Henri-Gatien Bertrand
Henri-Gatien Bertrand, né le [1] à Châteauroux (Indre) et mort le dans cette même ville, est un général du Premier Empire. Il fut le compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène.
| Henri-Gatien Bertrand | ||
Le général Henri-Gatien Bertrand. | ||
| Naissance | Châteauroux, Indre |
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| Décès | (à 70 ans) Châteauroux, Indre |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Génie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1793 – 1816 | |
| Commandement | 4e corps de la Grande Armée | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
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| Faits d'armes | Bataille des Pyramides Bataille d'Austerlitz Bataille d'Iéna Bataille d'Eylau Bataille de Wagram Bataille d'Essling |
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| Distinctions | Grand aigle de la Légion d'honneur Comte de l'Empire |
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| Hommages | Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, 14e colonne. | |
| Autres fonctions | Grand maréchal du palais Député de l'Indre Commandant de l'École polytechnique Planteur |
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| Famille | Elizabeth Françoise Dillon (épouse) Henri Bertrand (fils) |
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Biographie
modifierJeunesse
modifierIssu d'une famille bourgeoise, « […] mais de ces bourgeois en route pour la noblesse et déjà vivant noblement[2] », Henri-Gatien Bertrand naît au château Raoul à Châteauroux, logement de fonction de son père, Henry Bertrand, maître particulier des eaux et forêts, subdélégué de l'intendance de Bourges au département de Châteauroux. La mère de Bertrand, Henriette Boucher, est la fille d'un inspecteur général des Ponts et Chaussées.
Il est élève chez les pères de la Doctrine chrétienne au Collège royal de La Flèche[3], où Descartes l'a précédé. Le , il entre comme sous-lieutenant à l'École royale du génie de Mézières[3], et il en sort major de sa promotion.
Lieutenant, il est promu capitaine le et, à vingt-deux ans, il remplace pendant près d'un an (-) l'illustre Monge à la chaire de stéréotomie et de géométrie descriptive de l'École polytechnique[3], ce qui témoigne de sérieuses capacités en mathématiques.
Carrière militaire
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Il sert d'abord dans la garde nationale de Paris. Le , son bataillon se porte aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle. À ce moment-là, il sauve la vie du député Viénot-Vaublanc en s'interposant face à un coup de sabre.
Sous-lieutenant dans la guerre des Pyrénées en 1795 et 1796, il fait partie l'année suivante de l'ambassade envoyée à Constantinople. Le il est attaché à la mission du général Aubert du Bayet, ambassadeur extraordinaire auprès de la Porte, afin d'aider les Turcs à organiser la défense des Dardanelles[3]. Après bien des péripéties, la mission parvient à Constantinople où elle se heurte à une fin de non-recevoir des Turcs. Bertrand prend alors le chemin de l'armée d'Italie, qu'il atteint en 1797.

C'est alors qu'il rencontre Bonaparte[3], le suit en Égypte, où il se distingue aux Pyramides et reçoit alors le grade de chef de bataillon. Il est nommé sous-directeur des fortifications. Légèrement blessé à la tête à Aboukir le , son cheval tué sous lui, le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et est blessé à la cuisse. En récompense, il est promu chef de brigade. Le , il est promu général de brigade[3] et le , directeur des fortifications d'Alexandrie. Le il est nommé à l'état-major de l'armée[3].
À partir du il commande le génie du camp de Saint-Omer, crée le port de Wimereux, ancre les forts de l'Heurt et de La Crèche[3]. Le il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, et commandeur le [4]. L'Empereur en fait son aide de camp le [3]. Le il est envoyé en mission de reconnaissance du Rhin au Danube étudiant le terrain depuis Ulm jusqu'à Rastadt[5]. À la suite de l'Empereur, il participe à toutes les grandes batailles de l'Empire : il est à Austerlitz[a], à Iéna, obtient la capitulation de Spandau le . Il est à Eylau et au siège de Dantzig. Il est élevé au grade de général de division le , et il est nommé comte de l'Empire le [5].
Le de la même année, le général comte Bertrand, âgé de trente-cinq ans, épouse, à la mairie du Ier arrondissement, Élisabeth-Françoise Dillon, dite Fanny, âgée de vingt-trois ans, fille du général Arthur Dillon (guillotiné en 1794) et de Laure de Girardin de Montgérald (1764-1816), créole de la Martinique, petite cousine de l'impératrice Joséphine. Le mariage religieux a lieu le lendemain à Saint-Leu chez Hortense de Beauharnais, parente de la mariée.
