Henri Michelin

homme politique français

Henri Michelin, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un avocat, journaliste et homme politique français.

Henri Michelin
Illustration.
Henri Michelin vers 1885 photographié par Alphonse Isidore Chalot.
Fonctions
Député français
–
(4 ans, 7 mois et 16 jours)
Élection 3 septembre 1893
Circonscription Seine
Législature VIe (Troisième République)
Prédécesseur Stephen Pichon
Successeur Émile Dubois
–
(4 ans et 1 jour)
Élection 18 octobre 1885
Circonscription Seine
Législature IVe (Troisième République)
Groupe politique Extrême gauche
Conseiller général de la Seine
–
(3 ans)
Circonscription La Folie-Méricourt
Prédécesseur Louis Cadet
Successeur Paul-Frédéric Lefebvre-Roncier
Biographie
Nom de naissance Joseph-Henri Michelin
Date de naissance
Lieu de naissance Ancien 2e arrondissement de Paris
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès 4e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Profession Avocat, journaliste

Militant républicain sous le Second Empire, il devient une figure du courant radical-socialiste durant les premières années de la Troisième République. En 1885, il rejoint le boulangisme et rentre au comité directeur de la Ligue des patriotes. Il finit sa carrière dans les rangs nationalistes et antidreyfusards.

Biographie

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Henri Michelin est docteur en droit et avocat[1]. En 1881-1882 il est adjoint au maire, puis maire du 7e arrondissement de Paris. Ultérieurement il devient président du conseil municipal de Paris (en 1884) et député boulangiste de la Seine (1885-1889 et 1893-1898), il bat alors le radical Stephen Pichon, ami de Clemenceau).

Antisémite[2], il compte parmi les boulangistes députés du « groupe ouvrier » de 1885. Il est aussi franc-maçon[3],[4]. En 1887, il dépose un projet de loi ayant pour objet de naturaliser de manière automatique tous les Algériens musulmans sans qu’ils perdent leur statut personnel musulman[5]. Ce projet de loi a pour but d’agrandir l’Armée française face à l’Allemagne mais il échoue à le faire adopter notamment en raison de l’opposition des colons européens.

Par la suite, il fut membre du comité de direction de la Ligue des patriotes de Paul Déroulède[6],[7],[8]. En 1897, il dépose une proposition de loi visant à faire participer aux bénéfices les ouvriers et les employés, afin de ne pas se contenter de reconnaître des égaux, mais aussi d'en faire (exposé des motifs)[réf. souhaitée].

Notes et références

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  1. ↑ Ad. Bitard, Dictionnaire général de biographie contemporaine française et étrangère, Paris, A. Lévy et Cie, , 525 p., p. 388
  2. ↑ Laurent Joly (2007), « Antisémites et antisémitisme à la Chambre des députés sous la IIIe République », Revue d’histoire moderne et contemporaine, no 54-3, mars 2007, p. 63-90.
  3. ↑ Fonds Bossu - Michel-Mille (lire en ligne)
  4. ↑ Fonds Bossu - Michel-Mille (lire en ligne)
  5. ↑ Joseph Lagrosillière, « Rapport sur le statut des Musulmans en Algérie » Accès libre, sur Gallica,
  6. ↑ Dick de Lonlay, « A nos amis Russes et Français », Le Drapeau,‎ , page 2 (lire en ligne)
  7. ↑ Henri Michelin, « Deux lettres- Une lettre de M.Michelin », Le Soir,‎ , page 1 (lire en ligne)
  8. ↑ « Le comité directeur de la Ligue dite des patriotes », Le Siècle,‎ , page 4 (lire en ligne)

Bibliographie

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Liens externes

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