Henri Maus

ingénieur belge

Henri Maus, né à Namur (Belgique) le et mort à Bruxelles le , est un ingénieur belge. Il a notamment contribué au percement du tunnel du mont-Cenis.

Henri Maus
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Biographie

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Michel Henri Joseph Maus, né à Namur (Belgique) le , est le fils de Jean Maus, industriel, et de Marie Charlotte Casaquy. Le , il épouse Marie Catherine Dutrieux à Eischen (Luxembourg).

Il fait des études secondaires à l'Athénée de Namur où il suit les cours de François Cauchy, professeur de minéralogie, qui oriente sa carrière[1].

Le tunnel du mont Cenis en 1862.

En 1827, il entre à la Société du Luxembourg comme conducteur des mines. Parallèlement, il fait des études supérieures et obtient le diplôme d'ingénieur[2]. Il est ensuite chargé de l'étude du tracé du canal Meuse-Moselle qui projette de traverser l’Ardenne via la vallée de l’Ourthe. Après l'abandon de ce coûteux projet, il devient directeur d’un charbonnage de la région liégeoise où il s'attache en particulier à la résolution des problèmes d'exhaure.

En 1835, il entre aux chemins de fer belges. Il se fait connaître en Belgique et à l'étranger en concevant et exécutant le projet d'établissement des plans inclinés d'Ans à Liège nécessaires à l'établissement d'une liaison ferroviaire Bruxelles-Liège, et de leur exploitation par câble et machine fixe.

Il est ensuite détaché par la Belgique pour une brève mission en France pour étudier la faisabilité d'un tracé un chemin de fer dans la vallée de la Loire. En , le roi Charles-Albert de Piémont-Sardaigne fait appel à lui pour réaliser la liaison ferroviaire Gênes-Turin-Chambéry en traversant les Alpes par un tunnel[2]. Pour ce faire, il indique les moyens de perforation à employer pour le percement du tunnel du Mont-Cenis long de 12 km entre Bradonnèche et Modane. Le percement de ce tunnel, commencé en 1845, est arrêté en 1849[3] par manque de fonds. Maus termine toutefois la liaison ferroviaire Gênes-Turin et construit des docks dans le port de Gênes jusqu'en 1853[1].

En 1854, il rentre en Belgique, ne réintégrant l’administration belge qu'en 1857. Maus est envoyé en poste à Hasselt, à Mons puis travaille à Bruxelles sur l’assainissement des eaux de la Senne et sur l'alimentation de Bruxelles en eau. Il contribue ensuite à l'assainissement de la Dyle et de l’Escaut. En 1859, il est nommé inspecteur général des ponts et chaussées. Á l'étranger, il construit un pont sur le Rhin, à Bâle[2]. Il est nommé inspecteur général des ponts et chaussées en 1868. En 1873, il dessine des projets pour le canal Bruxelles-Charleroi et l’accès au port d’Anvers. En 1877, il est nommé directeur général de l'administration des Ponts et Chaussées et des Mines. En 1885, il démissionne de son poste pour raisons de santé[1].

Il devient correspondant de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique le et membre le .

Le , il décède d'un refroidissement à Bruxelles.

Hommages et distinctions

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En remerciement de ses services pour la Belgique, les descendants d'Henri Maus sont anoblis par le roi Léopold II après son décès[1].

La « Rue Henri Maus » à Liège (dans le quartier du Laveu) et à Bruxelles (quartier de la Bourse) perpétue sa mémoire. Il existe également une « Place Henri Maus » au croisement des rues Dewez et Delvaux à Namur, non loin du square Léopold.

Un institut d'enseignement technique à Namur porte son nom.

La distinction suivante lui a été décernée[1]:

Bibliographie

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 André Lederer, Biographie nationale, Bruxelles, Emile Bruylant, (lire en ligne), p. 668-677
  2. 1 2 3 Jean-François Pacco, « L’architecte namurois Henri Maus creusait des tunnels sous les montagnes », RTBF, (lire en ligne)
  3. Ce tunnel ne sera terminé qu'en 1870

Liens externes

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