Le couple a six enfants :
- Napoléon (1809-1881), 2e comte Bertrand, officier de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur ;
- Hortense[b]-Eugénie (1810-1889) qui épousera Amédée Thayer, sénateur du Second Empire ;
- Henri (1811-1878), général de brigade, député de l'Indre, grand officier de la Légion d'honneur ;
- Alexandre, né et mort à l'île d'Elbe ;
- Arthur (1817-1871), né à Sainte-Hélène et dont sa mère annonça ainsi la naissance à l'Empereur : « Sire, j'ai l'honneur de vous présenter le premier français qui soit entré à Longwood sans la permission du gouverneur »[6]. Il aura un fils Victor Gabriel Félix ( – ) de ses amours avec la tragédienne Mlle Rachel, qui servira dans la marine, participera à l'exploration du Congo et sera fait chevalier de la Légion d'honneur[7].
- Alphonse (1823-1866), officier de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur.
Henri Bertrand est envoyé en Espagne, puis construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube qui permettent à la Grande Armée de traverser ce fleuve et de remporter la bataille de Wagram[c]. Sans l'active habileté de Bertrand, l'armée française renfermée dans Unter-Lobau (une île du Danube), ne peut se porter sur le champ de bataille de Wagram[5]. Il est fait grand aigle de la Légion d'honneur le [8]. Le , il succède à Marmont comme gouverneur général des Provinces illyriennes. C'est un demi-échec, Bertrand, peu à l'aise dans ce rôle nouveau pour lui, semble hésiter à prendre des décisions. Le , Napoléon doit lui retirer ses fonctions[9], mais il lui donne le commandement du IVe corps de la Grande Armée. Bertrand n'y fait pas merveille, notamment lorsque ses troupes sont battues par Blücher et Yorck devant Wartenburg le . Le , il est nommé grand maréchal du palais et s'installe aux Tuileries le 20.
Après l'Empire
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C'est tout naturellement qu'il suit l'Empereur à l'île d'Elbe où il exerce les fonctions de ministre de l'Intérieur et gouverneur des affaires civiles. Il y est rejoint par son épouse Fanny, qui mit au monde un petit Alexandre, mort à quelques mois[10] à la suite d'une erreur médicale.
Pendant les Cent-Jours, il se réinstalle aux Tuileries. Il redevient grand maréchal du Palais et le conseiller militaire de Napoléon pendant cette période.
Après Waterloo, il suit l'Empereur à la Malmaison. Il vend, en urgence, le domaine de La Jonchère[11] et la terre de Lye que lui avait donnés l'Empereur[12]. Il demande alors à Napoléon l'autorisation de le suivre dans son exil. Napoléon accepte et le choisit pour dicter sa lettre au Prince Régent dans laquelle il demande le droit d’asile à la Grande-Bretagne le [5].
Il suit ensuite l'empereur dans le reste de son périple jusqu'à Sainte-Hélène. Il s'installe sur l'île avec sa famille dans une extrémité de l’enceinte de Longwood. Napoléon le choisit pour dicter ses mémoires des Lettres du Cap et de La campagne d’Égypte. Lorsque la santé de son épouse décline et qu'elle donne naissance à un cinquième enfant, Bertrand demande à Napoléon la permission de rentrer en Europe, mais ce dernier refuse[5].
Le , Bertrand est condamné à mort par contumace pour trahison envers le roi Louis XVIII, à cause d'une lettre secrète qu'il a écrite au duc de Fitz-James dans laquelle il déclare : « je reste sujet du Roi et je serai son sujet fidèle », et promet de quitter Napoléon en échange d'un retour chez sa famille en France[13]. Bertrand revient à Paris le . Amnistié de sa condamnation à mort par contumace le [14],[d], triomphalement accueilli à Calais, il se partage entre ses terres de Laloeuf, près de Nohant-Vic, et son petit hôtel parisien de la rue de la Victoire.
La monarchie de Juillet le nomme recteur de l'École polytechnique en . Élu député de l'Indre en 1831, il siège à gauche où il milite pour la "liberté illimitée de la presse" et l'abolition de l'esclavage[15]. Il est battu en 1834, et se retire de la vie publique.

