Henri Neveu

professeur de mathématiques

Henri Neveu, né le 21 janvier 1860 à Paris et mort le 2 août 1894 dans la même ville, est un journaliste, militant blanquiste et homme politique français.

Informations essentielles

Biographie

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Né en février 1860 à Paris, Henri Neveu est, dès la fin de la décennie 1880, rédacteur à L'Intransigeant, dans lequel il traite des questions ouvrières, et milite en parallèle au Comité révolutionnaire central (CRC)[1], organisation dont il est le secrétaire.

Partisan du boulangisme et soutien de la candidature d'Henri Rochefort, il publie en août 1889 une lettre dans L'Intransigeant dans laquelle il annonce sa démission du CRC  :

« Ne pouvant admettre que des révolutionnaires fassent, au détriment d'un proscrit dont la vie a été une longue lutte contre tous les oppresseurs, le jeu des cadettistes, même inconsciemment, je vous prie de recevoir ma double démission de secrétaire et de membre […] J'estime que la candidature du citoyen Rochefort qui, après avoir renversé l'Empire, est entrain d'anéantir le ferrysme, doit être soutenue par tous les révolutionnaires du vingtième arrondissement qui n'auront jamais une aussi belle occasion de prouver leur désintéressement. »[2]

Il rejoint par la suite le Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR), dont il devient le secrétaire, et adhère à la Ligue intransigeante socialiste et à la Jeunesse blanquiste[1] en 1891. Collaborateur du Blanquiste, il s'en prend dans un article à Rothschild et la « bande de juifs allemands qui nous gouvernent »[3].

Lors d'une réunion socialiste révisionniste dans le 18ème arrondissement, le 23 juin 1892, il tient des propos anticléricaux et antisémites[1]. En octobre de la même année, il déclare qu'on « ne peut compter que sur la Révolution pour se débarrasser de la classe capitaliste, juive et chrétienne »[4] ; en septembre 1893, il attaque dans un article les « juifs allemands » Victor et Valentin Simond, directeurs du Radical[5].

En 1893, il est candidat de la Ligue intransigeante socialiste aux élections municipales dans le quartier de Clignancourt[6]. Le 1er mai 1894, il publie un numéro unique du journal Le Trois-Huit : organe officiel de la commission d'organisation de la manifestation internationale du Premier Mai[7]. Il meurt le 2 août 1894, à l'âge de 34 ans, d'une maladie de la poitrine ; il venait le 26 février de la même année de perdre sa fille (morte d'une méningite).

Notes et références

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  1. 1 2 3 Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Honoré Champion, , p. 305
  2. ↑ Henri Neveu, « Lettre », L'Intransigeant,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  3. ↑ Henri Neveu, « Ni impôt ni emprunt », Le Blanquiste,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  4. ↑ « A Carmeaux », L'Intransigeant,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  5. ↑ Henri Neveu, Les socialistes, L'Intransigeant, (lire en ligne), p. 2
  6. ↑ « NEVEU, Henri », sur Maitron
  7. ↑ Marc Crapez, La Gauche réactionnaire : Mythe de la plèbe et de la race dans le sillage des Lumières, Septentrion, , p. 221

Bibliographie

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  • Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Honoré Champion, 2005, p.305.
  • Marc Crapez, La Gauche réactionnaire : Mythe de la plèbe et de la race dans le sillage des Lumières, Septentrion, 1999.
  • Michel Offerlé, Les socialistes et Paris, 1881-1900. Des communards aux conseillers municipaux, thèse de doctorat d'État en science politique, Paris 1, 1979.

Liens externes

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