Henri Kerels
Henri Kerels, né Molenbeek-Saint-Jean le et mort à Ixelles le est un artiste peintre, graphiste, graveur, illustrateur et écrivain belge.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 60 ans) Ixelles |
| Nationalité |
belge |
| Activité |
peintre, graveur, graphiste, illustrateur et écrivain |
Biographie
modifierHenri Kerels est né Molenbeek-Saint-Jean le .
De 1914 à 1915, il fait sa formation artistique à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles puis de 1918 à 1927 à l'Académie libre L'Effort. Il est également l'élève du peintre et graveur Kurt Peiser[1].
Á partir de 1924, il expose dessins et peintures de paysages belges, de scènes de genre, des portraits, des nus et des natures mortes.à Bruxelles, Paris, Alger et Léopoldville. Pendant plus d'une trentaine d'années, il a également créé plus de 280 gravures.
De 1929 à 1939, il est professeur de gravure à l’Académie de Molenbeek[2]. De 1930 à 1931, il se rend à la demande du ministre des Colonies belge au Congo belge où il séjourne quinze mois. Il y peint ou dessine plus d'une centaine de femmes et de paysages congolais[2]. Ce voyage fait de lui un des tenants artistiques de l'exotisme et de l'Africanisme. Une partie de ses écrits a également pris pour toile de fond l'Afrique et la négritude. En 1935, il réalise une affiche pour la Loterie nationale où il souligne les scarifications d'une tête d'africain en blason[3].
Henri Kerels s'est également fait connaître comme illustrateur, graveur et créateur de monotypes[2] en particulier pour des ouvrages qu'il édite. Il a écrit plusieurs romans et récits de voyage et, après la Seconde Guerre mondiale, a été critique d’art pour le journal belge La Lanterne[2]. Il y était un partisan de l'Art abstrait.
Le , il fonde avec Maurice Casteels l’Association belge des artistes professionnels qui a pour but la défense des intérêts matériels des artistes professionnels belges dont il devient président[4]. Il est aussi devenu président de l’Union internationale des artistes qu'il a porté sur les fonts baptismaux. On retrouve ses œuvres aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers, dans les collections de la Région de Bruxelles-Capitale, au musée de la Loterie et aux musées de Bruges[2].
Á la suite de son décès à Ixelles le , il est inhumé le au cimetière d'Ixelles[5].
Style artistique
modifierAu départ, il est peintre figuratif animiste, peignant des paysages, des scènes de genre, des portraits et des natures mortes. Á partir de 1953, il se tourne vers l’art abstrait et en particulier le tachisme[6]. Il disposait des lignes plus légères et des aplats de couleur sur un fond sombre, ou inversement. En 1954, il a collaboré au deuxième album du Groupe Art Abstrait.
Sélection d'œuvres
modifier- Guerriers africains, huile sur toile, 1929.
- L'Homme à la bêche, huile sur toile, 1930.
- Village du Katanga, gravure, 1932.
- Manufacture d'armes, gravure, 1933.
- Dans le Vicinal, 1943.
- Poupées, huile sur toile, 1948.
- Philatéliste, huile sur toile, 1948.
Publications
modifier- Les Petits Métiers, album, Revue Savoir et Beauté et éd. La Renaissance du Livre, 1920.
- Contes africains (Olivier de Bouveignes), illustrations, 1930.
- Brousse et Afrique, livre graphique, avec des textes de Maurice Casteels, 1932.
- L'Arrêt au Carrefour, roman centre-africain, éd. de Belgique, Bruxelles, 1936.
- Le Déclassé, conte africain, journal Le Soir, 25 octobre 1937, Bruxelles.
- Campine, livre avec 15 gravures, 1944.
- Manuel de la gravure originale, 1950.
Hommages et distinctions
modifierEn 1950, il reçoit le prix de la gravure décerné par l'Œuvre nationale des Beaux-Arts.
Les distinctions suivantes lui ont été attribuées :
Chevalier de l'ordre de Léopold (Belgique) ;
Chevalier de l'ordre de la Couronne (Belgique) ;- Chevalier de l'ordre royal du Lion (Congo belge).
Notes et références
modifier- ↑ « Kerels Henri », sur Belgian Art Gallery (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (nl) « Henri Kerels », sur Belgian Art Gallery (consulté le )
- ↑ Anne-Claude Lelieur, Négripub : l'image des Noirs dans la publicité, Somogy, (lire en ligne), p. 148
- ↑ Virginie Devillez, Nouvelle biographie nationale - volume 5, Bruxelles, Académie royale de Belgique, (lire en ligne)
- ↑ « Nécrologie », Le Soir, , p. 6 (lire en ligne
) - ↑ Jean Séaux, « Henri Kerels », Le Peuple, , p. 2 (lire en ligne
)