Sa femme meurt d'un cancer du sein le . Ses deux fils aînés lui causent bien des soucis, à tel point qu'il s'éloigne d'eux pendant trois ans à la Martinique, avec le titre de gouverneur. Il s'y rend aussi pour exploiter les plantations de canne à sucre léguées par sa femme : les Coteaux (284 ha) et les Salines (116 ha) ; on y compte alors près de 250 esclaves[16],[17]. Sur place, le général pressent que l'abolition de l'esclavage est inévitable, à l'image de ce qu'a fait l'Angleterre en 1833[17]. Mais il faut attendre 1848, 4 ans après sa mort, pour voir la Deuxième République voter le décret du 27 avril. Cette abolition s'accompagne de l'indemnisation des propriétaires esclavagistes par le contribuable français[18]. Les héritiers du général se partageront ainsi la somme de 113 359 francs or en compensation du préjudice financier causé par l'affranchissement des 276 esclaves[19].

Revenu en France en 1840, il remet à Louis-Philippe l'épée de l'Empereur. La famille Bonaparte avait, dans un premier temps, estimé que ce legs leur revenait, leur illustre parent ayant laissé par testament « Mes armes, savoir : mon épée, celle que je portais à Austerlitz […] les remettre à mon fils lorsqu’il aura seize ans »[20],[13]. Cependant, depuis 1833, et le décès du roi de Rome, Joseph Bonaparte était convaincu que les armes de l'Empereur « devaient être offertes à la nation et déposées à l'Hôtel des Invalides ». En 1840, il réussit à convaincre la famille impériale puisqu'il écrivait « Les circonstances qui s'y sont opposées jusqu'à présent cèdent enfin devant la puissance de l'opinion publique[21] ». Le , par une lettre expédiée depuis Londres, il donnait instruction au Grand Maréchal : « Que les armes de Napoléon soient remises par ses exécuteurs testamentaires immédiatement aux mains du gouverneur des Invalides, du doyen des maréchaux de France, Moncey ![22] » . L'état de santé de Moncey fit que Bertrand remis d'abord l'épée au roi, qui la rendit ensuite à Moncey quand le vieux maréchal se fit transporter sur un fauteuil lors du retour des cendres. Avec son dernier fils Arthur, Bertrand embarque sur la Belle Poule le et participe à l'expédition organisée pour ramener les cendres de l'Empereur Napoléon restées à Sainte-Hélène depuis [13]. Arthur a raconté ce retour des cendres dans un ouvrage intitulé Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène en 1840[23].
À l'automne 1842, le général Bertrand gagne à nouveau la Martinique où il séjourne quelques mois. Après un périple maritime dans les Caraïbes, il débarque à la Nouvelle Orléans et visite les États-Unis du sud au nord-est ( - ) : c'est l'occasion pour lui de découvrir un pays où il a failli accompagner Napoléon en 1815. Il bénéficie d'un accueil très chaleureux dans toutes les villes où il passe et rencontre plusieurs personnalités politiques américaines de premier plan[24].

À son retour en France, victime d'un refroidissement, il meurt brutalement à Châteauroux le , à l'âge de soixante-dix ans. Son enterrement, suivi seulement par son fils Arthur, fait contraste avec son ultime destinée : le , sur la proposition du colonel et député Bricqueville, on ramène sa dépouille à Paris pour l'enterrer aux Invalides, vis-à-vis de Duroc. Son tombeau se situe à gauche derrière le maître-autel du Dôme des Invalides, au niveau du palier intermédiaire par lequel on accède à la crypte ouverte où se trouve le tombeau de Napoléon.
En 1848, la Deuxième République abolit définitivement l'esclavage. Cette abolition s'accompagne toutefois de l'indemnisation par l'État des propriétaires esclavagistes[25]. Les héritiers Bertrand touchent ainsi, en 1849, la somme de 113 359 Francs or en compensation du préjudice financier causé par l'affranchissement des esclaves de leurs deux plantations martiniquaises[26].
