant à l'opération, ils portaient des tuniques longues, étaient nu-pieds et écoutaient une musique de méditation. Quatre voitures appartenant à Heide Fittkau Garthe se trouvaient à proximité, ainsi que d'autres véhicules loués pour aller à Teide. D'après la police, ils croyaient qu'un vaisseau spatial allait recueillir leurs esprits et les transporter vers une planète inconnue[6], les sauvant ainsi de la fin du monde. Dans le cas contraire, ils se seraient suicidés collectivement[1],[4].

Mais l’intention suicidaire de Garthe et de son groupe[7],[8] n'est pas avérée. Des articles dans Tenerife News et Diario de Avisos l'ont mise en doute, de même que le spécialiste des religions Georg Schmid[9] et le sociologue Massimo Introvigne, il n'y avait pas d'intention de suicide collectif[1],[10].

La sociologue Susan Palmer déplore que « l'acquittement de Fittkau-Garthe ait été à peine mentionné dans les médias »[11].

Références

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  1. 1 2 3 (de) Georg Schmid et Oswald Eggenberger, Kirchen, Sekten, Religionen, Zurich, Theologischer Verlag Zürich, (ISBN 3-290-17215-5), p. 269
  2. 1 2 La policía frustra el suicidio colectivo de los 33 miembros de una secta en Tenerife, La Vanguardia, 9 janvier 1998
  3. ↑ Suiza cierra el caso de la matanza del Templo Solar
  4. 1 2 Rod Usher Near-Death Experience, Time, January 19, 1998 Vol. 151 No. 3 Archived from the original on May 22, 2011
  5. ↑ (en) James T. Richardson, Regulating religion : case studies from around the globe, New York, Kluwer Academic/Plenum Publishers, , 578 p. (ISBN 0-306-47887-0, lire en ligne), p. 157
  6. 1 2 3 La líder de la secta de Tenerife recaudó 300 millones entre sus fieles El País, 18 janvier 1998
  7. ↑ Beam them up, Heidi - Remembering the Las Cañadas suicide sect scare, Tenerife News Online, consulté le 13 octobre 2007
  8. ↑ Suicidio colectivo con zumo de frutas, Diario de Avisos, 21 avril 2004
  9. ↑ de:Georg Schmid (Religionswissenschaftler)
  10. ↑ (en) Massimo Introvigne, « Atman Foundation: No Evidence of Attempted Mass Suicide », sur CESNUR (consulté le )
  11. ↑ (en) Susan Palmer, The new heretics of France : Minority Religions, la Republique, and the Government-Sponsored War on Sects, Oxford, New York, Oxford University Press, , 251 p. (ISBN 978-0-19-973521-1, lire en ligne) « Fittkau-Garthe's acquittal was barely mentioned in the news », p. 54

Liens externes

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