Henri Poupart-Lafarge

ingénieur et homme d'affaires français

Henri Poupart-Lafarge, né le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un dirigeant d'entreprise français et ancien PDG d'Alstom, poste qu'il occupe du au [1].

Henri Poupart-Lafarge
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Fonction
Président-directeur général
Alstom
depuis le
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (57 ans)
NancyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Olivier Poupart-Lafarge (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Marguerite Poupart-Lafarge (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Biographie

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Famille

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Henri Poupart-Lafarge appartient à une famille originaire de Nantes et d'Angers. Son grand-père Henri-Olivier Poupart (1904-1975), polytechnicien et docteur en droit, était professeur à l'université catholique d'Angers ; il épouse Édith Lafarge et la famille prend le nom de Poupart-Lafarge. L'un de ses enfants, Olivier, père d'Henri, a été le numéro deux de Bouygues jusqu'en 2008. Le frère aîné d'Henri, Arnaud, est le PDG de Galliance (pôle volaille du groupe Terrena) depuis 2020[2],[3].

Formation

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Henri Poupart-Lafarge est ancien élève du lycée privé Sainte-Geneviève, de l’École polytechnique, de l’École nationale des ponts et chaussées, et diplômé du Massachusetts Institute of Technology (MIT)[4],[5].

Carrière

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Il commence sa carrière en 1992 à la Banque mondiale à Washington, avant de rejoindre le ministère de l'Économie et des Finances en 1994. Henri Poupart-Lafarge a rejoint Alstom en 1998, en tant que responsable des Relations investisseurs et chargé du contrôle de gestion. Il prend en 2000 la direction financière du secteur Transmission et distribution, cédée en 2004. Directeur financier du groupe Alstom de 2004 à 2010, il occupe le poste de président du secteur Grid d'Alstom de 2010 à 2011, puis de président du secteur Transport d'Alstom du jusqu'à sa nomination en tant que président-directeur général le [6].

Fin 2019, il fait partie des noms que cite la presse pour la direction générale de Renault[7].

Le , sous sa direction, l'entreprise Alstom connaît la plus importante chute boursière au CAC 40 depuis 1998[8]. Le conseil d'administration d'Alstom propose la candidature de Philippe Petitcolin, ancien directeur général de Safran, au vote de l'assemblée générale de 2024 pour devenir son président, en remplacement d'Henri Poupart-Lafarge qui ne conserve plus que son poste de directeur général[9]. Le , le conseil d'administration annonce son remplacement au poste de directeur général par Martin Sion à partir du [10] et il se voit refusé par l'assemblée générale des actionnaires une prime de départ de 1,3 millions d'euros étant donné son bilan négatif[11].

Distinctions

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Notes et références

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  1. « Martin Sion prend la direction générale d'Alstom et succède à Henri Poupart-Lafarge », sur BFM BUSINESS, (consulté le )
  2. « La famille Poupart-Lafarge, incubateur de PDG », Le Monde, 26 janvier 2016.
  3. « Arnaud Poupart-Lafarge, un polytechnicien au champ », sur Les Echos, (consulté le )
  4. « Association des anciens élèves de l'École Polytechnique », sur polytechniciens.com (consulté le ).
  5. « Henri Poupart-Lafarge », sur polytechnique.org (consulté le ).
  6. « Gouvernance », sur Alstom (consulté le ).
  7. « Alstom : le PDG pourrait partir chez Renault, que faut-il en penser ? », Le Revenu, 6 décembre 2019.
  8. « Cac 40 : Le plongeon en bourse d'Alstom de 37,58 %, une baisse record pour une action du CAC 40 ? », BFM Bourse, (consulté le ).
  9. « Pour redresser la barre, Alstom fait appel à l'ancien patron de Safran, Philippe Petitcolin », sur La Tribune, 2023-11-15cet13:57:00+0100 (consulté le ).
  10. « Martin Sion quittera la présidence d’ArianeGroup pour diriger Alstom en avril », sur Le Figaro, (consulté le )
  11. « Les actionnaires d'Alstom refusent de verser sa prime de départ de 1,3 million d'euros à l'ancien directeur général », sur BFM BUSINESS, (consulté le )
  12. « Décret du 18 avril 2014 portant promotion et nomination »

Bibliographie

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  • Sabine Delanglade, « Henri Poupart-Lafarge, un PDG résistant », Les Échos, (en ligne).