Regard de ses contemporains
modifierLa comtesse de Boigne, fille de Éléonore Dillon entretient des liens étroits avec Fanny. De Bertrand elle dit : « C'était un homme fort borné, mais très honnête » ; lucide, elle reconnaissait qu'« Il a été bon mari et bon gendre […] On dit qu'il avait de la capacité dans son arme. L'Empereur était bon juge et le distinguait, mais je crois que son vrai mérite était un dévouement aveugle et sans bornes d'aucune espèce[27]. » Il convient de tempérer les propos portés par sa belle famille au regard d'un certain mépris de classe : lui étant issu d'une famille bourgeoise, provinciale et berrichonne, elle venant de la plus haute aristocratie aux nombreux quartiers de noblesse. Lorsque les deux familles se rencontrent, Lucy de La Tour du Pin, demi-sœur de Fanny, avoue que l'on a souri du nom de l'oncle de Bertrand « Le nom de l'un d'entre eux nous fit échanger un sourire avec M. de Talleyrand. Il était inspecteur des forêts et se nommait Bertrand de Boislarge[28]. » Les propos tenus par le marquis de Montchenu, commissaire français à Sainte-Hélène, résument bien les barrières existantes entre les deux noblesses ; il trouve que le général Bertrand « […] est un homme de mérite, mais il n'est pas noble. » et que « […] c'est sa femme qui a fait sa fortune. Parente de l'impératrice Joséphine […][29] »
Amédée Massé, qui fut son secrétaire à Trieste au temps du gouvernement des Provinces illyriennes, est l'un de ceux qui décrivent le mieux un Bertrand rigide, froid, cassant, hésitant : « Il est froid et tient tout son monde à une distance respectueuse. Il a beaucoup des manières de l'Empereur[30]. » Massé ne se gêne pas pour critiquer son supérieur : « Il veut tout faire par lui-même, mais souvent, au lieu de suivre l'ordre nécessaire, il entrave les administrations, en écrivant directement aux sous-ordres[31]. » À la lecture de Massé on comprend mieux pourquoi ce gouvernement des Provinces illyriennes fut un semi-échec : « Il arrive qu'on écrit dix lettres sur le même sujet, sans jamais donner un ordre positif. […] Quand il me dicte un rapport, on le corrige, on le vérifie, on trouve encore qu'il serait mieux autrement, on le barbouille en entier[30]. » Plus loin il reprend un reproche qui semble avoir marqué ceux qui l'on côtoyé : « Mais j'avoue que cette froideur et même cette dureté avec lesquelles Son Excellence nous tient à distance, me paraît quelquefois pénible[32]. »
Inflexible et exigeant il n'admet aucun écart de ceux qui se trouvent sous ses ordres. Jules-Antoine Paulin qui fut son aide-de-camp relate qu'à Essling, ayant combattu toute la journée il fut retrouvé par Bertrand endormi sous un charriot « […] il nous gronda sévèrement […] » car l'ordre avait été de « Rester sous les armes[33]. »
André Pons de l'Hérault, qui l'a connu à l'île d'Elbe, ne l'apprécie guère. Pour lui « Les deux natures, celle de l'empereur Napoléon et celle du général Bertrand n'étaient pas sympathiques, et le resserrement de leur union, plus apparent que réel, était plutôt une affaire d'habitude qu'une affaire de sentiment[10]. »
Décorations et distinctions
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Grand-croix de la Légion d'honneur (1809)
Grand-croix de l'ordre de la Fidélité
Wurtemberg-Bade
Publications
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Ses fils ont publié en 1847 les Campagnes d'Égypte et de Syrie (2 volumes in-8 et atlas), qu'il avait écrites à Sainte-Hélène, sous la dictée de Napoléon. Son dernier fils, Arthur, a également publié Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène en 1840, chez Paulin Éditeur en 1841.
Parmi les autres écrits de Bertrand, on trouve :
- Sur la détresse des colonies françaises en général, de l'île Martinique en particulier[…] chez Firmin Didot frères, 1838 ;
- Lettres à Fanny (1805-1815), annotées et présentées par Suzanne de la Vaissière-Orfila, Paris, Albin Michel, 1979.
Le général Bertrand est également l'auteur des Cahiers de Sainte-Hélène, une relation scrupuleuse, cryptée, au jour le jour des moindres mots, faits et gestes de Napoléon 1er, en exil à Sainte-Hélène, du à .
Les Cahiers de Sainte-Hélène se composent de trois volumes publiés longtemps après la mort de Bertrand[34], et correspondent à la cote 390 AP 25 du Centre historique des Archives nationales, à Paris. Le premier volume commence le et ne comprend pas le Journal de Sainte-Hélène coté 390 AP 24, qui commence le . Celui-ci reste donc à ce jour, inédit. En revanche, les « dates et notes pouvant servir de suite au journal du comte Las Cases », également cotées 390 AP 24, ont été intégrées à ce premier volume par l’éditeur. D’autre part, ces Cahiers ne restituent pas le texte original de façon intégrale. Les documents publiés comptent en effet de nombreuses lacunes certainement dues aux difficultés de lecture du manuscrit. Sous la cote 390 AP 32 sont répertoriés les transcriptions des manuscrits de Bertrand : Dossier 1. « Notice pour mes enfants ». Dossier 2. « Dates et notes pouvant servir de suite au journal du Comte Las Cases ». Dossier 3. Cahiers de Sainte-Hélène. Cette transcription est l’œuvre d’Ernest Razy, conseiller à la Cour des Comptes à qui la fille du général Bertrand, Hortense, devenue Mme Thayer, avait légué le manuscrit des Cahiers de Sainte-Hélène reçu en héritage, avec mission de le publier après sa mort[35].
Armoiries
modifier| Figure | Blasonnement |
| Armes du comte Bertrand et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Château-Roux))
Écartelé : au premier des comtes militaires ; au deuxième d'or, à l'ombre de soleil rayonnant d'azur, au troisième d'or, au palmier de sinople, issant de la pointe et fruité du champ, trois à dextre, trois à sénestre, posés deux et un, au quatrième d'azur au créquier d'or issant de la pointe.[36],[37],[38] Livrées : bleu, rouge, jaune et vert ; le vert dans les bordures seulement[36]. |
Postérité
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L'hôtel particulier où a résidé le général Bertrand à Châteauroux a été transformé en un musée, le musée Bertrand, qui abrite des fonds napoléoniens ainsi que des collections d'archéologie, d'art et d'histoire[39].
La rue du Général-Bertrand (Paris) lui rend hommage.
Sources
modifier- « Henri-Gatien Bertrand », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
- « Henri-Gatien Bertrand », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- États de services au Service historique de la Défense (Vincennes), 7 Yd 455.
- Les papiers personnels de Henri-Gatien Bertrand sont conservés aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, sous la cote 390AP : [lire en ligne=https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_004922 Inventaire du fonds].
- « Cote LH/217/46 », base Léonore, ministère français de la Culture
- Des archives personnelles d'Henri Gatien Bertrand sont conservées à la Médiathèque Equinoxe de Châteauroux, [lire en ligne=https://mediatheque.ville-chateauroux.fr/fonds-numerises/fonds-napoleon-et-bertrand?galerieLayout=simple&item=nabe-se01/nabe-se01-nabe-se01-sse01/nabe-se01-nabe-se01-sse01-nabe-se01-sse01-it01/nabe-se01-sse01-it01-im00001 Fonds Napoléon et Bertrand].
Bibliographie
modifier- Jean Tulard, Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-02035-3)
- Jacques de Vasson, Bertrand : le grand-maréchal de Sainte-Hélène, (lire en ligne)
- Arthur Bertrand, Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène, (lire en ligne)
- Frédéric Masson, Napoléon à Sainte-Hélène, 1815-1822, (lire en ligne)
- Albert Benhamou, L'autre Sainte-Hélène : la captivité, la maladie, la mort, et les médecins autour de Napoleon, Londres, Albert Benhamou Publishing, (lire en ligne)
- Charles Adrien Gustave Conegliano, Le maréchal Moncey, duc de Conegliano, 1754-1842, (Paris), (lire en ligne)
- Éléonore-Adèle d'Osmond Boigne, Récits d'une tante : mémoires de la comtesse de Boigne, vol. 1, Paris, E. Paul, 1921-1923 (lire en ligne).
- Lucy de La Tour du Pin, Journal d'une femme de cinquante ans : 1778-1815, vol. 2, Paris, Chapelot, (lire en ligne).
- Henri Gatien Bertrand et Paul Fleuriot de Langle (déchiffrement et notes), Cahiers de Sainte-Hélène, vol. 1816-1817, Paris, Albin Michel, , 367 p..
- Amédée Massé, Souvenirs du général Bertrand, (lire en ligne)
- Jules-Antoine Paulin, Les souvenirs du général bon, Paulin, Paris, E. Plon, Nourrit, (lire en ligne)
- Pons de l'Hérault, Souvenirs et anecdotes de l'île d'Elbe, (lire en ligne)
- Lucien Lacour, « Le général Bertrand aux États-Unis en 1843 : jours de gloire et rencontre d’un pays », Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, n° 201, Bourges,
- Le Général Bertrand, fils du Berry, catalogue de l'exposition du bicentenaire, musée Bertrand, Châteauroux, 1973
- Michel Berthelot, Bertrand, grand-maréchal du Palais. Dans les pas d'un fidèle, Châteauroux, Chez l'auteur, 1996
- Annette Surrault, De la Campagne d'Égypte au Berry. Le général Henri-Gatien Bertrand et le savant Hervé Faye, Issoudun, Alice Lyner Ed., 2012
- Philippe Loiseleur des Longchamps Deville, « À Beauregard et La Jonchère, Bertrand et Fanny », Revue de l'Histoire de Versailles, 1983.
Liens externes
modifier- Archives conservées par :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- La Royale, « Biographies d'hommes et de femmes de la marine française », sur Parcours de vies dans la Royale, (consulté le )
- Annette Surrault, « De la Pologne au Berry le général Bertrand, grand propriétaire foncier », sur napoleon.org, (consulté le )
- Bougival, « Le château de la Jonchères, joyau transformé », sur Actu.fr, (consulté le )
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Bertrand fait preuve de talent et de courage à Austerlitz, et, après la bataille on le vit, à la tête d'un faible corps, ramener un grand nombre de prisonniers et 19 pièces de canon.
- ↑ Prénom de sa marraine, Hortense de Beauharnais.
- ↑ Il rend le service le plus essentiel de la campagne à Essling les 21 et 22 mai 1809, par la rapide construction des ponts hardis établis sur le Danube ; entre autres un pont de 60 arches, long de 210 toises dont Napoléon dira: « Le plus beau travail fait depuis les Romains »
- ↑ Louis XVIII annule le jugement et le réintègre dans tous ses grades.
Références
modifier- ↑ Archives départementales de l'Indre Cote 044/AC GG 37-38/01, Châteauroux, 1770-1784
- ↑ Masson 1912, p. 89.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Tulard 1987, p. 207.
- ↑ « Cote LH/217/46 », base Léonore, ministère français de la Culture
- 1 2 3 4 5 Tulard 1987, p. 208.
- ↑ Bertrand 1841, p. 89.
- ↑ La Royale 2010.
- ↑ Testu, Almanach impérial pour l'année 1810 : présenté à S.M. l'Empereur et Roi par Testu, Paris, Testu, (lire en ligne)
- ↑ Tulard 1987, p. 910.
- 1 2 Pons de l'Hérault 1897, p. 75.
- ↑ Bougival 2013.
- ↑ Annette Surrault 2016.
- 1 2 3 Benhamou 2010.
- ↑ « Le Moniteur Universel 31 octobre 1821 », sur Gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ Tulard 1987, p. 209.
- ↑ lire en ligne=https://amismuseechateauroux.files.wordpress.com/2013/11/le-fils-de-sainte-hc3a9lc3a8ne-pdf.pdf
- 1 2 « Rompre avec un silence : Joséphine et l’esclavage », sur musees-nationaux-malmaison.fr (consulté le )
- ↑ CNRS, « Les indemnités versées aux propriétaires d’esclaves recensées dans une base de données » [archive], sur www.cnrs.fr, (consulté le )
- ↑ CNRS - Base de données Repairs, « Bertrand (héritiers) », sur esclavage-indemnites.fr (consulté le )
- ↑ « Le testament de Napoléon Ier », sur napoleon.org (consulté le )
- ↑ Conegliano 1901, p. 597.
- ↑ Conegliano 1901, p. 596.
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- ↑ Lacour 2014.
- ↑ « Les indemnités versées aux propriétaires d’esclaves recensées dans une base de données | CNRS », sur www.cnrs.fr, (consulté le )
- ↑ CNRS - Base de données Repairs, « Bertrand (héritiers) », sur esclavage-indemnites.fr (consulté le )
- ↑ d'Osmond Boigne 1921-1923, p. 245.
- ↑ La Tour du Pin 1913, p. CHAPITRE XII-V.
- ↑ Bertrand et Fleuriot de Langle 1959, p. 147.
- 1 2 Massé 1910, p. 546.
- ↑ Massé 1910, p. 547.
- ↑ Massé 1910, p. 548.
- ↑ Paulin 1895, p. 188.
- ↑ Cahiers de Sainte-Hélène, décryptés et annotés par Paul Fleuriot de Langle :
- Journal 1816-1817, éd. Sulliver, Paris, 1951 ;
- Journal 1818-1819, éd. Albin Michel, Paris, 1959 ;
- Journal janvier-mai 1821, éd. Sulliver, Paris, 1949.
- ↑ Source et citations : Fonds du général Bertrand 390 AP 1-34, Archives nationales, Paris.
- 1 2 PLEADE, Archives nationales.
- ↑ Armorial de J.B. Rietstap et ses compléments.
- ↑ Source : heraldique-europeenne.org.
- ↑ Fiche du Musée Bertrand sur la base Museofile (répertoire des musées de France, sur le site du Ministère de la Culture). Page consultée le 11 février 2019.